Contre Israël ? Comment l’antisionisme est devenu le nouvel antisémitisme

Après :

– « Hamas et Hezbollah de France » (décembre 2018)

– « Islamistes, compagnons de route et terroristes » (mars 2019)

– « Suis-je le gardien de mon frère ? La tragédie des Chrétiens d’Orient » (aout 2019)

 

Annonce de la publication de :

Contre Israël ?
Comment l’antisionisme est devenu le nouvel antisémitisme (septembre 2020)

Les antisionistes affirment que l’antisionisme est une opinion politique légitime distincte de l’antisémitisme qui est un racisme sanctionné par la loi. Pour eux l’accusation d’antisémitisme est une « arme de dissuasion ».

L’objectif de cet ouvrage en 7 chapitres est de démontrer comment l’antisionisme est devenu le nouvel antisémitisme.

Le chapitre 1

expose les notions de base : Juifs, sémites, Juifs dans le monde moderne, antisémitisme, sionisme, création de l’état d’Israël.

Le chapitre 2

montre que les Français sont plutôt pro palestiniens et que le choix de la « résistance » par les Palestiniens a eu pour conséquences le terrorisme contre les civils israéliens et la guerre civile entre le Hamas et le Fatah.

 Le chapitre 3

présente les divers antisémitismes : Extrême droite, extrême gauche,  musulman et islamiste.

L’antisémitisme est profondément enraciné dans la population de culture musulmane. Il a cours depuis les débuts de l’Islam avec le Pacte d’Omar qui est un recueil de lois discriminatoires définissant le statut juridique des gens du Livre, c’est-à-dire les Juifs et les chrétiens.

En France et dans les pays musulmans d’autres sources y contribuent :

  • Le message du Coran et des hadiths sur les Juifs destinés à être dominés matériellement puis exterminés à la fin des temps ;
  • La fascination pour le djihad et les mouvances islamistes ;
  • Le mépris du Juif dans la culture populaire nord-africaine ;
  • L’antisémitisme d’État importé avec l’immigration ;
  • L’adoption des poncifs de l’antisémitisme français ;
  • L’importation du conflit israélo-arabe en France.

 

Ce chapitre indique que les préjugés antisémites sont toujours vivaces.

en 2019, 91 % des Français considèrent que « les Juifs sont très soudés entre eux » ;

  • 56 % que « les Juifs ont beaucoup de pouvoir » ;
  • 56 % qu’« ils sont plus riches que la moyenne des Français » ;
  • 53 % qu’« ils sont plus attachés à Israël qu’à la France » ;
  • 41 % qu’« ils sont trop présents dans les médias ».

Il décrit la résurgence de l’antisémitisme.

Avec les actions qui rassemblent les attentats ou tentatives d’attentat, les homicides ou tentatives d’homicide, les violences, les incendies ou tentatives d’incendie, les dégradations et autres formes de vandalisme ;

 Et les menaces qui rassemblent les propos, gestes menaçants et démonstrations injurieuses, les tracts et les courriers.

Des centaines d’actes terroristes antisémites ont visé des synagogues, des écoles, des crèches, des commerces, projectiles lancés contre des fidèles ou des élèves…

Parmi toutes ces violences, des assassinats ont profondément marqué les Juifs de France : ceux d’Ilan Halimi, Sarah Attal-Halimi et Mireille Knoll.

Deux autres sujets sont présentés dans ce chapitre :

– Le « Nouvel antisémitisme » des quartiers dits « populaires » qui est enfin reconnu malgré les efforts des islamistes et d’une partie de la gauche qui leur font la courte échelle.

– le « non-sujet » de l’antisémitisme à gauche illustré par le rassemblement du 19 février Place Ménilmontant à Paris « Contre les actes antisémites, contre leur instrumentalisation, pour le combat contre toutes les formes de racisme », organisé par un collectif d’organisations d’extrême-gauche dont BDS France, l’AFPS, le NPA, l’UJFP et le PIR antisioniste et ouvertement antisémite.

Ils attribuent les actes antisémites à l’extrême droite nostalgique du nazisme et mettent l’accent sur la lutte contre tous les racismes, sur « l’instrumentalisation » de l’antisémitisme et sur un prétendu « racisme structurel » de l’État français.

Deux réponses sont développées avec :                                                                        – Younes « un Juif communiste » qui est intervenu au rassemblement de Ménilmontant pour présenter « Une parole juive contre l’antisémitisme » et « la question de la prise en compte de l’antisémitisme dans nos luttes et milieux ».

