Dans notre précédent article nous avons présenté le rôle joué par les juifs dans l’indépendance des États-Unis, le 4 juillet 1776.

Comment ont évolué les relations entre les deux Etats USA-Israël depuis 1945?

Contexte historique de 1917-1948

En 1917, le président américain Woodrow Wilson souscrit à la Déclaration Balfour, qui exprimait le soutien de la Grande-Bretagne à la création d’un foyer national pour le peuple juif en Palestine, mais ne fait quasiment rien pour la réalisation de ce projet .


L’implication américaine la plus significative à cette période – une commission d’enquête envoyée dans la région en 1919 par la Conférence de Paris sous la direction des Américains Henry Churchill King et Charles Crane aboutit à la conclusion que la population locale s’opposerait à une occupation sioniste durable, allant jusqu’à donner un avis défavorable à la création d’un État juif indépendant.

A partir de 1940, les Etats-Unis limitèrent encore davantage l’immigration en ordonnant aux consuls américains, en poste à l’étranger, de retarder l’approbation des visas pour des raisons de sécurité nationale.

Pendant la Shoah, la presse américaine ne publia pas toujours les rapports relatant les atrocités nazies en totalité ou en premières pages.

Ainsi le New York Times, le principal quotidien du pays, minimisait généralement les assassinats des Juifs dans son traitement de l’information.

Pourtant la presse américaine avait rapporté dès 1933 les violences à l’égard des Juifs en Allemagne.

Les bases des relations entre les USA et Israël

La communauté juive aux USA, la plus importante du monde,  s’active à rassembler des fonds et des renseignements pour créer le pays.

Le couple a connu une évolution liée aux événements internationaux et régionaux : les États-Unis ont commencé à s’intéresser au Moyen-Orient durant l’entre-deux-guerres, découvrant l’importance stratégique de cette région riche en gisements de pétrole.

Le gouvernement américain a été le premier à reconnaître, dès le printemps 1948, le jeune État.

Mais cette reconnaissance n’obéissait pas à des considérations stratégiques. Les années soixante ont été déterminantes dans le réchauffement de ces relations bilatérales

Dans la politique américaine des alliances au Moyen-Orient, les Américains se voient dans l’obligation de concilier des bonnes relations avec le monde arabe et une alliance avec Israël.

Les points de convergence

Les aspects stratégiques ne sont pas suffisants pour comprendre la puissance relationnelle entre les deux pays, plusieurs aspects tenant à la morale et au spirituel doivent être pris en compte.

Israël est traditionnellement perçu par les Américains tantôt comme une démocratie pluraliste pacifiée tantôt comme un petit pays fort et déterminé au sein d’un Moyen-Orient chaotique. Les États-Unis sont perçus par les Israéliens comme un modèle politique et un partenaire indéfectible.

Les Américains sont un peuple hautement religieux et cette dimension constitue de façon certaine l’une des clefs pour parvenir à comprendre la relation qui lie les deux pays. Le retour prophétisé du peuple hébreu sur la Terre Sainte est présent dans l’inconscient collectif. Ainsi que la notion de Terre Promise.

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De plus, l’histoire de la construction d’Israël interpelle les Américains sur leur identité commune qui est l’histoire de l’enracinement d’un peuple issu de plusieurs pays distincts sur un territoire nouveau.

Le melting-pot est un des fondements des deux nations. Pas moins de 3 millions d’immigrants sont entrés en Israël depuis 60 ans. Comme aux États-Unis le rêve israélien consiste à croire que tout est possible pour tout individu. La victoire de Barack Obama à la course à la Maison-Blanche s’inscrit dans ce cadre.

A une autre échelle, la conscience de la Shoah est de plus en plus marquée et traverse les générations par un intérêt grandissant pour les musées de l’Holocauste, alimenté par des films hollywoodiens et la littérature. En Israël, la Shoah est inscrite dans certains lieux de mémoire comme Yad Vashem, le Mémorial de la Shoah.

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 Le Mémorial des enfants ( Yad Vashem)

De nos jours, l’engagement de tout président américain envers la sécurité israélienne est intense. Son attachement repose sur la croyance qu’Israël est un partenaire indispensable, tout en se basant sur une lecture personnelle de l’histoire biblique et de l’eschatologie protestante, ainsi que sur des raisons de politique interne.

Ces préoccupations rassemblent la vision démocrate et républicaine du problème. En effet, depuis la création d’Israël en 1948, les administrations démocrates ont pour caractéristique de favoriser ce pays pour des raisons d’identification à la démocratie israélienne, mais aussi pour le penchant politique d’Israël vers le socialisme ainsi que la sympathie pour les rescapés de l’Holocauste.

Les relations de 1948 à 1960

Le président Truman, dans le contexte de la Guerre Froide,  reconnait Israël le jour même de sa création, aussi bien pour des raisons électorales que personnelles malgré une opposition d’une partie du Département d’État.

