U.S. President Donald Trump and first lady Melania Trump plant an oak tree sapling with French President Emmanuel Macron and his wife Brigitte on the South Lawn of the White House in Washington, U.S., April 23, 2018. REUTERS/Joshua Roberts

Même l’amitié franco-américaine doit se soumettre aux règles tatillonnes des US Customs. Il n’y a pas d’incident diplomatique du chêne français.

Ce samedi 28 avril, à l’occasion de la visite de la chancelière Angela Merkel à Washington, plusieurs médias s’étaient étonné de ne pas retrouver le jeune arbre planté par Donald Trump et Emmanuel Macron devant la Maison Blanche. Comme l’attestaient des photos de l’agence Reuters, un rond de pelouse a effectivement remplacé la jeune pousse dont la plantation avait fait l’objet d’un concours de détournements particulièrement drôle.

Le mystère restait toutefois entier sur les motifs du retrait de ce chêne, venu d’une forêt du nord de la France où périrent plus de 2000 Marines américains pendant la Grande Guerre et offert en cadeau par le président français lors de sa visite d’Etat à Washington pour signifier la force de l’amitié franco-américaine.

Pour expliquer cette disparition, la piste botanique envisagée par Le HuffPost(la meilleure saison pour planter un chêne n’est pas le printemps mais l’automne) tout comme un éventuel abattage peuvent être écartées: ce sont des raisons phytosanitaires qui ont conduit au retrait temporaire du jeune arbre.

Contactée par Le HuffPost, une source à l’Elysée a confirmé que le chêne se portait bien et qu’il devait achever sa période de quarantaine. Une période imposée par les douanes américaines (US Customs, qui dépendent du ministère de l’Agriculture) concernant toute importation de plantes, de graines et même de terre venues de l’étranger pour éviter de propager maladies ou d’importer des espèces d’insectes invasives sur le sol américain.

L’arbre a donc été planté pour la photo par les deux chefs d’Etat avant d’être retiré, le temps qu’il passe les contrôles nécessaires. L’Elysée précise qu’il a fallu une « faveur expresse » du président Donald Trump pour outrepasser, le temps du cliché, les contrôles sanitaires.

Par Geoffroy Clavel

3 Commentaires

  1. Je n’avais lu que le titre de l’article. C’est une blague ces raisons phytosanitaires ??? En 2011, en allant de Paris rejoindre ma fille, mon gendre et mon petit-fils chez des amis à Baltimore, j’avais apporté du fromage : les US custom ont certes ouvert ma valise mais ils m’ont tout laissé dedans avec un mot d’excuse parce qu’ils avaient forcé le cadenas. Cette fois-là, en remplissant le formulaire que l’hôtesse vous donne dans l’avion avant l’atterrissage, je n’avais pas menti comme les fois auparavant. Maintenant, c’est plus simple, comme je suis installée au Canada depuis la retraite, je passe la frontière en voiture.

  2. Tous les jardiniers de France et des EU vous diront que c’est une hérésie de planter un chêne au printemps car il faut qu’il s’enracine avant l’été, l’automne est donc la saison la plus propice. Les jardiniers de la Maison Blanche l’ont probablement mis ailleurs dans une terre plus favorable et dans un lieu avec une atmosphère plus douce pour qu’il ne meurt pas.

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