– Et la remarquable étude de Camilla Brenni, Memphis Krickeberg, Léa Nicolas-Teboul et Zacharias Zoubir sur « Le non-sujet de l’antisémitisme à gauche ».

 

Le chapitre 4

traite des antisionismes.

Il a pour but de montrer que si avant la création de l’état d’Israël l’antisionisme pouvait être considéré comme une opinion, il est depuis devenu le nouvel antisémitisme.

Et qu’Il ne s’agit donc pas simplement d’une « opinion » comme le soutiennent les 400 signataires du texte « L’antisionisme est une opinion, pas un crime », publié par Libération le 28 février 2019.

L’antisioniste ne fait pas qu’exprimer une idée philosophique ou politique, il s’engage dans un combat qui vise à détruire un état qui existe et qui est reconnu par la communauté des nations.

– Antisionisme chrétien

Avec en particulier les chrétiens d’Orient chez qui il est difficile de faire la part entre antijudaisme antisémitisme et antisionisme.

Le thème du « Jésus palestinien » ne provoque aucune réaction des églises locales.

La théologie chrétienne de libération arabe de Naïm Stifan Ateek et Albert Kenneth Cragg est reprise dans le document Kairos qui est  propagé en France par les Amis de Sabeel-France, Chrétiens de la Méditerranée et L’Oeuvre d’Orient dont le maitre à penser est Antoine Fleyfel.

 

– Antisionisme de gauche et d’extrême gauche

– Antisionisme juif  

L’étude met l’accent sur les Juifs d’extrême-gauche qui se déclarent antisionistes non pas « bien que Juifs » mais « parce que Juifs » et qui participent à tous les combats des Palestiniens, aux côtés des islamistes.

A ce titre ils bénéficient d’une visibilité exceptionnelle dans les médias car Ils affirment qu’il serait absurde de les considérer comme des antisémites.

Sont analysées les motivations de plusieurs d’entre eux :

Marcel Liebman, Edgard Morin, Pierre Vidal-Naquet, Danielle Bleitrach, Henri Goldman membre de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique,
Georges Adda homme politique et syndicaliste tunisien,

Sion Assidon militant marocain des droits humains,

Michèle Sibony féministe antisioniste,

Pierre Stambul et Serge Grossvak de l’UJFP, :

Dominique Vidal, Sylvain Cypel, Charles Enderlin, Rony Brauman, Schlomo Sand.

Et pour clore sur les Juifs antisionistes, je présente une co-production du NPA, de l’UJFP, de la Fondation Frantz Fanon, de Paroles d’Honneur et du Parti des Indigènes de la République PIR avec la cinquième séance de l’Ecole Décoloniale, qui est organisée à La Colonie avec le thème suivant : « Être Juif et le rester, réflexions sur la question juive aujourd’hui » avec :

Simon Assoun, éducateur spécialisé (UJFP) et (NPA).

Raphaël Cahen, étudiant en philosophie à l’université de Toulouse. Le titre de son intervention est : « Le sionisme et la Torah ».

Joëlle Marelli, traductrice,

Martin Paul Charbit, réalisateur, auteur du documentaire « Un retour à Fez » et Mireille Fanon Mendès France, présidente de la Fondation Frantz Fanon.

Cette initiative déclenche le courroux justifié de Marc Brzustowski et du Collectif des Vigilants avec leur article :

« Les Khmers Rouges de l’UJFP, caution masochiste ou “malgré nous” de l’antisionisme ».

     

Le chapitre 5

est au cœur de la démonstration Comment l’antisionisme est devenu le nouvel antisémitisme avec le déroulement du processus à 5 étapes :

A- Désinformer , B-Double-Standard, C-Diaboliser, D- Délégitimer, E- Détruire.

A- Désinformer avec l’AFP et Pallywood

B-Double-Standard

C-Diaboliser

– Avec les accusations d’apartheid                                                                                 – La diabolisation d’Israël en utilisant des symboles, clichés et images associés à l’antisémitisme classique.

– Les Protocoles des Sages de Sion.                                                                             – Les accusations de meurtre rituel : Israël torture et tue pour le plaisir. Le mythe du meurtre rituel symbolise la cruauté du peuple juif, du peuple déicide.

– Tsahal est présentée comme une armée qui maltraite et tue pour le plaisir, des enfants et des femmes.

– Les Israéliens torturent des enfants palestiniens

– Israël = Nazis

D- Délégitimer,

Démonstration de la légitimité d’Israël avec ses trois fondements                                  – La première légitimité est fondée sur l’histoire et la religion juive.

– La deuxième légitimité est celle des « frontières d’Auschwitz », puisée dans les horreurs de la Shoah et l’antisémitisme.

