Israël : l’échec d’une cyberattaque peut provoquer la guerre

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L’échec de la cyber-attaque américaine sur les systèmes de contrôle des roquettes chiites au Liban suscite les craintes d’une guerre en Israël

Le 23 juin, le Cyber ​​Command des États-Unis a lancé une cyberattaque contre les centres de commandement logistique de la milice chiite irakienne Kata’ib Hezbollah, l’un des principaux mandataires de Téhéran. On en sait peu sur cette première frappe américaine de ce type au Liban contre une milice alliée au Hezbollah local. Sous les ordres directs du général Qassem Soleimani, chef d’Al Qods, les troupes de Kata’ib se battent pour l’Iran en Irak et en Syrie.

Les sources militaires de DEBKAfile révèlent que cette milice chiite irakienne s’emploie depuis deux ans à établir un centre de commandement et de contrôle au Liban, à des fins de rattachement à l’état-major du Hezbollah. Tous deux se sont préparés à l’arrivée de forces de combat d’Irak et de Syrie dans une guerre du Hezbollah contre Israël. Les milices irakiennes se sont vues attribuer des secteurs et ont établi des positions le long de la frontière libano-israélienne.

Selon certaines sources de renseignements du Moyen-Orient, la cyberattaque américaine aurait ciblé spécifiquement les réseaux de communication qui relient les commandes de roquettes de Kata’ib Hezballah à ses lanceurs. C’était un test pour savoir si une cyberattaque pourrait désactiver les attaques à la roquette du Hezbollah sur Israël. La milice irakienne ou son hôte et allié, le Hezbollah, n’a pas eu connaissance de cet attaque. Cependant, certaines sources militaires du Moyen-Orient affirment que l’opération américaine n’a pas atteint son objectif, qui était de neutraliser le système de commandement et de communications entre les lanceurs de roquettes de la milice.

Comme les États-Unis ont réalisé l’opération en situation de confinement et de sécurité totale, il est difficile de savoir s’il a s’agi d’une défaillance complète ou de problèmes à la marge, ou encore s’il a été possible de désactiver certaines parties du système ciblé. Même un succès partiel a sonné l’alarme en Israël. Les cyber-guerriers américains sont entrés en action immédiatement après que les Tsahal a organisé des manœuvres complètes contre le Hezbollah. Cet exercice avait pour but de permettre aux forces spéciales de l’armée israélienne de lancer la guerre contre les réserves de pétrole ennemies après une attaque à grande échelle menée par le Hezbollah et la prise de contrôle du territoire israélien, en représailles aux sanctions prises par les États-Unis contre l’Iran.

Le Cyber ​​Command des États-Unis espérait définir le modèle d’aide à Israël en réduisant la capacité des supplétifs iraniens à soumettre Israël à un barrage de roquettes massif. Si l’opération américaine contre la milice irakienne manque sa cible, cela peut aussi indiquer que l’Iran et le Hezbollah ont acquis des systèmes supérieurs à ce qu’on pensait pour contrer les cyberattaques hostiles et qu’il faudra encore monter en gamme.

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