L’enfance juive cachée de Michel Polnareff

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Écoutons pour commencer cette vidéo exclusive (lien ci-dessous) proposée par le journal le Figaro qui nous apprend tout sur l’état de notre malheureuse idole… ou presque, car le journal fait silence sur un point des plus importants de la vie de Michel Polnareff !

http://bcove.me/fxfgcowb

Seraient-ce ses origines juives, une spécificité de son caractère ou le mélange de ces éléments qui l’ont poussé à jouer sur différents tableaux : le plus souvent discret, il n’hésite pas une seconde à risquer de faire scandale et montrer son auguste « popotin » à tous les passants…

Passer de l’éclat de rire le plus fou à la dépression la plus totale… « Michel Polnareff est né à Nérac, le 3 juillet 1944. Juif par son père, (les papiers de celui-ci, Leid Polnareff, stipulent qu’il est un Juif russe, réfugié avec sa compagne dans le Lot-et-Garonne).

N’empêche ! Même demi-juif le tout bébé qu’il était alors avait dû se cacher pendant la guerre… C’est en fabriquant des faux papiers pour le père de Polnareff qu’Odile Perella, employée à la mairie de Nérac, reconnue comme « juste » et décorée à Yad Vachem, sauvera d’une mort certaine la famille Polnareff .

(Elle mettra ensuite plus de deux ans à faire disparaître de leurs papiers d’identité ce signe distinctif imposé par Vichy : « Je ne supportais pas de voir des étoiles jaunes sur les papiers ». En 1944, elle fera de même pour les papiers de Leid Polnareff qui deviendra Léo Poll. )

Alors Polnareff Juif ou pas ?

S’il avait été nécessaire de trouver des preuves supplémentaires de sa judaïté il aurait suffi d’évoquer l’amour extra-ordinaire de ce fils pour sa mère pour régler le problème…

Un symptôme reconnaissable entre tous ! « Mon père m’avait caché la gravité de son cancer, qui s’était généralisé. Je ne voulais pas y croire et encore moins l’accepter. (…) Je voulais croire que moi, j’avais les moyens de la sauver. J’avais loué le jet privé de Liz Taylor pour l’emmener voir les plus grands spécialistes européens ».

Bely Landerer

coolamnews.fr

 

8 COMMENTS

  1. Etre ou ne pas être. .
    Naitre, être, Juif. . ?
    Le concept d’identité par la mère est extrêmement récent, n’en déplaise à ceux qui se revendiquent d’une orthodoxie pouvant ressembler à de l’intégrisme..
    Ma famille est citoyenne du monde, athée, de nationalité française inscrite dans cette belle exogamie riches de différences, de respects mutuels.
    Le petit dernier du haut de ses 3 ans, est beau comme un dieu, son père, et ses ancêtres Musulmans, est probablement le plus philosémite de la famille, sa mère, ma fille se présente comme survivante. . ! sa mère, une bonne “gauloise”, son père, votre serviteur est fils de survivants. .
    Que voulez vous “imprimer” sur leur identité. . ?
    Un “J”, une étoile, un croissant . . ?
    Qui sont ils. . ?
    Des “demis” des “quarts”..? Ou juste des personnes entières.. ?
    Tout simplement les gens que j’aime. . ! Plus, que la France, plus qu’Israël ou juste autant. . ! Tout simplement..

    • Ne pas faire de confusion entre choix personnels qui vous regardent ou vos enfants et apologie du multiculturalisme pour autrui, merci. La situation des Juifs de l’Est avant-guerre n’a rien de comparable au confort relatif des Juifs de France aujourd’hui, qui pratiquent librement, peuvent choisir ou non de faire l’Alyah, etc. Le souci d’intégration était puissant, la France encore glorieuse et les Juifs revenant des pogrom, des réprouvés … Comment dire que c’est imprimer une “identité” comme s’il s’agissait d’un stigmate sur une carte d’identité, voir d’une étoile jaune… Le retournement est ici inacceptable. Respecter la règle n’est pas l’intégrisme, n’en déplaise aux nouveaux salafistes de la laïcité à tout prix. Ils ne se “revendiquent” pas, ils appliquent et point-barre. Il n’y a pas que vous qui “survivez”, il y a le judaïsme comme collectif aussi. C’est cette dimension-là qui objectivement risque de s’abîmer à courte échéance. C’est un fait, qu’on préserve comme on peut, chacun à sa mesure ou selon l’heure du retour.

  2. s’il avait été massacré par les nazis, le rabbinat l’aurait comptabilisé comme victime juive du nazisme, alors…..? que d’hypocrisie !!!

  3. Alors…juif pour les nazis, pas juif du tout pour le rabbinat ?

    Il y a là une absurdité à laquelle il faut réfléchir. Il serait bon de considérer que quelqu’un qui revendique son appartenance au judaîsme, par son père ou ses grands parents, se voit faciliter la légitimisation de son appartenance au peuple juif. C’est logique et humain.

  4. CORRECTION : “… juif par son père…” ne veut pas dire “demi-juif” mais “pas juif du tout” si la mère ne l’est pas.

    • On parle de la période nazie, où pour les Nazis, jusqu’à la 3ème génération, le descendant de Juif l’était de plain pied et candidat à l’extermination. C’est d’ailleurs encore le cas pour le droit au retour en Eretz Israel. Ni le père ni le fils ne vous ont demandé de l’aide pendant la guerre, ni même n’ont réclamé le droit au retour.

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