Les Khmers Rouges de l’UJFP, caution masochiste ou « malgré nous » de l’antisionisme

 

« L’école décoloniale » s’est invitée, dimanche 2 février, au Bar « La Colonie » (car elle ne manque ni d’humour ni de sens dialectique ou paradoxal), juste en face du Centre Communautaire Juif de Paris, Rue la Fayette (10è arr.). Ce double-choix devait faire la démonstration qu’on a à cœur de traiter la fameuse « Question Juive », de l’horrible antisémite Karl Marx, le retourné contre D. et ses origines, dans les rangs du gauchisme le plus radical.

Quelques indépendants ont donc décidé de se joindre à la fête, pour prendre le pouls de cet étrange groupe composite… La démarche n’avait rien de tapageuse, juste venir observer et montrer que les Juifs, les vrais ceux-là, ne sont pas là comme simples figurants ou qu’on parle de leur « Question » à la troisième personne. Ce sont des acteurs au sens plein, des deux derniers siècles, que les marxistes en retard de quelques guerres, le reconnaissent ou pas.

 

Mettre Israël au sommet du Suprématisme blanc ou du « fascisme post-Nazi », la communauté juive, en tant que minorité-pilier de « l’Etat Français colonial », chargé de réprimer les Arabes musulmans et les Noirs (de toute confession) :

telle est la vocation dernière de « lIntersectionnalité » ou convergence des luttes, dans laquelle la très masochiste Union des Juifs pour la Paix sert de pivot, en se retrouvant à la fois « otage participante » et caution intellectuelle », justifiant les pires recours et les pires excès dans la négation de « l’Autre », notamment dans la formule : Boycott Désinvestissement Sanctions : car « si moi Juif j’appelle à boycotter Israël et les Juifs ayant un tant soit peu d’amour propre, alors que doit-il en être de tous ces pauvres peuples et causes  « zopprimé.e.s« ?

L’essentiel des participants sont forcément recrutés pour leur patronyme à consonance israélite, mais ce sont des enveloppes vides qui n’ont plus de Juif que l’apparence. Ils entament, à tour de rôle, des exposés consistant à parvenir à une vision idéologique totalement déconnectée du réel, mais reposant sur ce jeu de rôle convaincant de composition, qui doit prouver aux autres, un peu sur le modèle de « l’auto-critique » communiste, en vogue dans les laogai – qui n’ont officiellement disparu en Chine qu’en 2013 -(chinois simplifié : 劳改 ; pinyin : láogăi ; abréviation de 劳动改造 láodòng gǎizào, « rééducation par le travail »), à quel point leur savoir intellectuel d’avant-garde leur a permis de s’extirper de la masse des autres Juifs non-éduqués ou à « l’état sauvage », aliénés par les services qu’ils rendent, à la fois, à « l’Etat Colonial Français », mais encore et surtout, au modèle d’entre les modèles de l’exploitation coloniale capitaliste : l »Etat honni d’Israël, grand allié, mais surtout essence même de la minorité ultra-dominante de l’entreprise capitalistique états-unienne, socle de l’oppression globaliste .

L’un des nœuds de l’argumentation des uns comme des autres, le symbolisateur nodal de la haine de ces prétendants à l’identité juive retournée au service de ses ennemis tourne autour de la dénonciation d’une oeuvre collective, jugée pour être le moment édificateur du « soit-disant antisémitisme en France » : « Les Territoires Perdus de la République », 2002, sous la direction d’Emmanuel Brenner (pseudo). L’Intifada des banlieues chauffe alors à plein et les jeunes Maghrébins des villes prennent les synagogues juives, les commerces juifs pour une colonne de tanks de Tsahal qu’il leur faudrait réduire en poussière. On parle alors de transposition ou d’importation d’un conflit qui se déroule à plus de 4.000 km de là. Mais, pour les décoloniaux, ce ne sont ni les jeunes arabes de banlieue, ni la propagande épouvantable de l’OLP et des médias français conjugués qui auraient la moindre « responsabilité » (terme réprouvé) dans ces faits, pourtant dûment établis, mais le système incitatif d’Etat, dont le but est d’entretenir le conflit colonial d’origine entre les minorités, de façon à la diviser pour mieux les juguler.

