Erdogan veut un contrôle turco-russo-syrien de la zone kurde

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Erdogan appelle à un contrôle conjoint turco-russe-iranien du retrait américain de la Syrie face au veto de Moscou

 

A l’instar de Washington, Moscou s’oppose à ce que l’armée turque s’installe dans les terres kurdes du nord de la Syrie après le départ des AméricainsMercredi 9 janvier , le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a appelé à ce que le retrait américain de la Syrie soit contrôlé conjointement par la Turquie, la Russie et l’Iran, car les États-Unis “ont été confrontés à plusieurs difficultés dans le cadre du processus de retrait” et “Les organisations terroristes ne doivent pas combler le vide.”

 Il s’est exprimé au lendemain du jour où le président Tayyip Erdogan a refusé d’accueillir délibérément le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton. Selon des sources turques, Erdogan se rendra prochainement à Moscou pour discuter de cet effort conjoint avec le président Vladimir Poutine. Cela n’a pas été confirmé par le Kremlin.

Les sources militaires de DEBKAfile ajoutent que le dirigeant turc a maintenu sa position anti-américaine dans l’espoir de dégager la voie, en vue de la poursuite d’une offensive turque contre les Kurdes dans le nord-est de la Syrie. Il est peu probable que ce subterfuge atteigne son objectif à Moscou, car Poutine est tout aussi opposé à ses projets que le président américain Donald Trump.

En effet, le plan de Poutine est que les forces russes et syriennes prennent le contrôle des zones sous le contrôle de l’armée américaine, lorsque les Américains partiront. Et, il est partisan d’éviter de se battre avec les Kurdes, et d’assurer à leurs cantons un gouvernement autonome, soumis au gouvernement central d’Assad à Damas. Moscou n’a aucune intention de laisser la Turquie prendre le contrôle du nord-est de la Syrie et surtout de laisser son armée s’asseoir à la frontière syro-irakienne.

Erdogan devrait maintenant savoir quelle est la position adoptée par le Kremlin. Il y a deux semaines, il a envoyé à Moscou une délégation de haut rang, dirigée par son ministre de la Défense et des renseignements, dans le but d’obtenir le consentement du Kremlin pour que les forces turques puissent pénétrer dans le nord-est de la Syrie, sous le couvert de l’armée de l’air turque. La délégation a rencontré un refus catégorique de la part de la Russie. Les responsables turcs ont, en outre, été avertis que si leurs forces aériennes attaquaient les Kurdes, leurs avions seraient abattus par des batteries de la défense aérienne russe.

Rien de tout cela ne donne à penser que Moscou rejettera la proposition d’Ankara de relancer la coopération avec la Russie et l’Iran. La situation autour du retrait des troupes américaines est exceptionnellement fluide. Cependant, pour le moment, Erdogan est aux prises avec un veto ferme opposé à ses projets, aussi bien de la part de Washington que de Moscou.

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Adaptation : Marc Brzustowski

Erdogan calls for joint Turkish-Russian-Iranian control of US pullout from Syria in face of Moscow’s veto

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