L’AIPAC ( American Israel Public affairs Committee), premier lobby pro-israélien naît en 1951, trois ans après la naissance d’Israël. Il est à l’origine appelé Comité Sioniste Américain pour les Affaires Publiques. Contrairement à ce qui prévaut en France, le lobbyisme est aux États-Unis institutionnalisé.

En 1956, le président égyptien Nasser nationalise le Canal de Suez ce qui déclenche la crise de Suez. Le conseil de sécurité de l’ONU appelle Israël à se retirer, ce qu’Israël fait.

  Eisenhower appelle à un retrait complet du Sinaï, sous peine de sanctions, ce qu’Israël accepte.

Les relations entre les deux états dans les années soixante

En 1960, Kennedy, alors candidat à la présidentielle américaine prononce un discours devant la convention américaine sioniste.

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Porté au pouvoir, les renseignements américains apprennent à l’administration Kennedy qu’Israël est, avec le soutien de la France, en train de mettre en place un projet nucléaire à Dimona dans le désert du Néguev.

L’administration Kennedy y est opposée et cherche à rassurer Israël sur sa sécurité pour l’empêcher de développer un arsenal nucléaire, en vain. Kennedy met en place des accords militaires et étend les embargos sur les armes que les administrations Eisenhower et Truman ont mis en place.

David Ben Gourion, le premier ministre Israélien, assure aux États-Unis qu’Israël ne cherche pas à se doter de l’arme nucléaire .
En 1961, des accords sont mis en place pour assurer des inspections américaines. En visite aux États-Unis, Shimon Peres promet au président Kennedy que «Israël n’introduira pas d’armes nucléaires dans la région ».

Les suspicions sur le programme nucléaire israélien au sein de l’administration Kennedy deviennent avec le temps de plus en plus intense, et les États-Unis exigent des inspections annuelles.

À la suite de l’assassinat de Kennedy, l’administration de Lyndon Bay Johnson reste opposée au programme nucléaire Israélien26. Le président Johnson augmente l’aide à Israël.

En 1967 éclate la Guerre des Six Jours, Israël mène une guerre préventive contre l’Égypte, et la Jordanie. La Marine et l’Armée de l’air de Israël ouvrent le feu sur le USS Liberty, un navire de la NSA sous drapeau américain.

L’administration Johnson pense d’abord que c’est l’Union Soviétique. Israël affirme que c’est un accident regrettable, présente ses excuses et dédommage les victimes, l’affaire est par la suite officiellement close.

http://islammedia.free.fr/film/Guerre_six_jours/4.jpgLe 3ème jour de la guerre Moshé Dayan, au centre,
peut entrer dans la ville de Jérusalem réunifiée.

 

USA-Israël de Nixon à Carter : raison ou passion 

En 1969, le président Nixon passe un accord non écrit avec le premier ministre israélien, Golda Meir. Les États-Unis acceptent qu’Israël ne signe pas le traité de non prolifération nucléaire et ne réagiront pas aussi longtemps qu’Israël ne révèlera pas publiquement ses armes nucléaires au monde entier. Cet accord, resté secret jusqu’en 1991, sera suivi par tous les futurs dirigeants américains et israéliens.

En 1973, six ans après la victoire israélienne lors de la Guerre des Six-Jours,  éclate la guerre de Kippour.

Contre-attaque israélienne durant la Guerre de Kippour

Le gouvernement israélien est informé d’une attaque imminente par le Roi Hussein de Jordanie et aurait été informé par le propre gendre du président Nasser. Henry Kissinger, le secrétaire d’État américain, qui souhaite affaiblir Israël pour que les Israéliens soient plus prêts à négocier, prévient que si Israël attaque en premier de façon préventive, alors aucune aide ne viendrait des États-Unis.

Israël est durement touché et le ministre de la défense Moshé Dayan, persuadé que la survie d’Israël est en jeu, demande au premier ministre l’autorisation d’engager les préparatifs pour une « démonstration » de la capacité nucléaire d’Israël.

Henry Kissinger explique que bien que juif lui-même, il n’allait pas en tant que chef de la diplomatie américaine trahir les propres intérêts des États-Unis. Les organisations juives  du monde entier lui reprocheront d’être un traitre ou un juif antisémite.

La diplomatie américaine est dirigée durant les années 1970 par Henry Kissinger.  C’est la diplomatie « des petits pas », qui conduit le secrétaire d’État à privilégier les contacts bilatéraux, et à multiplier les « va-et-vient » entre les capitales du monde arabe et Jérusalem.

Le projet américain est de sécuriser l’environnement géopolitique et stratégique d’Israël. Le problème comprend deux paramètres : les États arabes, unis et toujours hostiles à l’existence de l’État hébreu, et le peuple palestinien, sans État, représenté par la jeune Organisation de libération de la Palestine (OLP) de Yasser Arafat.

