REVUE DE PRESSE

Pour les médias étrangers, Hollande et Sarkozy se sont affrontés avec une rare violence.

Si certains commentateurs plaident pour un match nul, beaucoup jugent que le candidat socialiste s’en est mieux sorti.
Si l’exercice du débat télévisé à la française amuse toujours les commentateurs étrangers, la tournure que ce dernier a pris mercredi soir en a semble-t-il surpris plus d’un.

La BBC qui avait dépêché ses experts pour analyser le comportement des deux candidats, souligne la haine réciproque qui s’est exprimée pendant près de trois heures d' »échanges d’insultes ».

« Il y a eu de nombreux échanges agressifs, chacun accusant l’autre de mensonges », écrit la chaîne britannique.

« Œil pour œil, dent pour dent », reprend également en substance sur son site le journal britannique The Guardian.

Pour le Handelsblatt, c’est moins la violence des propos que la victoire écrasante du candidat socialiste qui s’est jouée devant les téléspectateurs.

Entre Hollande et Sarkozy, le duel a clairement tourné en faveur du premier, peut-on lire sur le site du journal.

Le quotidien économique allemand évoque une défaite à plate couture encaissée par le candidat sortant.

« Sarkozy est apparu instable et fatigué », écrit le premier quotidien économique d’Allemagne.

Alors que le Handelsblatt s’attendait à voir le président sortant dominer, c’est l’inverse qui s’est passé.

« Son challenger est apparu souverain et compétent », poursuit le quotidien à propos du candidat PS.

« Sarkozy vocifère, Hollande riposte », résume pour sa part le quotidien die Zeit qui s’est délecté de ce « match de boxe ».

« Hollande pouvait remonter sur le ring avec assurance, alors que Sarkozy devait au même moment encaisser une nouvelle claque », peut-on lire sur le site allemand.

Même analyse du côté du Financial Times qui titre, lui, sur « l’accrochage » entre Hollande et Sarkozy.

Mais de relever toutefois que plus le débat avançait, plus « Monsieur Hollande devenait étonnamment sûr de lui ».

D’autres penchent pour le « match nul ».

D’autres médias étrangers sont beaucoup plus modérés.

Le site du Wall Street Journal n’attribue aucune victoire à l’un ou à l’autre et titre sur son site « No Coup de Grâce Emerges ».

Le quotidien économique pointe les divergences fondamentales entre le socialiste et le président sortant et de choisir l’attaque de Nicolas Sarkozy pour résumer le clivage le plus marquant « la différence entre vous et moi est que vous voulez moins de gens riches, quand moi je veux moins de pauvres », reprend le site américain.

Et de constater que le tout s’est déroulé dans une ambiance un peu morose.

« Les deux portaient une chemise blanche avec cravates et costumes sombres (…) réunis autour d’une table dans un studio dans la banlieue nord de Paris », raconte le Wall Street Journal.

Le quotidien italien La Stampa parle aussi de « match nul ».

Il fait néanmoins remarquer à la une de son site que « Hollande a résisté aux assauts de Sarkozy ».

Interrogé par le média italien, l’économiste Jean-Claude Casanova, a clairement pris parti pour François Hollande jugeant que le président sortant avait été « agressif et incapable de dialoguer ».

A propos d’une éventuelle emprise de Jean-Luc Mélenchon sur les décisions du gouvernement en cas de victoire de la gauche, le cofondateur – avec Raymond Aron – de la revue «commentaire» estime que »jamais dans toute son histoire le PS n’a eu une position aussi modérée que celle exprimée par Hollande. »

Et d’ajouter :

« C’est un programme social et libéral, très proche de celui des sociaux démocrates allemands », peut-on lire sur le site de ce journal appartenant au groupe automobile Fiat.

Jeanne Dussueil (avec Pierre Kupferman)/ Challenges.fr Article original

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