Kaifeng, Chine (Crédit : CC BY-SA,drnantu/Flickr)

La difficile survie des quelques juifs chinois

Oh ils ne sont pas bien nombreux : A peine une centaine de familles judéo-chinoises qui vivent encore aux alentours de la ville de Kaifeng, à l’Est de Zhengzhou.

Leurs ancêtres étaient des marchands venus de Perse par la Route de la Soie au VIIIème siècle dans ce qui était alors la capitale de ce vaste pays. A l’époque on comptait jusqu’à 300 familles.

Les historiens pensent que cette communauté serait la plus ancienne dont on garde la trace puisqu’elle se serait installée sous le règne de l’empereur Mingdi (55-75), comme l’attestent des stèles retrouvées sur place.

La synagogue de Kaifeng fut bâtie en 1163 et la communauté vécut longtemps dans l’isolement le plus total.

Mais actuellement, ils sont un si petit nombre que les circuits touristiques, désespérés, les ont définitivement classés dans la catégorie des espèces en voie de disparition, ne faisant même plus visiter les ruines de leur dernière synagogue. Des vestiges que cette minuscule communauté s’est vue sommée d’effacer de la surface de la terre.

Comme elle a dû supprimer toute trace de son patrimoine historique à la demande expresse du président Xi Jinping qui a exigé de se prémunir « des infiltrations de puissances étrangères dans la société chinoise, par le biais de moyens religieux ».

Au niveau des relations bilatérales Israël-Chine, une série d’investisseurs chinois non juifs font des allers-retours au gré des affaires qui se présentent. Quelques 9.000 chinois travaillent d’ores et déjà en Israël dans le domaine du bâtiment dans le cadre d’un accord signé entre Israël et la Chine.

Côté touristes, si l’on en croit moults tours opérateurs chinois, ils devraient sensiblement augmenter après la pandémie.

Quant aux étudiants, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir s’inscrire dans les universités israéliennes, tel le Technion (Haifa).

Chinois et juif ou juif et chinois, que ne font-ils leur Alyah ?

« Nous connaissons une Chinoise qui a suivi un cursus de Yiddish et qui le parle parfaitement », raconte à qui veut l’entendre Ran Beinerman, président de l’Association d’amitié Chine-Israël. Lui-même d’origine chinoise, il a fait son alyah à l’âge de 8 ans avec toute sa famille, en 1947.

Dans ce contexte, ils ne sont qu’une douzaine, (voire maximum deux douzaines d’habitants de la ville de Kaifeng) à vouloir faire leur Alyah.

Leur resterait à prouver leur origine juive ou à se convertir pour l’obtenir officiellement comme d’autres avant eux, comme Yaakov Wang, kippa sur la tête dont le rêve est de devenir rabbin, comme cinq jeunes chinoises, elles aussi en Israël depuis l’année dernière ou, comme Eliezer Chayni-Marom, un amiral d’origine chinoise qui fut commandant de la marine israélienne de 2007 à 2011…

Lire sur notre site: https://www.jforum.fr/une-presence-ancienne-des-juifs-en-chine-videos.html

1 COMMENTAIRE

  1. Qui sait, peut être est ce le sommet de l’iceberg. Et comme les jacubas; d’autre chinois très isolés ont peut être des traditions séculaire issue du judaïsme ? La Chine c’est très grand.

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