Le Hezbollah forme le 1er corps syrien pour l’utiliser dans une future guerre contre Israël

Le quartier général sud du Hezbollah forme des soldats de l’armée arabe syrienne et recueille des renseignements sur Tsahal.

Des combattants du Hezbollah placent des drapeaux libanais et du Hezbollah à Juroud Arsal, frontière syro-libanaise (crédit photo: REUTERS)
Des combattants du Hezbollah placent des drapeaux libanais et du Hezbollah à Juroud Arsal, à la frontière entre la Syrie et le Liban (crédit photo: REUTERS)

Le Hezbollah prépare le 1er corps de l’armée arabe syrienne à une future guerre contre Israël, entraîne ses commandants et ses soldats et le déploie pour la collecte de renseignements contre Tsahal dans les hauteurs du Golan.

À la suite du retour des forces du régime dans le sud du pays et de la reconstruction de l’AAS qui a été décimée au cours de la guerre civile toujours d’actualité, l’influence du Hezbollah libanais sur l’armée arabe syrienne (ASA) a considérablement augmenté.

Si le groupe terroriste libanais décide de mener une attaque depuis les hauteurs du Golan, le Hezbollah utilisera le premier corps de l’AAS qui dispose d’armes et d’une logistique importantes. L’utilisation du 1er corps fournira, non seulement, au Hezbollah une meilleure mobilité et puissance de feu, mais il fournira également la main-d’œuvre (chair à canon).

L’armée israélienne, qui a accusé l’AAS d’aider le Hezbollah à établir une présence militaire permanente sur les hauteurs du Golan, estime que le groupe terroriste libanais a utilisé son opération d’installation du quartier général sud dirigé par le commandant sud du groupe Hajj Hashem pour, non seulement, recueillir des renseignements sur Tsahal , mais former des forces pour la guerre avec Israël.

Hashem, de son vrai nom Munir Ali Na’im Shaiti, possède une vaste expérience opérationnelle des forces de commandement contre Tsahal et a été impliqué dans plusieurs attaques terroristes contre des civils israéliens.

Ici en uniforme syrien, identifié par Tsahal depuis octobre 2017.

Il a été identifié par l’armée israélienne comme entraînant le nouveau commandant de la 1ère division de l’armée syrienne, Lua’a Ali Ahmad Asa’ad.

Capture d’écran d’une vidéo publiée par l’armée israélienne qui montrerait un haut-gradé syrien, Lua’a Ali Ahmad Asaad, lors d’une inspection de sites du Hezbollah sur le plateau du Golan. (Crédit : Armée israélienne)

Bien que les commandants du quartier général du Sud soient tous des membres du Hezbollah libanais, les soldats sont tous des Syriens locaux. Selon un rapport du Jerusalem Center for Public Affairs (JCPA), Shaiti a recruté plus de 3500 habitants du sud-ouest de la Syrie par des incitations financières depuis la mi-2018.

La collecte de renseignements est effectuée depuis des dizaines de postes d’observation de l’armée syrienne sur les hauteurs du Golan syrien et, bien qu’il y ait des soldats de l’AAS dans chaque poste, parfois accompagnés d’agents du Hezbollah, tous les ordres sont donnés par le Hezbollah.

Le quartier général sud du Hezbollah est parallèle au projet Golan du groupe qui mène des activités opérationnelles contre Israël. Dirigés depuis Damas ainsi que Beyrouth, des centaines d’agents opèrent dans le sud de la Syrie, notamment dans les villes de Hadar, Quneitra et Erneh.

Les agents impliqués dans le projet clandestin, dirigé par Ali Mussa Daqduq (Abu Hussein Sajed), disposent d’armes de la guerre civile et, si nécessaire, peuvent recevoir des armes supplémentaires du Liban ou des arsenaux existants conservés par le Hezbollah et l’Iran.

Israël, qui a déclaré qu’il ne permettra pas au Hezbollah de se retrancher sur les hauteurs du Golan, a, selon des informations étrangères, mené plusieurs frappes contre des membres du Projet Golan. En mars, le troisième jour des élections en Israël, les Forces de Tsahal ont accusé le Hezbollah et la SAA d’être à l’origine d’une tentative d’attaque par des tireurs d’élite contre des troupes dans les hauteurs du Golan.

L’attaque a été contrecarrée par une frappe israélienne sur la voiture du suspect.

