« L’accord entre Israël et les Emirats facilitera l’achat de F-35 aux États-Unis » (ministre émirati)

 

Commentaire : dans la petite vidéo ci-dessous, Raphaël Jerusalmy insiste sur la marge technologique d’Israël, qui peut entrer dans le cockpit des appareillages made in Israel plus sophistiqués que ce que n’atteindront jamais ses concurrents directs, sur les mêmes engins, permettant de coordonner les avions entre eux et avec le reste des plate-formes d’armements disponibles dans la gamme israélienne. Ainsi, il revient plutôt à Israël de bâtir son propre avantage en termes de matériaux militaires et d’avionique, que d’attendre sur le bon vouloir « commercial » et industriel des Etats-Unis, qui perçoivent surtout l’investissement en matière d’emplois, d’entrée d’argent, de redémarrage économique post-Covid, etc.

Il n’empêche, sur le plan purement diplomatique, on a la vague sensation de s’être fait (une fois de plus) utilisé pour pouvoir atteindre un marché américain, plutôt que d’un réel engagement bilatéral, réciproque, etc. D’où le besoin de rassurer sur la fameuse « paix chaude », puisqu’il n’y a jamais eu conflit (et qu’il n’y a pas, non plus, de raison qu’il puisse y en avoir un qui éclate, excepté si les EAU tombaient, par exemple, aux mains de l’Iran, un peu comme le Koweit chuta, mais brièvement, entre les mains de Saddam Hussein. Avec l’éventualité que la conclusion soit la même, à savoir un conflit direct entre les Etats-Unis protégeant leurs intérêts, et l’Iran agresseur… )

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Anwar Gargash, le ministre d'État émirati aux Affaires étrangères, assiste à une conférence de presse à Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 15 mai 2019.
AP / Jon Gambrell 2019 ©Anwar Gargash, le ministre d’État émirati aux Affaires étrangères, assiste à une conférence de presse à Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 15 mai 2019.

Le ministre a par ailleurs indiqué que l’ambassade serait située à Tel-Aviv

Anwar Gargash, le ministre d’État émirati aux Affaires étrangères, a déclaré que l’accord entre Israël et les Émirats arabes unis pour normaliser les relations diplomatiques faciliterait l’acquisition de chasseurs furtifs F-35 aux États-Unis par Abou Dhabi.

« Les Emirats ont déjà indiqué qu’ils voulaient le F-35 il y a six ans. C’est déjà sur la table. Nous avons des demandes légitimes et nous souhaitons qu’elles soient satisfaites », a-t-il affirmé dans un entretien avec le Conseil de l’Atlantique basé à Washington.

Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a prévenu mardi que la prolifération du F-35 « n’était pas bonne pour Israël », après la publication d’informations affirmant que les États-Unis allaient vendre l’avion de combat furtif aux Émirats arabes unis.

Le quotidien israélien Yedioth Ahronot a rapporté que la Maison Blanche avait accepté de vendre l’avion à Abou Dhabi dans le cadre de l’accord de normalisation entre les Émirats arabes unis et Israël.

Les États-Unis ont longtemps refusé de vendre l’avion furtif aux Émirats, craignant que cela ne remette en question « l’avantage militaire qualitatif » d’Israël au Moyen-Orient, selon le quotidien.

Interrogé sur l’accord de normalisation, le ministre émirati a également affirmé qu’il s’agissait d’une « paix chaleureuse car son pays n’avait mené aucune guerre contre Israël, contrairement à l’Égypte et à la Jordanie ».

Anwar Gargash faisait référence aux « paix froides » qui subsistent entre Jérusalem, Le Caire et Amman depuis les traités conclus en 1979 et 1994 entre ces anciens ennemis.

Le ministre a enfin précisé que l’ambassade émiratie serait située à Tel-Aviv et non à Jérusalem.

1 COMMENTAIRE

  1. je ne suis pas pour Benny Gantz , mais cette fois ci je lui donne raison , trop de f35 dans la region , n est pas une bonne chose pour israel . Est parti comme ont ai , ce plan du siecle , est une mauvaise chose pour israel .

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