Alors que tous les regards sont fixés sur la bataille d’Alep, on craint que les forces soutenues par l’Iran ne puissent faire des gains significatifs dans les zones proches des frontières israélienne et jordanienne, a déclaré à Breitbart Jérusalem un responsable du renseignement arabe.

Cette source a affirmé que les pays du Moyen-Orient suivent avec beaucoup d’inquiétude les progrès réalisés par l’armée syrienne, soutenue par les troupes iraniennes et par le Hezbollah, dans la banlieue sud de Damas, Khan Alshih.

Il y a quelques semaines, l’armée syrienne a imposé un siège à la ville, et mercredi un accord a été signé entre les rebelles et les miliciens d’opposition par lequel les premiers déménageront à la ville d’Idleb, près de la frontière turque qu’ils contrôlent.

En effet, les forces du régime et leurs alliés ont pris le contrôle d’une route stratégique menant de Damas à Quneitra, près de la frontière israélienne, et de Daraa, près de la frontière jordanienne.

L’officier de renseignement a déclaré que le régime serait maintenant en mesure d’aider son contingent dans le sud-ouest, « mais plus important, il ouvrira la porte aux unités iraniennes et aux combattants du Hezbollah qui pourront se déplacer librement vers Israël et la Jordanie. »

Il a affirmé que l’on s’attendait à une sérieuse riposte djihadiste, « mais si un scénario de style Alep se déroule ici, la présence des forces iraniennes près des frontières israélienne et jordanienne n’est pas impossible ».

Selon la source, l’Iran a essayé d’établir des avant-postes le long de la zone frontalière, en particulier avec Israël, et les nouvelles conditions rendront cet objectif beaucoup plus facilement réalisable.

« Il faudrait que les renseignements israéliens et jordaniens donnent de nouvelles réponses », a-t-il déclaré. « Les deux pays ont récemment renforcé leur coopération sur toutes les questions liées à l’intelligence, et maintenant, il est prévu d’atteindre de nouveaux sommets. »

Il a dit que la surveillance du Hezbollah et des mouvements iraniens serait plus difficile que de surveiller les organisations locales du djihad. Il a déclaré que la salle des opérations dirigée par les Américains en Jordanie, à laquelle participent d’autres pays arabes, a pris note du développement « inquiétant » au sud-ouest de la capitale syrienne.

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