– La troisième légitimité est le droit irrévocable d’Israël à l’existence pour la simple raison qu’il existe.

E- Détruire Israël

C’est l’étape finale du processus qui révèle la véritable objectif des antisionistes, détruire Israël qui doit disparaitre car c’est une « entité » illégitime.

Une illustration avec la campagne BDS France clôt ce chapitre.

Chapitre 6

La résolution Maillard. Le Lobby contre Israël.

Analyse du sujet sur le plan juridique, avec en particulier les péripéties du vote de la résolution Maillard qui inscrit le nouvel antisémitisme en rapport avec l’état d’Israël dans la loi française.

Avec la reprise de la « définition de travail de l’antisémitisme » de LIHRA, pour International Holocaust Remembrance Alliance  qui inclut les manifestations suivantes :

– Dénier le droit d’Israël à l’existence, qui exprime le droit à l’autodétermination et à l’émancipation du peuple juif.

– Contester à Israël son statut de membre à part entière au sein de la communauté des nations.

– User de deux poids deux mesures en exigeant d’Israël un comportement que l’on n’attend ni ne demande d’aucune autre nation démocratique.

– Utiliser des symboles et images associés à l’antisémitisme classique (Juifs déicides, utilisation de sang humain) pour caractériser Israël.

– Etablir des comparaisons entre la politique actuelle d’Israël et celle des nazis.

– Tenir les Juifs comme collectivement responsables des actions de l’État d’Israël.

– Agresser verbalement ou physiquement Israël en tant que « collectif juif ».

Cette définition a déjà été adoptée par une quarantaine de pays.

Nous conclurons ce chapitre avec une présentation du très influent Lobby contre Israël qui s’est montré fort actif à cette occasion et a tenté en vain de s’opposer au vote de la résolution Maillard.

Considéré comme « comme politiquement correct » il exerce de fortes pressions et dispose d’une grande influence sur des personnes ou des institutions publiques détentrices de pouvoir.

Les intellectuels antisionistes sont passés maitres en rhétorique.

Ils se repaissent de sophismes, d’argumentations à la logique fallacieuse.

Leur raisonnement porte en lui l’apparence de la rigueur, voire même de l’évidence, mais il est trompeur en réalité.

Nous avons affaire un petit groupe de quelques dizaines de personnes surmédiatisées qui ont le même engagement politique à l’extrême gauche.

La plupart ont milité des dans organisations marxistes, communistes, trotskistes. Beaucoup ont transité le Monde, Le Monde diplomatique, Courrier international, Médiapart ou Orient XXI

Ils constituent une groupe très actif qui constituent un véritable Lobby en liaison avec l’AFPS, la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine et ses 38 associations, Chrétiens de la Méditerranée, Oumma.com, PIR, NPA, Capjpo EuroPalestine, France culture, France Inter, IReMMO, UJFP, …

Ce groupe bénéficiant de subventions publiques est pourtant à l’origine d’un courant d’idées et d’actions qui perturbent l’ensemble de la vie politique française :

  • Islamogauchisme c’est-à-dire alliance entre la gauche agnostique ou chrétienne et les islamistes.
  • Antisionisme mais aussi déni et non sujet de l’antisémitisme. Instrumentalisation de l’antisémitisme, allégation de l’existence d’un philosémitisme d’état. Adversaires du CRIF.
  • Pro Boycott, manifs, flottilles, pétitions, procès internationaux contre Israël
  • Pro Hamas, Fplp, Jihad islamique, Hezbollah
  • Contre l’Autorité palestinienne et la solution à deux états
  • Accent mis sur l’islamophobie et sur un prétendu racisme d’état anti arabes et anti noirs.
  • Pensée racialiste, décolonialiste et indigéniste qui par ses acteurs, ses réseaux, fait peser une menace peser sur l’unité nationale.
  • « Français malgré eux » : ces indigénistes « veulent déconstruire la France»
  • Ils dénoncent les « Systèmes d’oppression coloniaux, racistes et patriarcaux »
  • Ils recommandent ou animent les « Ateliers non-mixtes» ou des « camps décoloniaux » qui refusent leur accès aux Blancs, ou aux hommes, ou aux hétérosexuels.
  • Pro Iran; pour la dictature islamique des Ayatollahs, pour l’Iran puissance atomique.
  • Pour l’entrée de la Turquie islamiste dans l’Union européenne.
  • Contre les États-Unis.

Chapitre 7

Antisionisme = Antisémitisme.

Ce chapitre résume les énoncés antisionistes et nos réponses, puis présente quelques exemples illustrant le A=A

Par Albert Naccache

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