Francis Weyns, un écrivain belge, pensait “connaître” ses grands-parents.

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Un écrivain belge raconte comment il a appris le sombre passé de ses grands-pères

Jusqu’à la visite de sa maman Monique un jour d’été 2009, Francis Weyns, un écrivain flamand de 54 ans, pensait « connaître » ses grands-parents.
Mais lorsque sa mère, atteinte d’Alzheimer, a commencé à lui parler de son père, Francis a très vite déchanté…….Détails……..

Durant la seconde guerre mondiale, le grand-père de Francis a en effet fait partie de la Gestapo, à Gand. Et selon un historien gantois, Gaston Delbeke était très reconnu au sein de la Gestapo…

Après la Libération, il a été emprisonné puis fusillé, en 1948. Durant son procès, l’homme n’a jamais eu aucun regret… « Je n’ai pas su quoi dire… Je ne le connaissais pas.

Il était mort depuis longtemps et ma mère s’était remariée », raconte Francis, lui aussi historien de formation, à nos confrères du Nieuwsblad.

« L’arbre généalogique de ma famille était un énorme puzzle que personne n’arrivait à comprendre. 
Mais durant toute ma vie, j’ai cru que nous étions du bon côté de l’histoire. Mes parents étaient des libéraux. 
Ils n’étaient en rien Flamingants. Nous parlions français à la maison. Tout ce qui était allemand était mauvais. 
Surtout pour mon père, qui avait dû fuir les bombardements allemands et qui en est resté traumatisé toute sa vie ». Et pourtant…

En faisant des recherches sur son grand-père, dont il venait de découvrir la réelle identité, Francis est tombé par hasard sur un autre nom qui lui semblait familier : Jan Van Ceulebroeck.

Pour Francis, c’était l’homme qui s’était remarié avec sa mère et qui l’emmenait à la foire quand il était petit.

« Il n’y avait pas beaucoup d’affection entre nous, mais il faisait tout pour que le petit-fils de sa femme l’apprécie », explique Francis.

S’il savait que « Papa Jean » avait fait de la prison, il ne se doutait pas que, lui aussi, cachait un lourd secret…

Durant la guerre, Jan Van Ceulebroeck a fait partie d’une entreprise nazie qui, entre autres, bâti le mur de l’Atlantique.

Un peu plus tard, il est même devenu surveillant dans un camp de concentration. Peu avant la fin de la guerre, avant l’arrivée des alliées, il a même participé activement aux marches de la mort.

Environ 5.000 femmes juives avaient été déportées vers la mer Baltique. Et celles qui manquaient de force étaient tuées. De toutes ces prisonnières, seuls 11 ont survécu…

« Lorsque j’ai eu confirmation de leur passé respectif, je me suis effondré », raconte Francis. 
« J’avais donc deux grands-pères qui ont fait de graves fautes durant la guerre. Et il ne s’agissait que d’opportunisme. Ni Gaston, ni Jan n’avaient une idéologie comme celle-là. Ils ne faisaient que faire leur travail ».

Dans son livre, Francis explique comment il a découvert puis dû accepter cette page noire de son passé :
« Ce livre monte noir sur blanc la collaboration de Flamands durant l’holocauste. Jan Van Ceulebroeck n’était pas le seul Flamand ou Belge à le faire ».

Source Sud Info

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