«On a en effet besoin de cet argent, confirme le trésorier du parti Wallerand de Saint-Just auprès du Parisien. Mais à ce stade nous n’avons aucun contact avec une banque étrangère». Il explique qu’avant les régionales, le FN a commencé à faire le tour des banques françaises et que pour l’instant, il n’a eu que des «réponses négatives» ou pas de réponse. Le trésorier reconnaît que devant ce refus de prêt, il sera sans doute obligé de se tourner vers d’autres pays, la Russie ou un autre.

Cette semaine, Europe 1 avait annoncé que le parti de Marine Le Pen avait besoin de 12 millions d’euros pour la présidentielle et de 15 pour les législatives et qu’il comptait se tourner une nouvelle fois vers la Russie.Les banques françaises ont toujours été réticentes à prêter lorsqu’il s’agit du FN. Mais depuis l’invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, elles sont encore plus largement fermées au financement politique en général.

En 2014, le parti d’extrême droite avait déjà obtenu un prêt de 9 millions d’euros en Russie. Celui-ci avait été contracté auprès de la banque russe First Cezch Russian Bank (FCRB). Cela avait fait polémique en France. Certains se demandant notamment quelle était la contrepartie à cette aide.
«Vladimir Poutine vous finance parce que vous êtes un pion dans sa stratégie pour faire éclater l’Europe », avait attaqué le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis. Marine Le Pen avait alors publié les lettres de refus de prêt des banques françaises. La présidente du FN a également assuré que cette aide des Russes n’influençait pas la politique de son parti.

Vendredi, le Kremlin, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, a affirmé «ne pas être au courant» de l’existence d’une nouvelle demande de prêt.

Le Parisien

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.