Pour nos intrépides pourfendeurs de République et d’Etat-Nation libre, la parution de cet ouvrage « Les territoires perdus », remettant en cause le découpage du territoire libanisé, comme échappant de plus en plus à la maîtrise (mais nos anarchistes anti-coloniaux diraient « contrôle »), aux autorités régaliennes- sonne, au contraire, le départ de la construction d’un discours « totalitaire » d’oppression des Noirs et des Arabes de banlieue, par le vecteur de la victimisation de la communauté juive.

Car il faudrait comprendre que les Juifs ne sont que victimes « collatérales » d’une révolte (« souhaitable », en soi « révolutionnaire »), à la fois, contre l’Etat français « colonial », naturellement oppresseur de toutes les minorités, plus particulièrement des ressortissants des ex-colonies d’Afrique et d’ailleurs, mais surtout contre le racisme de l’Etat Israélien, qui s’infiltre, via ses diasporas, dans le fonctionnement des machines d’Etats du monde entier.

De fait, la communauté juive, servant « d’indicateur » au sens plein, pour le système répressif des Etats, -implicitement inféodés à « l’axe américano-sioniste »- joue le rôle du « Kapo » à l’égard des autres minorités arabo-africaines, alors que celles-ci tendent à s’émanciper, voire à inverser totalement la tendance post-coloniale, en se libérant des anciens jougs ancestraux de la discrimination envers « les gens de couleur et du « monde arabe ». Il faudrait qu’à l’instar des soit-disant Juifs « décoloniaux », les autres Juifs se défassent doublement de leur appartenance ethno-religieuse et se solidarisent totalement avec les « authentiques persécutés-opprimés », à commencer, évidemment, par les parangons d’entre eux : les Pa-Les-Ti-Niens! Quand les abuseurs-violateurs coloniaux Sionistes reconnaîtront leur « erreur » de cherche r à renouer avec leur Terre ancestrale, pour vivre comme les autres, sous le joug des gentils terroristes, alors la Terre aura t-elle fait une révolution entière et elle pourra redevenir plate…

 

Répondez à ces joyeux convergeurs de lutte que l’Islam est le plus grand pratiquant d’appartheid religieux entre les sexes à travers le monde. On peut le démontrer en mentionnant le port forcé du voile, les mariages arrangés, la polygamie, la violence fondée sur l’honneur ou les crimes d’honneur au sein de la société palestinienne. Vous consterneriez vos interlocuteurs et une émeute risquerait d’éclater. Ce type de mouvement ou les féministes parmi eux n’en ont rien à faire de la Palestine, mais se préoccupent surtout de pouvoir diaboliser Israël.

Autre exemple de ces causes décoloniales : l’universitaire et féministe américaine Angela Davis, ancienne Black Panther et communiste, est une incitatrice anti-israélienne extrémiste. Elle fait partie de ceux qui ont comparé le meurtre d’un Noir- Américain par un policier blanc à Ferguson, Missouri, à des actions israéliennes, sans aucun lien avec Gaza.

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 D’autres mouvements égalitaristes se focalisent sur le droit des communautés LGBTQ. Dans ces cercles, les ennemis d’Israël accusent souvent Israël de pinkwashing (Blanchiment pro-cause homosexuelle). Cela signifie que le pays n’accorderait de droits égalitaires à la communauté des gays, que dans le seul et unique but pervers de détourner l’attention quant à sa discrimination envers les Palestiniens. Une énorme publicité a été faite au fait purement discriminatoire attestant que les organisateurs du défilé gay de Chicago en 2017 ont expulsé manu militari des marcheurs portant des drapeaux frappés de l’étoile de David.

Les populations adeptes du végétarianisme et du véganisme augmentent en force et en nombre. Leurs éléments de langage idéologiques semblent croître encore plus vite.La comparaison entre la souffrance animale avec la Shoah est un thème récurrent et porteur. Ingrid Newkirk, fondatrice de l’organisation du Peuple pour le traitement Ethique des Animaux (Ethical Treatment of Animals ou PETA) prétendait déjà en 1983, dans des termes  déformant le sens de la Shoah, que les animaux sont identiques aux humains  : “un rat est un cochon qui est un petit garçon” et “Six millions de personnes sont mortes dans les camps de concentration, mais six millions de poulets grillés mourront cette année dans des abattoirs ».