Sur le dossier palestinien, la diplomatie américaine va échouer. La conférence de Genève d’octobre 1977 a montré l’intransigeance des deux parties qui refusent de se reconnaître mutuellement, malgré les efforts conjugués des Américains (convaincus que cette question est désormais une donnée incontournable de la résolution du conflit régional) et des Soviétiques (associés à ce dossier grâce à leur implication en Syrie et en Égypte).

En revanche, la diplomatie américaine parvient à fissurer le « front arabe du refus » en dissociant l’Égypte de l’alliance anti-juive, et en l’amenant à conclure un traité de paix et de reconnaissance mutuelle avec Israël.

Ce seront d’abord les accords du Sinaï I et II, en mars et septembre 1975, qui marquent le succès de la « diplomatie Kissinger », puis quatre ans plus tard, sous l’Administration Carter, ceux de Camp David signés en mars 1979 qui fixent « le cadre de paix au Proche-Orient » et posent le principe de la « pleine autonomie de la Cisjordanie et de la bande de Gaza ».

Ces accords, dont la conclusion est permise par le « retournement diplomatique » du président égyptien Anouar al-Sadate, consacrent le succès de la « doctrine Carter », qui s’inscrit en opposition à celle définie par Kissinger dans la mesure où elle propose une approche globale des questions diplomatiques.

Même si à moyen terme l’objectif des stratèges de la Maison-Blanche n’est pas atteint (l’Égypte ne parvient pas à entraîner dans son sillage les autres nations arabes en créant une dynamique de paix autour d’Israël), l’essentiel est acquis pour Washington : sécuriser la frontière sud de l’État hébreu et conforter son influence dans la région.

Ce traité ouvre également la voie à une redéfinition de la place stratégique d’Israël dans la politique américaine au Moyen-Orient.

Le contexte géostratégique de la région est brutalement bouleversé en 1979 par deux événements majeurs : la révolution iranienne conduite par l’ayatollah Khomeyni et l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Les Américains perdent en peu de temps deux positions stratégiques essentielles.

Où en est le duo dans les années 1980 ?

Ronald Reagan est le premier candidat à l’élection présidentielle à faire obtenir moins de 50 % du vote juif que son opposant démocrate.

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Le slogan du candidat républicain est America again

Certains conseillers partisans d’Israël ont exprimé tôt leur inquiétude à Ronald Reagan de difficultés potentielles dans les relations américaines-israéliennes à cause de certain nommés liés à des associations ou milieux d’affaires proarabes (par exemple, les Secrétaires Caspar Weinberger et George P. Shultz étaient des officiers dans la Société Bechtel, qui a eu des liens forts avec le lobby arabe aux États-Unis.)

Cependant, le rapport personnel du Président Reagan pour Israël et la compatibilité entre l’Israélien et des perspectives de Reagan sur le terrorisme, la coopération de sécurité et la menace soviétique, ont mené au renforcement considérable dans des relations bilatérales.

Pendant sa présidence, Reagan reçoit des lettres du lobby sioniste AIPAC qui demande une aide de plus en plus forte pour Israël. En 1981, Weinberger et le ministre de la Défense israélien Ariel Sharon ont signé l’Accord de Coopération Stratégique.

Les relations se tendent quand Israël a effectué une attaque aérienne sur le réacteur nucléaire Osirak à Bagdad (1981).

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Reagan a suspendu une expédition d’avion militaire en Israël et a durement critiqué l’action. Les relations ont été difficiles pendant la Guerre du Liban 1982, quand les États-Unis ont menacé de prendre des sanction pour arrêter le siège israélien de Beyrouth contre l’OLP qui mène une stratégie terroriste et se sert de boucliers humains .

Les EU ont rappelé à Israël que les armes fournies par les EU devaient être utilisées pour des buts défensifs seulement et les expéditions suspendues de munitions de groupe en Israël.

Pendant la guerre civile libanaise, l’ambassadeur des États-Unis au Moyen-Orient, Morris Draper exige un retrait israélien.

 

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Le premier ministre israélien Menahem Begin affirme qu’Israël maintient l’ordre à Beyrouth et le ministre de la défense Ariel Sharon répond qu’ils luttent contre la terreur :
« Que vous l’ayez pensé ou pas… Quand l’existence et la sécurité sont en jeu, tout est de notre responsabilité, on ne laissera jamais personne d’autre décider pour nous. (…) M. Draper, vous craignez d’être soupçonné d’être de mèche avec nous ? Niez-le et on le niera »

Dans ses mémoires, le secrétaire d’État américain Shultz affirme :
« Les Israéliens ont dit qu’ils entraient dans Beyrouth (…) pour éviter un bain de sang, il s’avère qu’ils l’ont facilité et peut-être même suscité, (…) le résultat brutal aura été que nous sommes partiellement responsables ».

