Erreur de casting : le Hamas se tire une balle dans le pied en mettant ses djihadistes en avant

 

Hormis les idiots utiles de la France Insoumise ( Coquerel, le patron Mélenchon qui se partagent la part de l’ignoble et du cynisme), ou les relais socialistes sur le déclin (Olivier Faure, pour qui rien ne sera assez fort pour draguer de manière outragée les voix électrices évanouies du PS), quelles seraient les forces politiques capables de commettre la faute de saluer une « manifestation pacifiste » et « spontanée » de « civils » à la frontière de Gaza, le vendredi 30 mars?

Il faut vraiment être français pour se précipiter dès le lendemain dans les bras d’un groupe terroriste présent sur toutes les listes noires d’Occident, sans attendre les premières évaluations et images exposant qui fait quoi, chez les pacifistes-suicide en treillis, parfois armés.

Les photos d’apologie commises par le Hamas au lendemain de leurs forfaits

Mais le premier à vendre la mèche, ce fut le Hamas soi-même, faisant circuler les cinq premières photos de ses martyrs-combattants tombés pour la « Marche du Retour ». Voyant que le groupe terroriste semblait avoir la langue bien pendue, les porte-parole de Tsahal n’ont eu qu’à lui emboîter le pas pour faire valoir qu’au moins dix des seize tués, puis ensuite, onze des dix-sept, avec l’annonce qu’un combattant du djihad islamique avait succombé à ses blessures, étaient membres d’une organisations terroriste, des frères musulmans, du djihad palestinien ou du djihad global, avec Daesh.

Il est évident que le premier objectif du Hamas était de faire monter en puissance une nouvelle forme de campagne internationale à la Gandhi, où des dizaines de civils tomberaient sous la mitraille d’un « occupant impitoyable », massacrant femmes et enfants, comme aux bons vieux temps de Potemkine. Tsahal deviendrait alors le meilleur agent de propagande de la milice islamiste qui tient la Bande de Gaza dans sa poigne de fer… Mais voilà, pour que le grand public naïf, voire un brin pervers, morde à l’appât, il faut au moins que le metteur en scène sache rester discret et qu’il embauche pour le casting un nombre suffisant de figurants difficilement identifiables comme étant les acteurs habituels de ces coups de force armés contre Israël.

Par le quota atteint d’au moins deux à trois terroristes pour une victime civile (11 terroristes sur 17 tués), Tsahal réalise un score qui est très proche de ceux de toute opération anti-terroriste ou anti-insurrectionnelle occidentale, en Irak, en Afghanistan (1 terroriste pour 3 civils), dans des fourchettes professionnelles qui étaient déjà celles de l’Opération « Plomb Durci », ou des suivantes à Gaza. De fait, quelques excités à l’ONU peuvent bien avoir la « gâchette facile » en matière de déclenchement de « commission d’enquête », dans le style Richard Goldstone, qui, comme chacun le sait à présent, s’était rétracté mais un peu tard en jurant mordicus qu’on ne l’y reprendrait plus. Quoi qu’il en soit, sur la simple production des pièces à conviction, en partie fournies par le Hamas, complétées par Tsahal, on comprend vite qu’il n’y aura pas grand chose à examiner sinon la bobine de ceux-ci :

Si bien qu’à la fin, on finira par se demander si Tsahal n’a pas rendu service à l’humanité, en tout cas, charité bien ordonnée, à sa propre population civile, en éliminant quelques tueurs semi-professionnels entraînés par les groupes terroristes pour commettre ce pour quoi ils sont payés : des actes terroristes.

Difficile, ensuite, de s’évertuer, devant une instance internationale quelconque, à prouver que ces êtres dressés pour tuer comptaient « sincèrement » envahir pacifiquement Israël pour y faire valoir leur « droit au retour » (sinon d’entre les morts et ce n’est que Justice).

De même, si le but est de provoquer l’adhésion du plus grand nombre de Palestiniens, à Gaza, puis autant, en Judée-Samarie, à un mouvement de « masse » qui ne soit pas déterminé par l’appartenance à un groupe « activiste », voire pire si affinités, ceux-ci s’aperçoivent d’emblée que le Hamas s’en veut le fer de lance et qu’il prévoit l’envoi en première ligne de martyrs formés depuis tous-petits  à cet effet.

Reste le droit légitime de s’interroger sur la provenance éventuelle et les circonstances de la mort des 6 autres victimes comptabilisées comme mortes, par les services de santé palestiniens. La notion de « dommage collatéral », à mesure que le tir est plus précis, comme celui du sniper, se disqualifie d’autant. Mais le bilan global reste celui qui pourrait définir la « proportionnalité », que la France, en particulier, passe son temps à prétendre qu’Israël et Israël seul, l’aurait perdue. Ce qui, en soit, équivaut à un aveu d’antisémitisme d’Etat, selon la définition de l’IHRA (Oganisation Internationale pour la Mémoire de la Shoah), puisqu’il s’agit de faire exception sur l’Etat Juif, là où on n’exigerait d’aucune autre démocratie du Globe, qu’elle adopte des normes aussi strictes dans le rétablissement de l’ordre à sa frontière.

Déjà, nous fait savoir le journaliste arabe Khaled Abu Toameh, plusieurs analystes palestiniens accusent le Hamas d’être devenu la marionnette d’Israël en affichant ses martyrs ou en gratifiant leurs familles de funérailles militaires dignes des plus grands honneurs au combat, alors qu’ils étaient censés se « fondre » dans la foule anonyme des Palestiniens en quête de « liberté » face à « l’occupant impitoyable ». De même, des rivaux du Fatah font savoir qu’ils ne se laisseront par détournés par un groupement local dominant et que la « réussite » de la charge des 30.000 « civils » contre Tsahal revient à tous, et pas uniquement à la branche armée palestinienne des Frères Musulmans.

