La repentance d’Ayelet Shaked à la veille des élections ou de Rosh Hashana ou des deux…

Nul ne sait si l’électorat de droite pardonnera la trahison d’Ayelet Shaked et de Naftali Bennet. Cette dernière veut éviter de traverser un désert politique et rebondir avant les élections. Mais cette trahison est encore fraiche dans les esprits, d’autant que d’autres aujourd’hui occupent le terrain de la droite à sa place.

Discours d’excuses d’Ayelet Shaked : « Vous trouverez un endroit pour pardonner »

Dans le discours de lancement de la campagne Foyer juif, la ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked s’est adressée à ses partisans qui ont été trahis par son entrée au gouvernement et a demandé pardon : « Mes partisans, mon auditoire bien-aimé, votre cœur est brisé. Je crois que vous trouverez dans votre cœurs l’endroit où pardonner. »

La ministre de l’Intérieur et présidente du Foyer juif, Ayelet Shaked, a prononcé ce soir (mardi) un discours spécial lors du lancement de la campagne électorale du Foyer juif, dans lequel elle s’est adressée pour la première fois au public, directement à ses partisans en passé, et a demandé pardon pour avoir rejoint le dernier gouvernement. Elle a précisé que se retirer du gouvernement maintenant serait une erreur, et plus tard, car selon elle, c’est elle qui maintient les valeurs du camp national en le gouvernement.

Discours d’excuses complet d’Ayelet Shaked :

« J’apprécie chacun d’entre vous, tous ceux qui sont venus ici aujourd’hui. Vous qui me suivez dans le désert, dans une terre préservée, et parfois comme l’a dit Menahem Begin – « dans une terre parsemée de mines ».

« Ce qui unit tous ceux qui sont ici, c’est le rêve d’un judaïsme inclusif, d’une identité nationale claire, de la préservation de la Terre d’Israël et de la liberté économique ; et surtout, la conviction qu’il est possible d’aimer cette terre d’un amour intense, sans mépriser et sans haïr une partie du peuple. Il y a quelque chose d’autre qui unit ceux qui sont ici aujourd’hui : je n’ai pas besoin de vous prouver mon positionnement dans le camp national. Pour vous, je n’ai pas besoin d’apporter des preuves pour les guerres que j’ai menées pour ce pays.

« Pour vous, je ne suis pas une Ayelet qui « revient à droite », mais celle qui a toujours été à droite. Les lunettes que je porte, et à travers lesquelles je regarde chaque problème, sont mon identité de sioniste israélien, en tant que juive qui respecte la tradition juive et l’aime de tout son cœur, et en tant que fille du camp national. À la veille des jours terribles, je voudrais partager avec vous, l’idéal de notre électorat que j’ai fidèlement représenté pour la dernière décennie, avec mon histoire personnelle. Ce processus est certes personnel et complexe, mais en tant que membre du public, je suis obligé de le partager avec vous.

Il y a un peu plus d’un an, j’ai tout fait pour trouver une possibilité de former un gouvernement de droite. Mais Gideon Sa’ar et Bezalel Smotrich ont torpillé le mouvement. J’ai pris la décision la plus difficile de ma vie publique – j’ai soutenu Bennett en tant qu’un chef de parti et a rejoint le gouvernement. Le dilemme entre la poursuite des élections et l’établissement d’un gouvernement alternatif m’a déchiré. Il y a ceux qui rient de la douleur profonde qui a accompagné ce dilemme pour moi, mais c’est la vérité que tous ceux qui étaient autour moi, à cette époque, je pourrai en témoigner. Et comme toujours, la seule chose qui se présentait à moi dans la décision que j’ai prise était ce qui était juste pour l’État d’Israël.

« Je sais que la décision a blessé beaucoup d’entre vous. Ceux qui m’ont envoyé à la Knesset. Ceux qui ont conclu une alliance avec moi. Cette alliance a fait ses preuves depuis de nombreuses années et je suis conscient de la profondeur de la déception causée à beaucoup d’entre vous. « C’est précisément lorsque la confiance est forte et que les relations reposent sur des bases stables que le sentiment de douleur augmente. Bien que j’aie gardé l’intérêt du camp national à chaque instant et à chaque étape. J’ai brandi le drapeau du règlement, le drapeau de la réforme du système juridique, la préservation d’Israël en tant qu’État juif. »

« Certains d’entre vous ne voulaient pas de ce gouvernement et j’en étais membre. La décision a brisé le cœur d’un million de personnes qui nous ont soutenus pendant dix ans, qui ont été avec nous tout le long du chemin. Dans les prières des jours redoutables avant Rosh Hashana et Kippour nous demandons être examiné de manière globale. Nous demandons que nos intentions et nos bonnes actions soient au centre de ce jugement. La veille de Rosh Hashana, je vous demande de vous rappeler pourquoi vous m’avez choisi maintes et maintes fois comme votre représentant politique. Je demande que mon long parcours militant serve à celui qui décidera de mon engagement pour vous. »

« Je vous implore de regarder de près la dernière décennie. Pour la première fois, vos représentants politiques, dont moi-même, ont mené une politique nationale de droite à tous les niveaux – politique, économique et juridique. La question palestinienne n’est plus à l’ordre du jour. Le clonage idéologique du système judiciaire s’est arrêté et le discours juridique a changé de forme. Le couple de mots La droite économique n’est plus étrangère au système politique. Aujourd’hui, je demande pardon à mes partisans, à mon public bien-aimé, dont le cœur a été brisé lorsque j’ai rejoint le processus de formation du dernier gouvernement. Je crois que vous trouverez dans vos cœurs la place pour me pardonner.

JForum.fr – Serouguim

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