Eloul: Amorcer le processus de Techouva- vidéo

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Nous sommes au début du mois d’Eloul. Dans un mois, nous fêterons Rosh Hashana et le début des dix jours de pénitence ou “asséreth yemé teshouva” ou encore les jours redoutables ou “yamim norayim”. Nous allons tenter de brosser un tableau de ce qu’HaShem attend de nous pendant toute cette période.

Nous savons déjà car nous l’avons déjà exposé, que le nom du mois d’ELOUL est un clin d’œil à l’un des célèbres versets du Shir HaShirim (Cantique des Cantiques) du roi Salomon :
אני לדודי ודודי לי
Ces quatre mots ont une symbolique très importante car, effectivement, les quatre lettres initiales forment l’anagramme alef-lamed-vav-alef mais, d’après le Arizal, ces quatre mots se terminent par un youd dont la valeur numérique est de 10 et en conséquence, 4 fois 10 font 40 comme les 40 jours de pénitence comme les 40 jours s’écoulant de de rosh hodesh eloul à yom kippour.

Le Arizal, enseigne encore que rosh hodesh Eloul jusqu’à la fin de Simhat Torah, le Juif soucieux de se faire pardonner par l’Eternel devra réciter deux fois par jour le psaume 27 (soit le matin et le soir / ou matin et minha et/ou, selon les communautés ce ne sera qu’une fois par jour).

A partir de Rosh Hodesh Eloul, dans les cieux s’ouvrent les 13 portes de la Teshouva. Treize. Comme les 13 Noms de Rahamim d’HaShem. Treize comme la “Rose aux treize pétales” cette fleur qui n’existe plus mais dont nous souvenons en récitant le kiddoush du shabbat (voir notre article ci-joint). Treize comme les 13 Attributs de D.

Lorsqu’HaShem nous donne une journée entière pour racheter nos actions/pensées et autres faits, cela veut dire ceci : le procès des créatures humaines et des enfants d’HaShem se tient tous les 10 tishri. Un procès se prépare.

C’est la raison pour laquelle, chacun doit examiner ses actes, les paroles……….. Ce qui a été fait contre d’autres êtres humains ce qui a été fait en contrevenant à ce qu’HaShem a demandé à Son peuple de faire……….. Opérer un retour sur soi, regretter sincèrement et demander pardon, tant au prochain qu’au Créateur. Tout au moins essayer de réparer les erreurs faites et repartir d’un meilleur pied.

Pour demander “rahamim” (miséricorde), la mishna péa cite quatre points qui semblent essentiels dans la conduite d’un homme craignant D : être prompt à inviter des hôtes et être prêts à les recevoir “royalement” (dans les manières et avec les moyens du bord) ; ne jamais hésiter à rendre visite à des malades et à les réconforter avec de belles et bonnes paroles ; prier avec intention ; et s’empresser d’aller étudier.

Cette liste ne serait exhaustive si l’on n’ajoutait deux points très importants : l’éducation des enfants dans le sentier de la Torah et encore un autre point très important : toujours prêter de bonnes intentions à autrui car, en jugeant les autres avec bienveillance, l’on attirera vers soi-même un jugement favorable.

La Teshouva ou le retour sur soi, sur les/des actions passées, doit permettre à l’être humain d’opérer un changement radical sur sa propre conduite et prendre des décisions qui devraient lui permettre de se parfaire, de progresser.

Le Rambam (Maïmonide) énumère cependant 24 comportements qui pourraient empêcher la personne de faire une véritable teshouva : ne pas dire de mal d’Israël ou des institutions du judaïsme MAIS Etre sincère, honnête, rendre service, encourager son prochain à se perfectionner dans l’étude de la Torah ou dans l’observance des mitsvoth… Ne pas avoir d’influence négative sur son prochain mais essayer ensemble de construire et ne pas se séparer de la communauté. Ne jamais oublier de pratiquer la “tsedaka” et bien d’autres conseils encore très détaillés.

Pour être vraiment sincère en faisant teshouva il faut éviter de penser : “de toutes façons, une fois par an, on jeûne à Kippour et on est pardonnés !” ou bien penser qu’à chaque fois que l’on fait teshouva on est pardonnés pour les fautes commises et, de cette manière, cela n’est pas grave de commettre une faute puisqu’après il suffit de demander pardon pour être quittes car une telle conduite démontre d’un mépris pour la Torah…

Faisons comme le conseillent les Sages “Fais pénitence avant de mourir” ce qui signifie qu’il faut faire teshouva immédiatement car nous ne savons pas à quel moment nous mourrons !

POUR ACCUMULER DES MERITES PENDANT LE MOIS D’ELOUL
(Sélection de certains conseils)
A partir du lendemain de Rosh Hodesh Eloul (2 Eloul) on récite le matin et le soir (certains préfèrent l’après-midi) le PSAUME 27 chaque jour et jusqu’à HOSHANA RABBA –certains préfèrent continuer un jour de plus pour englober SIMHAT TORAH/SHEMINI ATSERETH

En Europe Centrale où s’est développée la Hassidout, le BAAL SHEM TOV conseillait à ses Hassidim d’ajouter à la prière du matin, à partir de Rosh Hodesh Eloul chaque jour la lecture de 3 psaumes puis, à la veille de Kippour, il faut en lire 9 avant la prière de KOL NIDRE, 9 avant de dormir, 9 après la prière de moussaf et 9 à la fin de Kippour de cette façon, nous aurons le mérite de terminer la lecture de tout le livre de psaumes!

Dans les communautés ashkenazes, bien que l’on ne dise pas de sélihoth, on sonne du shoffar tous les matins comme dans les communautés séfarades.

Durant le mois d’Eloul, HaShem est encore plus près de nous que normalement, il faut donc profiter de ceci pour “converser” avec Lui et Lui demander pardon de ne pas avoir été toujours à la hauteur de Ses espérances !

Il faut profiter de cette période pour mettre ses comptes de Tsedaka à jour, pour vérifier mezouzoth, tefiline …….il faut en profiter pour essayer d’introduire un peu plus d’étude de Torah, se rapprocher de ses amis et surtout de ses parents !!!

Caroline Elishéva REBOUH

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