Malgré la critique de certaines actions israéliennes, les États-Unis ont mis un veto à une résolution de Conseil de Sécurité des Nations Unies Soviétique-proposée pour imposer un embargo sur les armes à Israël.

En novembre 1983, les deux pays ont formé un Groupe Militaire Politique Commun, qui respecte deux fois par an, mettre en œuvre la plupart des dispositions (fournitures) de cet accord.

Des exercices militaires communs aériens et de mer ont commencé en juin 1984 et les États-Unis ont construit deux Réserve de Guerre Approvisionnent des installations en Israël pour stocker l’équipement militaire.

Bien que destiné aux forces américaines dans le Moyen-Orient, l’équipement peut être transféré à l’utilisation israélienne si nécessaire.

Pendant le second mandat de Reagan les liens américano-israéliens sont renforcés. Israël « l’allié non-de-l’OTAN majeur », en 1989, reçoit le statut donnant a accès aux systèmes d’armes étendus et des occasions d’offrir sur des contrats de défense américains.

Les États-Unis ont maintenu(entretenu) des subventions en Israël à 3 milliards de $ annuellement et ont mis en œuvre un accord de libre-échange en 1985.

En 1985 Israël et les États-Unis négocient un accord de libre-échange. L’accord est opposé par de nombreuses multinationales américaines. Plusieurs groupes d’affaires américains ainsi que des multinationales comme Monsanto affrontent l’ambassade d’Israël et le lobby américano-israélien AIPAC qui réussissent faire voter l’accord.

 

Des manifestants israéliens portent des pancartes demandant la libération de Jonathan Pollard à Jérusalem en 2005. (KEVIN FRAYER/AP/SIPA)Des manifestants israéliens portent des pancartes demandant la libération de Jonathan Pollard à Jérusalem en 2005. (KEVIN FRAYER/AP/SIPA)

En 1985, le FBI interroge un analyste militaire américain, Jonathan Pollard qui se trouve être un espion israélien.

Quelques jours plus tard, il tente de fuir avec son épouse, pénètre de force dans l’ambassade israélienne de Washington en réclamant l’asile politique, qui leur sera refusé, les gardes de l’ambassade le refoulant. Ils sont subséquemment appréhendés par le FBI.

Inculpé pour « transfert d’informations classifiées à un pays allié, sans intention de nuire aux États-Unis », il plaide coupable à l’accusation d’espionnage le 4 juin 1986, et se défend en affirmant qu’il voulait simplement contribuer à protéger Israël.

Le secrétaire de la Défense Caspar Weinberger écrit un mémo confidentiel au juge ou il affirme que c’est « une des plus graves affaires d’espionnage de toute l’histoire des États-Unis ». Jonathan Pollard est condamné à la prison à vie le 4 mars 1987.
Le fait que Pollard ait pu fournir des documents secrets auxquels son niveau d’officier ne pouvait lui permettre d’accéder laisse penser qu’une taupe d’un niveau hiérarchique bien supérieur ait pu l’aider. L’affaire Jonathan Pollard commence.

Jonathan Pollard est considéré par beaucoup en Israël, et aussi par la communauté juive américaine, comme un héros national.

Les partisans de sa libération font valoir que sa condamnation était d’une sévérité disproportionnée. Ils estiment également, en reprenant les explications de Jonathan Pollard, que l’espion agissait par fidélité à Israël et non pas pour nuire aux Etats-Unis.

Selon eux, les documents qu’il a remis à Israël portaient sur les pays arabes et l’Union soviétique et non pas sur les « méthodes » des agences de renseignement américaines.

Les Israéliens ont réclamé inlassablement la libération de Jonathan Pollard depuis son emprisonnement en 1985. L’espion avait déjà failli servir de monnaie d’échange à plusieurs reprises.
Dès février 1988, un an après sa condamnation à la prison à perpétuité le 4 mars 1987, la presse américaine évoquait déjà un projet d’échange impliquant Washington, Israël et Moscou.

En octobre 1998, Benjamin Netanyahou, qui effectuait alors son premier mandat de Premier ministre, avait pris le risque de faire capoter la signature des accords israélo-palestiniens de Wye Plantation.

Il avait exigé au dernier moment la libération de l’espion mais le chef de la CIA Georges Tenet avait en réponse menacé de démissionner. Le président américain Bill Clinton avait alors promis de revoir le dossier.
À l’automne 2010, le sujet était revenu sur la table, rapporte « Le Monde ».

« En échange de la poursuite du gel israélien de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés, Washington aurait pu envisager la libération de Pollard, en plus de la livraison d’une vingtaine de chasseurs furtifs F35 », explique le quotidien du soir.

Adaptation par JG

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