Hanouka: la fête en 8 dimensions- vidéo

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On peut donner huit explications du mot hanouka qui désigne la fête qui commencera  dimanche 2 décembre (soir), le 25 Kislev.
Hanouka 2018

De la soirée du dimanche 2 décembre
À la soirée du lundi 10 décembre

1) ‘Hanouka signifie avant tout “inauguration”. En effet, le sanctuaire du désert, le Michkan, fut achevé, dans ses différentes composantes, le 25 Kislev, soit le jour de Hanouka …
Ce jour aurait donc dû être le jour de l’inauguration du Michkan, yom ‘hanoucat hamichkan …
Mais finalement c’est au 1er Nissan que revint le privilège d’être le jour de son inauguration, jour qui fut couronné de 10 couronnes, comme nous l’enseignent nos maîtres de mémoire bénie.
Si le dévoilement de la Présence divine se fait visible lors du 1er Nissan, c’est le 25 Kislev qu’elle brille, mais de façon cachée.
A nous de capter sa lumière, à travers les nérot que nous allumons, jour après jour.

2) ‘Hanouka, c’est aussi ‘hanou – caf hé, c’est à dire ils se sont reposés le 25. En effet, après la victoire des ‘Hashmonayim (Macchabées) sur les Grecs, les juifs victorieux entrèrent dans le Temple et découvrirent la petite fiole d’huile intacte, portant le sceau du Cohen gadol.
C’était, semble-t-il, le 25 Kislev. Le 25 Kislev renvoit à la 25 ème étape du déplacement des enfants d’Israël, lors de la traversée dans le désert : il s’agissait de ‘Hachmona, une allusion au ‘Hachmonayim, les ‘Hasmonéens qui repoussèrent l’ennemi.
Le 25 renvoit aussi au 25 ème mot de la Torah qui n’est autre que le mot : or, la lumière …
3) ‘Hanouka, c’est aussi le ‘hinoukh – hé, l’éducation que nous dispense notre Créateur.
En effet, l’huile qui alimente la mèche correspond à la connaissance du maître qui dispense l’enseignement.
Le maître de la Torah doit alimenter l’élève, c’est à dire la mèche, en connaissance, représentée par l’huile.
On ne doit pas retirer brutalement sa main, au moment où on allume la mèche, car il faut accompagner l’élève, jusqu’à ce qu’il devienne mature, pour prendre son envol.
C’est au maître de Torah de dispenser la connaissance nécessaire, celle qui va correspondre au “Ner” de son élève, c’est à dire à ses degrés Néfesh – Roua’h (initiales de Ner), autrement dit son âme.
C’est à dire que la connaissance se veut attachement et lien : elle fait adhérer les âmes entre elles, et les unit ensuite au divin.
Mais pour recevoir la lumière de la connaissance du maître, celle qui fera croître le Ner, l’âme, il faut un Kéli. Le mot Kéli signifie “comme moi” ..
Le maître authentique offre le Kéli à son élève en lui disant : sache que toi aussi, tu peux devenir Ké-li, comme moi ! Car la finalité de l’éducation et de l’enseignement, c’est de faire des élèves des maîtres à leur tour …
Cela signifie réveiller le potentiel de bien qui se trouve à l’intérieur de l’âme de l’élève, autrement dit l’allumer en la faisant vibrer …
4) ‘Hanouka, c’est aussi la sérénité et la paix de l’esprit … En effet, ‘hanou désigne le fait de se reposer, alors que la syllabe “cah” fait allusion à “coh” qui désigne un certain degré de prophétie, autrement dit une purification et un raffinement de la faculté d’imagination.
En regardant les lumières de ‘Hanouka, on purifie son esprit et on apaise les conflits mentaux, c’est à dire la difficulté à choisir entre deux choses. Ainsi, l’esprit n’est plus divisé, mais gagne en sérénité : il se repose …
Cette force de lucidité et de clairvoyance rappelle que Hanouca s’oppose à l’imagination débridée.
Médamé, l’un des termes pour désigner l’imagination, a la même valeur numérique que ‘Hanouca (89), elle en est sa contre-partie.
5) ‘Hanouka, c’est aussi les mêmes lettres que kavana – ‘heit c’est à dire “intention – 8”.