Tous ces tiraillements intérieurs et ces disputes quant à la stratégie suivie, vendredi, et celle qu’il convient désormais de mettre en place, pour devenir plus crédible aux yeux de la « communauté internationale » font désordre, alors qu’il reste six semaines à tenir, vers la « Journée du Prisonnier palestinien », puis celle de la « Naqba », le 15 mai, après l’inauguration par l’Amérique de son ambassade, dans la capitale unifiée et indivisible du peuple juif (qui lui restera cohérent et uni quoiqu’il arrive)…

Il faudrait, maintenant, que le Hamas réussisse là où il a échoué la semaine passée : cyniquement, il lui faut en revenir au temps où il dispatchait des enfants et des civils sur les toits des maisons de terroristes qu’Israël projetait de frapper. Il lui faut réapprendre qu’aux yeux de la communauté internationale, il n’y a que le bouclier humain qui paie, que s’il est incapable de pousser Tsahal à commettre des « faux pas », des « bavures », tout simplement, c’est l’Etat Juif qui emportera ce bras de fer psychologique…

Vendredi 6 avril, le Hamas a l’intention de faire brûler 20.000 pneus stockés, pour la fumée noire serve de rideau aux saboteurs de la barrière et qu’ils puissent la percer avant d’être repérés et tués par les snipers de Tsahal… 

Et voilà où le bâts blesse : les snipers de vendredi disposaient de renseignements préalables sur les individus visés comme autant de listings d’agents ennemis à la dangerosité extrême, au point d’éliminer un ou des commandants de compagnie du Hamas, donc des grades assez avancés dans l’organigramme de l’organisation terroriste. Tsahal s’est, pour ainsi dire, cantonné, à ce stade, au procédé des « éliminations ciblées », de la manière qu’elle le ferait en conflit régulier ou en opération d’incursion. Il y a fort à parier que l’armée israélienne va continuer à déstructurer l’infrastructure terroriste beaucoup plus en profondeur dans les semaines à venir, ce qui est aussi un message rassurant, jusqu’à un certain point, pour la partie de la population ayant le moins d’affinités directes avec le groupe terroriste qui occupe les meilleures places à Gaza.

Il consiste à dire : éloignez-vous autant que faire ce peut des cibles légitimes de Tsahal et vous pourrez rentrer tranquillement chez vous le soir. Grâce à ses moyens de renseignements anti-terroristes très affinés, l’armée israélienne est en mesure de continuer à faire le grand ménage de Printemps au sein de l’enclave, ce qui comporte une petite note d’espoir pour les autres : au bout du compte, seuls les méchants paient… La morale a quelque chose de désincitatif que n’a pas l’enseignement de la haine promue par les glorificateurs de nazislamistes, qu’ils s’appellent Abu Mazen ou Ismaïl Haniyeh, Yayah Sinwar.

Le Hamas veut, à la fois, faire de l’ombre à Abu Mazen, en matière de campagne civile et juridique internationale et, en même temps, enseigner qu’il n’y a pas d’autre voie que le sacrifice par la lutte armée, par le terrorisme pour venir à bout de l’Etat Juif. C’est donc du double-langage, que la  direction centrale a grand-peine à maîtriser. Les ingrédients sont réunis pour que la soi-disant insurrection « civile » reprenne le sens qu’elle a toujours pris : celui d’une lutte armée paramilitaire et terroriste contre un Etat reconnu par l’ONU… Et là, il faut toute la mauvaise foi d’un Quai d’Orsay, d’un Syndicat français de journalisme, d’un syndicat SUD, d’un Piotr Smolar du « Monde » immonde, d’un groupe parlementaire insoumis, d’un Jeremy Corbyn, « ami du Hamas » pour accepter de se jeter dans le panneau… Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise pro-terroriste palestinienne des leaders d’opinion.

 

Par Marc Brzustowski

9 Commentaires

  1. « Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise pro-terroriste palestinienne des leaders d’opinion »

    La haine des Juifs par les antisémites de tout poil, et depuis toujours, approche également de l’infini. Et cette situation n’est pas prête de changer.

    Vivement la répétition de l’épisode au cours duquel Esther parvient à sauver son peuple et à éliminer Aman.

  2. Que cet article tranche (positivement) avec ce qu’on peut lire dans Le Figaro, c’est vraiment incroyable. On a l’impression que ces journalistes ne voient pas les mêmes évènements.

  3. […] Hormis les idiots utiles de la France Insoumise ( Coquerel, le patron Mélenchon qui se partagent la part de l’ignoble et du cynisme), ou les relais socialistes sur le déclin (Olivier Faure, pour qui rien ne sera assez fort pour draguer de manière outragée les voix électrices évanouies du PS), quelles seraient les forces politiques capables de commettre la faute de saluer une “manifestation pacifiste” et “spontanée” de “civils” à la frontière de Gaza, le vendredi 30 mars?Lire la suite sur jforum.fr […]

  4. En ce qui concerne les 20000 pneus, j’espère que Tsahal a de très gros ventilateurs, histoire de renvoyer la fumée à Gaza… Sinon peut-être que quelques bombes bien placées feront l’affaire ?

  5. Pour paraphraser un officier israelien à la veille de la guerre des 6 jours: Les Palestiniens se battront jusqu’au dernier. Nous aussi, nous nous battrons jusqu’au dernier Palestinien’

  6. « Il y a deux choses qui peuvent donner une idée de l’infini : la bêtise humaine et l’Univers. Et encore, pour l’Univers, je ne suis pas sûr … » (Albert Einstein)

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