Une vingtaine de militants de Génération identitaire, le mouvement de jeunesse du Bloc identitaire, a patrouillé vendredi soir sur les lignes 6, 8 et 10 du métro parisien.
c’est au tour de Paris. Vendredi, aux alentours de 19h30, une vingtaine de militants de Génération identitaire, le mouvement de jeunesse du Bloc identitaire, a patrouillé sur les lignes 6, 8 et 10 du métro parisien.
Les « agents de sécurité » improvisés avaient tous moins de trente ans et étaient vêtus de coupe-vent jaunes:
L’objectif mis en avant était le même que celui des patrouilles « anti-racailles » menées dans les autres villes françaises: sécuriser le réseau de transports.
« Nous avons juste constaté que l’austérité frappait la police, et qu’elle ne pouvait pas être partout.
Ce que nous faisons, c’est notre devoir citoyen et moral, de protéger nos frères et soeurs, riches ou pauvres, parisiens ou non, qui ne se sentent plus en sécurité dans un service public », assure Pierre Larti, 25 ans, conseiller fédéral et porte-parole Ile-de-France au sein de Génération identitaire interrogé par Rue89.
Pour expliquer le timing choisi, Génération identitaire cite pêle-mêle le cas d’une femme agressée sexuellement dans le métro lillois ou encore celui d’un homme poignardé porte d’Ivry.
« La plupart des témoins d’agression se disent qu’ils auraient aimé que quelqu’un ait été là pour corriger un malfrat? Nous sommes ce quelqu’un », crâne le porte-parole.
Contrairement à Lyon où la police avait dû intervenir, aucun incident n’a été relevé lors de la tournée parisienne qui a duré 45 minutes.
Selon Le Parisien, ni la préfecture de police, ni la RATP n’avaient reçu de demande d’autorisation.
Ces initiatives vont-elles se reproduire, voire s’étendre à d’autres villes? « Nous ferons des tournées plusieurs fois par semaine s’il le faut, et nous étendrons au RER si la situation ne s’arrange pas -et les perspectives ne sont pas reluisantes, met en garde Pierre Larti.
Nous sommes des jeunes actifs, nous avons notre vie à côté, mais nous devons accomplir notre devoir. Nous rassurons par notre présence. »
« Euh… sécurisé contre qui? » s’interroge un voyageur cité par Rue89 qui s’est retrouvé malgré lui dans un wagon « surveillé » par les militants d’extrême droite.
12-05-2014/ L’Express.fr Article original
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