Cela signifie que nous devons apprendre de la fête de ‘Hanouka à ressentir davantage les miracles quotidiens que le Créateur du monde réalise en notre faveur : il s’agit de la dimension du 8, qui transcende la nature, marquée par le chiffre 7, l’huile de la petite fiole ayant brûlée pendant 8 jours, alors qu’elle n’aurait dû tenir qu’un seul jour.
C’est là notre intention (kavana) : nous focaliser sur le 8, c’est à dire sur l’au delà de la nature.
C’est le monde à venir, la finalité éternelle qui est bonne, le huitième degré dans les mondes spirituels, en partant de bas en haut, depuis la Malkhout jusqu’à Bina (le monde à venir), celle-ci étant le huitième degré.
6) ‘Hanouka, c’est aussi né’haké, nous patienterons … Parce que l’exil est long, si long. Nous avons tant souffert …
Alors, dans Sa bonté, le Maître du monde éclaire notre obscurité et nous crie : “Patience ! La délivrance vient ! Courage !”. Si nous incluons le Vav dans le mot né’haké, nous formons l’expression : “né’haké – Vav”.
“Nous patientierons (jusqu’au) 6ème”. Il s’agit d’une allusion à cet enseignement mentionné dans notre tradition, à savoir qu’Israël sera délivré au cours du 6ème millénaire, qui commença en l’an 5000 (1240).
Cela fait 777 ans que ce 6ème millénaire est entamé et nous espérons que très prochainement, D. béni soit-Il mettra un terme à notre exil.
Ce sera alors le rassemblement des exilés, le kibouts galouyot.
D’ailleurs, quand le mot ‘hanouca est écrit sans Vav, le son “ou” est marqué par la voyelle koubouts (trois points en diagnonale), dont le nom évoque le rassemblement kibouts …
7) ‘Hanouka, c’est aussi le dévoilement de la lumière divine, des mondes les plus élevés, jusqu’à nous.
C’est pour cela que durant cette fête brille la lumière du Machiah.
En effet, dans l’écriture d’un séfer Torah, la lettre ‘Heit (première lettre du mot ‘hanouka) porte un petit toit qui réunit les deux parties de la lettre.
Ce petit toit fait allusion à Keter, la couronne, le degré le plus élevé des mondes spirituels.
En dessous de ce petit toit, les deux parties de la lettre ‘Heit font allusion à la ‘Hokhma, la Sagesse divine qui donne vie (‘Hiyout lié à la lettre ‘Heit) à tous les mondes.
La lettre Noun (deuxième lettre du mot ‘hanouca) est associée à l’Intelligence divine Bina, caractérisée par ses 50 portes (Noun vaut 50 en valeur numérique).
Puis le Vav correspond aux 6 degrés inférieurs, qui s’étendent de ‘Hessed, la bonté, jusqu’à Yessod, le fondement, soit les degrés ‘Hessed, Guevoura, Tiféret, Netsa’h Hod et Yessod, en tout 6, comme la valeur numérique du Vav de ‘Hanouka.
Enfin, les deux dernières lettres (le Caf et le Hé) forment le mot Coh, qui désigne la Présence divine, appelée Malkhout, la Royauté divine.
Leur valeur numérique 25 rappelle la finalité de notre service divin : unifier tous les mondes au Créateur, à travers la proclamation de l’Unité divine, par le Chéma, dont la célèbre phrase comporte précisément 25 mots.
8) ‘Hanouka, c’est enfin ‘Heit – Noun – Vav – Caf – Hé : les 25 lettres de la proclamation du Chéma (Caf Hé) arrangés en 6 mots (Vav) qui sont Chéma Israël H’ Elokénou H’ E’had conduisent à l’union du ‘Heit et du Noun c’est à dire à l’union du soleil (‘hama-Tiferet) et de la lune (lévana-Malkhout) c’est à dire des deux principes essentiels donneurs et receveurs, par lesquels la bénédiction s’étend à tous les mondes : c’est alors que nous trouvons grâce ‘hen (‘Heit et Noun) aux yeux du Créateur et que nos prières sont exaucées, par le mérite de l’étude de la Torah, comme l’enseigne Rabbi Na’hman de Breslev zatsal dans la première leçon du Likouté Moharan.
Shmouel  DARMON
US ET COUTUMES DE HANOUKA
La victoire de l’armée des Macchabées contre les Syriens eut lieu de cette façon :
La petite armée juive eut recours à un stratagème : ils quittèrent leur camp et se glissèrent sans bruit derrière le camp ennemi. Croyant que les Juifs apeurés avaient pris la fuite voyant leur camp désert, ils se lancèrent droit devant eux à la poursuite des “fuyards”.