Les puissances occidentales ont envahi et conquis leurs colonies pour faire de l’argent grâce à leur exploitation. Alors que le peuple juif a fait exactement le contraire. Il a investi de l’argent dans la Palestine mandataire et plus tard, en Israël. Ce manque total d’éléments de comparaison n’arrête absolument pas les ennemis d’Israël dans la sphère universitaire et les groupes-cautoin morale comme l’UJFP.

L’anthropologue Philip Carl Salzman, qui enseigne à l’université McGill de Montréal, le résume ainsi : “le Post-colonialisme n’éclaire pas tant les peuples, les lieux et les époques dont il parle, mais impose plutôt son discours et ses tentatives (de déstabilisation), à travers des argumentaires ad hominem et de pur parti-pris afin de réduire au silence tous les autres“.

Le nouveau concept autour duquel tourne la roue de l’UJFP, concerne “l’intersectionnalité” [ou recoupement dans un même fourre-tout de toutes les causes objet de “discrimination”] ou convergence des luttes. Ce mouvement tente principalement d’unifier les opprimés et victimes des sociétés contemporaines pour raison d’appartenance ethnique, de genre, sexe et de classe. L’hymne de la gauche au dix-neuvième siècle, était l’Internationale, qui appelait tous les travailleurs à s’unir. L’Intersectionnalité appelle les victimes des minorités à s’unir. Ceci à l’exception notable des Juifs, -sauf, donc, son « élite » regroupée chez les très éclairés UJFP, alors qu’ils représentent la minorité victimisée par excellence, au siècle précédent.

Beaucoup de promoteurs des droits de l’homme, de féministes, d’idéologues végan, d’universitaires promouvant la théorie post-ou décoloniale et ainsi de suite, ne sont pas des antisémites. Pourtant le fait que dans toutes ces questions sans liens les unes avec les autres, il puisse y avoir place pour des formes majeures d’antisémitisme, relie ces nouveaux facteurs de haine culturelle aux précédents.

Reliant entre eux tous ces éléments, on retrouve le concept de mal absolu au cœur de la société contemporaine : l’accusation de commettre un génocide ou d’être “comme les Nazis”, ce que seraient devenus les Sionistes d’aujourd’hui, selon ces réducteurs de tête.

Le linguiste français George-Elia Sarfati a dit que les équivalences utilisées contre Israël ” Sont aussi néfastes parce qu’elles rattachent les quatre caractéristiques négatives fondamentales de l’histoire occidentale en un seul siècle : “le nazisme, le racisme, le colonialisme et l’impérialisme – au seul Etat d’Israël. Elles créent une relation à une mémoire collective et sont facilement mémorisables. Or, quand on déconstruit un à un ces « ismes », aucun ne correspond à la situation et à l’identité singulière du peuple juif et de son Etat-Nation.

Nos avortons de l’UJFP sont passés à côté d’eux pour se mettre au service des restes des pires causes du XXème siècle. Ils en sont les petits gardes rouges.

 

Par Marc Brzustowski

Avec le Collectif des Vigilants .

2 Commentaires

  1. Bravo ! Analyse exhaustive d’un phénomène ultra marginal, mais monté en épingle par ceux-là même qui le suscitent et l’entretiennent à dessein : les antisémites de tous poils et de toutes obédiences, en quête de tout ce qui peut légitimer et nourrir leur délire séculaire

  2. L’être humain est ainsi fait.
    En France, pdt la seconde guerre mondiale, il y avait beaucoup plus de collabos que de résistants. Il suffisait aux Allemands de payer les délateurs.
    En Afghanistan, les perdants d’une bataille se retournent contre leur camp et se mettent du côté du plus fort.
    Et le syndrome de Stockholm, où des otages prennent fait et cause pour leur geolier.
    Donc que ces juifs se retournent contre nous ne m’étonne pas.
    Que pèsent les valeurs face à la cupidité, la jalousie, la peur, etc…? Parfois pas grand chose.
    Il faut faire avec.

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