Alors qu’Israël ne pense pas que le Hezbollah envisage de provoquer une guerre avec Israël dans un proche avenir, Tsahal craint que tout événement majeur qui menace le régime de Téhéran, comme une erreur de calcul de Washington contre l’Iran dans le golfe Persique ou en Irak, puisse conduire le Hezbollah à attaquer Israël.

L’armée israélienne est également consciente que sa campagne de guerre entre les guerres contre l’Iran en Syrie, qui a fait monter les enchères ces dernières semaines, pourrait pousser le Hezbollah à attaquer Israël.

Outre les activités du Hezbollah sur les hauteurs du Golan, le groupe qui jadis agissait contre Tsahal dans la région des fermes de Sheeba, a été actif le long de toute la frontière libanaise. Si une guerre éclate dans le nord, Tsahal s’attend à ce qu’elle ne soit pas contenue sur un seul front mais le long de toute la frontière nord avec le Liban et la Syrie.

En tant que tel, Tsahal a intensifié son état d’alerte dans le nord, augmentant sa collecte de renseignements, la formation des troupes, et plus encore, afin de se préparer à toute détérioration de la situation qui pourrait conduire à la guerre.

Adaptation : Marc Brzustowski

5 Commentaires

  1. EN REPONSE A UN INTERNAUTE

    Un petit peuple par le nombre, grand par sa qualité, présent depuis des millénaires, debout pour l’éternité ! Pas besoin de 10 bombes pour l’Iran, à moins de bombarder les dunes du désert. Les 6 et 9 Août 1945 deux bombes (de l’époque) suffirent pour obtenir la reddition du Japon. Compte tenu, de la capacité dévastatrice de celles d’aujourd’hui, il n’en faudra pas plus pour calmer les velléités belliqueuses des Mollahs. Sinon trois ou quatre and Iran will be dead ! Quant à la possibilité d’une bombe sur Israël, faudrait-il que l’Iran en dispose et ça, faut pas rêver….

  2. Belle rhétorique qui ne sert à rien. Vous n’êtes pas décideur.
    Laissez de grâce ceci aux professionnels.
    A se croire invincible il peut aussi y avoir un retour de bâton.
    N’oubliez pas qu’ils ont fait des années durant la vraie guerre, pas
    des simulations.

  3. Vous pensez sérieusement que “le Hezbollah lancera une guerre contre Israël” ?

    25.000 miliciens(à tout casser, peut-être 20.000) contre une armée d’Etat de 3 millions de soldats, avec aviation, etc…?

    Ils ont certes un pouvoir de nuisance avec les missiles, mais le retour de bâton serait particulièrement destructeur (Tsahal a prévenu qu’ils ne seraient pas aussi mesurés que la dernière fois…).

  4. Le Hezbollah lancera une guerre contre Israel si ou si, un jour ou l’autre c’est certain à 1000%, car il n’est que le bras armé de l’Iran, et que l’Iran veut la guerre quels qu’en soient les dégâts et les conséquences pour le Liban. Les ayatollahs en ont besoin pour conforter leur régime. Il n’y a aucune raison pour que l’Iran s’abstienne de lancer les hostilités contre Israel, question de fierté et de folie. La rhétorique génocidaire actuelle de Khameney, qui ressemble à celle d’Ahmanidejab il y a quelques années, ne peut que conduire à cela. Notez d’ailleurs la lâcheté des iraniens qui feront la guerre par milices interposées, par peur de représailles directes.
    Israel ne doit pas laisser le choix de la date du conflit au Hezbollah et à l’Iran, ni d’ailleurs au Hamas ou a aucun autre ennemi. Comme lors de la guerre des 6 jours, Israel doit prendre l’initiative le jour où il estimera qu’il maximise ses chances de gagner et d’écraser l’ennemi pour longtemps. Peu importe ce que penseront ou diront les européens, l’ONU, la Ligue arabe, etc.

    Ce jour là Israel devra y aller avec toute la brutalité nécessaire pour refroidir ses ennemis et raccourcir le conflit. Sans pitié pour le Liban qui devra voir toutes ses infrastructures détruites, sans peur des dégâts collatéraux, etc., car le Hezbollah n’aura pas de pitié non plus le jour où ils attaqueront si on les laisse le faire.

    Israel doit passer le message aux européens, à l’ONU, au pays arabes du Golfe persique et au monde, que sa patience a des limites, qu’il ne se laissera pas génocider comme hélas en 1940, et que le jour J il ne faudra pas venir pleurer pour demander le cessé le feu. Ceux qui veulent éviter la guerre doivent agir maintenant auprès des iraniens et des autorités libanaises.

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