Wash the surgical masks and dry them outdoors.

Preuve que de minuscules gouttelettes de Covid-19 restent suspendues dans l’air

L’Organisation mondiale de la santé a confirmé des preuves de plus en plus nombreuses que le coronavirus peut se propager par de minuscules particules restant en suspension dans l’air après leur libération par des personnes infectées – en particulier dans des environnements mal ventilés. 

Les espaces clos et surpeuplés présentent une menace persistante d’infection. Cette constatation pourrait influencer les directives de santé pour les espaces intérieurs.

Des scientifiques assurent que le coronavirus circule bien dans l’air, et s’en prennent à l’OMS

Dans une lettre ouverte, 239 experts appellent l’Organisation mondiale de la santé à revoir ses recommandations. Selon eux, la transmission par voie aérienne s’impose comme une évidence, mais les méthodes de l’institution sont trop rigides.

Par Les Echos Publié le 6 juil. 2020 à 12h36

Cible favorite de Donald Trump, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait aussi l’objet d’attaques venues du monde scientifique.

Dans une lettre ouverte transmise au « New York Times », 239 experts issus de 32 pays différents s’en prennent à l’institution basée à Genève.

Ils assurent que le coronavirus, qui a déjà fait plus de 500.000 morts dans le monde, se transmet aussi par voie aérienne.

Ce qui pourrait changer bien des choses dans la façon d’appréhender la pandémie de Covid-19 : le port du masque pourrait notamment être utile dans les espaces fermés, même si les personnes qui s’y trouvent maintiennent une distanciation physique.

Jusqu’ici, l’OMS a toujours estimé que le virus se transmettait par des gouttelettes de taille importante, qui une fois expulsées (en toussant ou en éternuant) tombaient rapidement au sol.

Mais les auteurs de la lettre disent avoir la preuve que des gouttelettes plus fines, pouvant être suspendues ou se déplacer dans l’air, peuvent également jouer un rôle dans la transmission.

D’où la nécessité, selon eux, d’avoir une bonne ventilation dans la pièce et de porter un masque en tissu. Ils réclament ainsi un changement dans les recommandations sanitaires de l’OMS.

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Principe de précaution

L’organisation, de son côté, continue de considérer la transmission aérienne comme « possible », mais refuse de changer ses recommandations sans preuve tangible du phénomène.

C’est d’ailleurs ce qui agace les 239 scientifiques, qui pointent les contradictions de l’institution.

Celle-ci a bien privilégié le lavage régulier des mains comme geste de prévention, alors même que la transmission du virus sur les surfaces n’est pas totalement prouvée. Pourquoi alors, refuse-t-elle d’appliquer le fameux « principe de précaution » dans ce cas précis ?

Interrogée, l’OMS a botté en touche. Soumya Swaminathan, en charge du département scientifique de l’organisation, a ainsi expliqué que ses équipes œuvraient pour valider ou non les preuves scientifiques, sans pour autant sacrifier la qualité de leur méthodologie.

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