Le calendrier hébraïque © Vidéos

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Le calendrier en vigueur dans le monde entier appelé aussi calendrier grégorien à cause du pape Grégoire qui lui a donné son nom est un calendrier de 12 mois correspondant à la circonvolution de la terre autour du soleil  en 365 jours et un quart (soit 6 heures).

Le calendrier hébraïque est à la fois lunaire et solaire puisque les mois hébraïques changent à chaque nouvelle lune mais, de manière à ce que les fêtes puissent toujours tomber en leur saison (Pessah au printemps et les fêtes de Tishri en automne),  est ajouté un mois, au printemps, pour rattraper le retard créé entre les circonvolutions de la terre autour du soleil et celles de la lune autour de la terre.[1] Les mois de l’année juive sont donc de 29 ou de 30 jours. Les mois de Heshvan (ou Mar Heshvan) et de Kislev peuvent être, selon les années de 29 ou de 30 jours.  Le calendrier lunaire a donc une durée de 354 jours soit une différence de 11 jours environ avec l’année solaire et c’est la raison pour laquelle, sur un cycle solaire de 19 ans, est rajouté à l’année hébraïque un mois entier venant doubler le mois d’ Adar, et s’interposant entre Adar et Nissan (le mois où est célébrée la fête de Pessah)[2].  Ces années sont appelées embolismiques ou shana méôubéreth (enceinte).

De façon à éviter que les  préparations de fêtes ne viennent perturber l’esprit du shabbat et/ou que quelques esprits « « libres » n’enfreignent carrément le shabbat, Les calendriers tiendront compte des jours auxquels peuvent tomber les fêtes de Pessah et/ou de Rosh Hashana. Ces dispositions sont appelées les ADO ROSH ou BADO PESSAH. C’est-à-dire qu’il faut faire en sorte que le premier soir de Pessah ne tombe ni un lundi (dimanche soir)[3], ni un mercredi (mardi soir) ni un vendredi (jeudi soir)  BADO [4]étant l’abréviation des jours de la semaine concernés. Pour ce qui concerne le premier soir de RoshHashana (ADO ROSH) il ne faut pas que ce premier soir de fête ne tombe les jours : lundi (dimanche soir), mercredi (mardi soir) et vendredi (jeudi soir)[5].

Ces précautions permettront ainsi de respecter les dates et délais fixés par la Torah : entre Pessah et Rosh Hashana doivent s’écouler 163 jours ou 23 semaines et deux jours.

Pour les autres festivités qui ne sont pas inclues dans la Torah telles que les jeunes par exemple[6], le jeune d’Esther ou du 17 tamouz ou encore celui de 9 beav, ils seront avancés ou reculés. Il en est de même pour des fêtes populaires telles que LAG BAOMER ou YOM HAATSMAOUTH, pour éviter que ne soient enfreintes les lois du shabbat, on pourra reporter de quelques heures ou même de repousser d’une journée ou d’avancer les festivités telles l’allumage des médoroth (feux de R’ Shimôn bar Yohay) ou celles de Yom HaAtsmaôuth (fête de l’Indépendance de l’Etat d’Israël.

Pour savoir quels sont les jours où tomberont les fêtes du calendrier  l’on se servira d’un moyen d’exégèse qui s’appelle ATBASH. Il s’agit d’un système où les onze premières lettres de l’alphabet hébraïque correspondent aux onze dernières lettres ainsi la lettre ALEF correspond au TAV (ensemble cela fait AT) le Beith correspond au SHINE (ensemble cela fait BASH) puis, le GUIMEL  correspond au RESH (GAR) le DALETH au KOUF (DAK) etc….

En juxtaposant ainsi les lettres désignant de par leur valeur numérique les 7 jours de Pessah nous aurons 7 lettres depuis le tav jusqu’au Aîn de la façon suivante et, ainsi chacune de ces lettres désignera une fête comme ci-dessous :

Jours de Pessah Lettre hébraïque correspondante Lettre hébraïque fin alphabet FETES
1er א’ ת’  (tish’âbe av) 9 beav
2ème ב’ ש’ (shavouôth) Shavouoth
3ème ג’ ר’  (rosh hashana) Rosh HaShana
4ème ד’ ק’ (kriathhaTorah) Simhat Torah
5ème ה’ צ’  (tsom Kippour) Kippour
6ème ו’ פ’ (pourim) Pourim (précédent)
7ème ז’ ע’  (Atsmaôuth) Yom HaAtsmaôuth ou jour de l’Indépendance.

 

Les fêtes de Pèlerinage qui sont Pessah, Shavouoth et Souccoth (qui se termine par la fête de clôture ou Shemini Atsereth/Simhat Torah) sont augmentées d’un jour en raison du fait qu’à l’origine il fallait du temps pour faire parvenir la nouvelle de la néoménie[7] à chaque communauté. Bien qu’à présent les calendriers soient établis longtemps à l’avance, ce jour supplémentaire appelé « jour de la galouth »  reste comme marque de l’éloignement du pays d’Israël !

Pour les autres fêtes dites austères : Rosh HaShana et Yom Kippour on fête le même nombre de jours en Israël ou en dehors du pays (déOeaïta = de la Torah). Les fêtes de Hanouka, Tou Bishvat et Pourim ne sont pas chômées et sont des fêtes dites « déRabanane » et sont célébrées pareillement en Israël ou à l’extérieur.

Que le peuple d’Israël tout entier baigne toujours dans la joie et la lumière et que nous puissions bientôt nous réjouir en la venue du Rédempteur !

Caroline Elishéva REBOUH

[1] La lune fait le tour de la terre en 29 jours et demi.

[2] L’année embolismique (bissextile) se trouve être la troisième et la sixième année, puis, la huitième année, la onzième, et la quatorzième ainsi que la dix-septième année et enfin la dix-neuvième année de ce cycle solaire.

[3] Les « jours »de l’année lunaire commencent à la tombée de la nuit (coucher du soleil) alors que les « jours » de l’année solaire tombent à minuit.

[4]ב’ד’ו’

[5]א’ד’ו’

[6]En dehors du jeûne du 10 Téveth qui peut avoir lieu un vendredi.

[7] Néoménie = rosh hodesh ou tête du mois.

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