“Macron, Pologne, islamogauchisme, Kobili Traoré : qui est fou ?”

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French lawyer Gilles-William Goldnadel poses at his office on February 10, 2015 in Paris. AFP PHOTO / JOEL SAGET / AFP PHOTO / JOEL SAGET

“Macron, Pologne, islamogauchisme… qui est fou ?”

Par Gilles-Willliam Goldnadel

Source : Valeurs Actuelles /Le Figaro

C’est fou, notre petit Jupiter préfère réserver ses foudres à la Pologne catholique et démocratique plutôt qu’à la Turquie islamiste et radicale. Méchants polonais qui ont souffert à la fois du nazisme et du communisme et qui ne veulent pas à présent pâtir de l’islamisme. Il est vrai qu’il est plus facile de broyer la main de la ministre des affaires étrangères polonaise que celle du sultan ottoman.

Le pape François prêche à présent l’accueil pour tous, clandestins compris. Lundi dernier , il prétendait même faire passer la sécurité nationale des Européens après celle de l’Autre. Il veut donc prendre à César ce qui appartient à César. C’est fou, voilà le chef des catholiques devenu post chrétien.

Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine, insoumise à tout sauf à l’islamo-gauchisme, se vantait vendredi sur Twitter d’être intervenue auprès du Président de la République pour que la France demande la libération immédiate de Salah Hamouri, détenu actuellement par les autorités israéliennes.

La députée interventionniste qui rappelle fièrement que l’intéressé a été fait, s’il vous plaît, “Citoyen d’Honneur de Gennevilliers” omet simplement un petit détail, un rien, une paille: Salah Hamouri a été condamné par la justice israélienne, après avoir reconnu les faits, pour avoir tenté d’assassiner un rabbin. C’est fou non ?

Pendant que je suis en Israël, j’en profite pour vous révéler ce que les autorités d’occultation hexagonales ne vous ont pas dit : que les autorités palestiniennes refusent la demande américaine d’arrêter leurs versements indemnitaires aux familles des terroristes emprisonnés ou tués. Cette année leur fonds d’indemnisation a distribué 345 millions de dollars en utilisant la moitié des 693 millions de dollars que l’Autorité Palestinienne a reçue principalement de l’Europe. Pour le dire autrement les pays européens financent l’indemnisation des terroristes islamistes. C’est fou non ?

Une tendance lourde du personnel médiatique et politique occidental des dernières années est de psychiatriser le terrorisme islamique. Une sorte d’a priori immédiat lui fait obligation de considérer comme fou tout individu d’origine islamique s’en prenant violemment à des Occidentaux.

C’est ainsi par exemple que le 18 août 2017 sur RTL, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb souhaitait «mobiliser les hôpitaux psychiatriques pour identifier les individus radicalisés en expliquant qu’il travaillait en collaboration avec la ministre de la santé aux fins de repérer l’ensemble de ces profils qui demain peuvent passer à l’acte».

Pour un peu, le ministre déclarerait les sinistres à la Sécurité Sociale. Je rappelle également que l’assassin qui défenestrait en avril 2017 Sarah Halimi (dont j’assiste la famille) après l’avoir torturée a été immédiatement placé d’autorité dans un établissement psychiatrique sans passer par la case prison.

Je soutiens que c’est cette obligation de nature morale et d’origine inconsciente d’évoquer la démence qui est socialement, politiquement et psychologiquement folle.

Bien entendu que ce genre d’individu violent et souvent suicidaire n’est pas un modèle d’équilibre.

Bien entendu encore que cette boule de ressentiment haineux anti-occidental, antisémite, antichrétien, confectionnée au demeurant depuis cinquante ans largement par des Occidentaux chrétiens et parfois juifs est de nature collectivement névrotique, mais fort heureusement on ne range pas les névrosés parmi les fous et on ne les place pas dans les établissements psychiatriques dont on ne saurait au demeurant que faire.

La plupart des psychiatres et spécialistes du terrorisme islamiste ne croient pas du tout à l’efficacité de la proposition du ministre de l’intérieur: «chercher à expliquer la radicalisation par la psychiatrie, c’est être à côté de la plaque, c’est ridicule d’en être encore là» critique le spécialiste de la question terroriste Romain Caillet (rtl.fr).

Tout comme Jacques Raillane, connu aussi sous le pseudonyme d’Abou Djaffar qui juge cette idée «débile voire absurde»: «deux ans après le Bataclan, on pensait avoir dépassé ce stade du n’importe quoi» indique-t-il encore.

Comme le rappelle Raphaël Gaillard, professeur en psychiatrie à Sainte-Anne et expert à la cour d’appel de Paris: «la grande majorité des terroristes n’ont aucun rapport avec la psychiatrie».

Mais comme l’indique toujours Romain Caillet, voir la question à travers le prisme de la psychiatrie «évite de se poser les questions dérangeantes».

Je m’en vais donc à présent indiquer ce qui dérange secrètement le ministre, une grande partie du corps médiatique et politique occidental

J’affirme en effet que cette tendance médiatique ou politique à la psychiatrisation est de nature idéologique et tout aussi suicidaire. Elle signifie en creux, qu’un terroriste musulman ne peut pas être mauvais et donc qu’il ne peut être que fou. On comparera avec l’attitude médiatique adoptée dans l’affaire du terroriste norvégien Breivik – lui non plus en rien un modèle d’équilibre mental-et dans laquelle une partie de la presse, dont Le Monde, loin d’en faire un cas psychiatrique irrationnel, dressa des listes nominatives d’intellectuels responsables de son geste politique réfléchi…

J’affirme également que cette tendance signifie toujours en creux la répugnance à infliger une sanction judiciaire répressive à un être à qui on voudrait enlever toute responsabilité individuelle.

Sans doute en raison de l’incapacité à pouvoir le sanctionner légitimement, en vertu du complexe de culpabilité de l’être occidental, se jugeant responsable éternel de son mal-être existentiel.

J’affirme enfin que dans le creux de l’inconscient médiatique ou politique de cette propension à l’excuse psychiatrique, se dissimule aussi l’irrésolution à se défendre physiquement avec des armes létales et préférer l’usage de la déradicalisation pour rire ou des tranquillisants pour dormir.

Il ne faut pas sortir de Sainte-Anne ni de Saint-Cyr pour comprendre ce qui se trame inconsciemment à l’intérieur de cette idéologie médiatique ou politique qui a lourdement tendance depuis plusieurs années à psychiatriser tout islamique violent :

1: Un musulman violent ne peut pas être méchant, donc il est forcément fou et irresponsable pénalement.

2 : Nous ne sommes pas légitimes à le punir, car nous sommes foncièrement responsables de son mal-être.

3 : Tout plutôt que nous défendre les armes à la main. Mieux vaut recourir à l’escroquerie intellectuelle et financière de la déradicalisation ou aux tranquillisants.

Qui est fou, sinon la société occidentale devenue masochiste ?

Macron a raison, il vaut mieux s’en prendre à la Pologne.

1 COMMENT

  1. Pour éviter de perdre de l’argent pourquoi ne pas mettre des psychiatres a leurs frontières et trier les gens qui sont fous et les gens normaux ça fera tous de suite lâ sélection , mais le malheur c’est que 99,99 sont fou alors dans tous ça c’est qu’il ne restera plus grand monde a l’arrivé là c’est embêtant , non non cherchant une notre solution càr celle çi n’est pas bonne .

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