Yéhouda lança alors le signal d’attaque et, bientôt, tout le camp syrien fut la proie des flammes.
C’est ainsi que Yéhouda HaMaccabi et ses soldats eurent raison des ennemis, que les Syriens restant furent chassés du pays et Jérusalem libérée du joug grec et syrien.
L’autel ayant été souillé par les sacrifices païens un nouvel autel fut construit et l’inauguration fut fixée lors du sacrifice d’inauguration (hanoucca signifie inauguration) au 25 kislev 165. Le culte au Temple, avait cessé depuis 3 ans…….
Les cohanim cherchèrent de l’huile d’olive pure pour rallumer la menora et ils n’en trouvèrent qu’une fiole qui suffirait à peine pour une journée……….
Or, pour se rendre jusqu’au moulin où l’on fabriquait l’huile, pour fabriquer cette huile, et revenir du moulin au Temple, il fallait huit jours pleins !
Le miracle que D. fit est que la fiole d’huile servit à allumer la Menora et que la menora resta allumée 8 jours durant jusqu’à ce que le Cohen Gadol, en possession de nouvelles fioles, rallume chaque jour, la Menora par la suite !!! (guemara shabbat).
La ville illuminée célébra le miracle et les cris de joie du peuple libéré retentirent dans tout Jérusalem. Les Anciens décrétèrent que désormais le 25 kislev serait célébrée la fête de Hanouka.
Rappel des règles d’allumage : La hanoukia est constituée de 9 lumières. On peut utiliser des bougies ou des veilleuses d’huile d’olives. Huit lumières doivent être alignées sur le même plan (une par jour de Hanoucca) et l’emplacement du shamash (neuvième lumière) est indifférent.
Si la hanoukia ou l’emplacement des lumières est en terre cuite il faudra veiller à ce que ces supports de lumière soient neufs à chaque utilisation.
La durée minima d’allumage est de 30 minutes et pour le vendredi soir de hanouka la lumière doit avoir une durée d’au moins une heure 40 minutes.
On doit allumer les bougies au moins 30 minutes avant les bougies du shabbat. Pour motsaé shabbat on procèdera d’abord à la havdala puis on allumera les lumières de hanouka.
Les jours de semaine on allumera les bougies tout de suite après la tombée de la nuit.
L’emplacement de la hanoukia est, de préférence, à un endroit où les lumières allumées peuvent être vues de l’extérieur pour répondre à la mitsva de “pirsouma dénissa” c’est-à-dire “publier le miracle”.
Si cela n’est pas possible on placera la hanoukia à la porte d’entrée, sous la mezouza.
Pendant l’allumage et au moins pendant 30 minutes toute activité doit être suspendue on en profitera pour déguster des friandises et/ou distribuer des présents et faire des dons en argent (argent de poche) aux enfants (demé hanoucca en hébreu et hanouka guelt en yiddish) ou jouer à la toupie (sevivon en hébreu) à quatre facettes où se trouvent les lettres noun/guimel/hé et pé en Israël (ness gadol haya po = un grand miracle a eu lieu ici) et à l’extérieur d’Israël figurent les lettres noun/guimel/hé et shine initiales de ness gadol haya sham = un grand miracle a eu lieu là-bas (en Israël).
Chaque jour on place les bougies dans la hanoukia de la droite vers la gauche et pour l’allumage on y procède en allumant d’abord la bougie de chaque nouvelle journée de la gauche vers la droite………
La lumière du shamash sert, en cas de panne d’électricité, d’allumage les lumières de hanouka ne devant pas servir pour un usage profane.
On a coutume de consommer pour Hanouka des mets lactés et frits pour célébrer le miracle de l’huile et aussi pour rappeler l’acte héroïque de Judith qui, pour débarrasser le peuple juif de son oppresseur est allée rendre visite à Holopherne, lui a donné à manger des mets lactés et à boire beaucoup de vin. Lorsqu’il s’endormit elle lui trancha la tête.
Caroline Elishéva REBOUH

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