Rabbi ‘Haïm Ben Attar, le Or Ha’haïm Hakadoch (1696-1743)
Aujourd’hui marque le 283ᵉ anniversaire de la disparition de Rabbi Haïm ben Attar, connu sous le nom de « Or HaHaïm » hakadoch.
Né en 1696 au Maroc, Rabbi ‘Haïm Ben Attar, plus connu sous le nom de Or Ha’haïm Hakadoch, du nom de son livre, était un grand Kabbaliste et un décisionnaire Halakhique.
Né à Salé, au Maroc, dans une famille issue des expulsés d’Espagne, Rabbi Haïm ben Attar porta un nom qui signifie « parfum ».
À travers son enseignement, il a véritablement embaumé le monde juif de la richesse de sa Torah.
Il vécut au Maroc à une époque de persécutions contre les Juifs, tout en étudiant la Torah avec un dévouement exceptionnel. Dans l’un de ses ouvrages, il explique que ses commentaires sont parfois très longs, parfois très courts, en raison des troubles qui interrompaient constamment son étude.
À 43 ans, il quitta le Maroc, passa par l’Italie et l’Algérie avant de monter en Terre d’Israël. Il encouragea de nombreux Juifs à le suivre. Arrivé au port d’Acre avec une trentaine de disciples et leurs familles, il fonda à Jérusalem une yéchiva où étaient enseignées la Torah révélée et la Kabbale.
Il s’éteignit à seulement 47 ans, sans laisser d’enfants, et fut enterré au Mont des Oliviers. Sa tombe est devenue un important lieu de pèlerinage.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, une prière historique y fut organisée lorsque l’on craignait que l’armée allemande n’atteigne la Terre d’Israël.
Il est surtout connu grâce à son œuvre majeure, « Or HaHaïm », son célèbre commentaire de la Torah. Cet ouvrage fut adopté par toutes les communautés juives. Ainsi, un sage séfarade devint une référence aussi bien au Maroc qu’en Pologne ou en Ukraine, restant jusqu’à aujourd’hui une figure unanimement respectée dans tout le peuple juif.
L’une de ses plus célèbres citations est la suivante :
« Si les hommes ressentaient la douceur et les délices de la Torah, ils en deviendraient éperdument amoureux et brûleraient du désir de s’y attacher, car la Torah renferme tous les biens de ce monde. »
Une histoire est relatée à propos du célèbre rabbin
Alors qu’il était encore jeune homme, Rabbi ‘Haïm Ben Attar décida de pourvoir lui-même à ses besoins. Pour cela, il apprit le métier d’orfèvre, se spécialisant dans la broderie de vêtements luxueux sertis d’or et d’argent. Il offrit ses services à un orfèvre non-juif, qui fut heureux de pouvoir exploiter ses talents.
Rabbi ‘Haïm ne travaillait que pour subvenir à ses besoins élémentaires, et dès qu’il avait gagné quelques sous, il retournait à son étude. Rabbi ‘Haïm était non seulement scrupuleux dans son travail, mais il était aussi extrêmement doué.
Aussi, l’atelier de cet orfèvre acquit une grande notoriété, et fut reconnu comme le meilleur du royaume.
Quelque temps plus tard, la fille du roi se fiança. Naturellement, la princesse s’adressa à cette orfèvrerie pour commander des habits luxueux, sertis de pierres et de métaux précieux, en vue de ses noces.
Lorsque cette commande arriva chez l’orfèvre non-juif, celui-ci s’empressa de faire appeler Rabbi ‘Haïm pour qu’il se mette à la tâche le jour-même.
Mais à son grand dépit, le Sage juif lui opposa un refus net : il avait bien gagné sa vie les semaines précédentes, et il n’avait aucune raison de quitter sa chère maison d’étude.
Son employeur eut beau insister, la décision de Rabbi ‘Haïm fut irrévocable.N’ayant pas le choix, l’orfèvre non-juif se mit lui-même à l’œuvre. Mais le résultat final fut loin d’être celui escompté. De surcroît, il ne parvint pas à finir l’œuvre à temps.
À cette annonce, le roi s’emporta et fit appeler l’artisan sur-le-champ. Sans se départir de son calme, ce dernier expliqua au monarque que la faute était due à son jeune apprenti, qui avait refusé de réaliser ce travail.
L’effronterie du jeune artisan exacerba la colère du roi, qui décréta que l’orfèvre juif soit jeté dans une fosse aux lions…
Lorsque les serviteurs du gouverneur vinrent le prendre pour l’amener dans la fosse aux lions, Rabbi ‘Haïm remplit deux sacs de livres saints, et prit également avec lui son Talith et ses Téfilines. Tout Israël accompagnait Rabbi ‘Haïm en larmes et empli d’une grande tristesse.
Le Or Ha’haïm leur dit alors : « Ne vous attristez pas, Hachem fait mourir, et Hachem fait vivre, Hachem sauve, répond et a pitié dans chaque moment de malheur et de détresse. J’ai confiance qu’Hachem me sauvera. »
Ainsi, ils jetèrent les sacs de Rabbi ‘Haïm puis le jetèrent.
Après quelques jours, lorsqu’ils vinrent, comme d’habitude, récupérer les restes du corps, ils sentirent une odeur de Gan Eden, et quelle fut leur surprise de voir le préposé à mourir, Rabbi ‘Haïm Ben Attar, entouré des lions, enveloppé de son Talith et orné de ses Téfilines, ressemblant à un ange d’Hachem affairé à la Torah, les bêtes l’écoutant comme des élèves écoutent leur maître.
Le gardien courut annoncer cela au roi, et lorsque ce dernier vint voir le spectacle, il pleura de joie et dit : « Maintenant, je sais qu’il y a un D.ieu d’Israël. »
Il s’empressa alors de sortir le Rav et ses livres de la fosse et lui donna beaucoup d’honneur, l’élevant au-dessus de ses ministres et lui offrant de nombreux cadeaux.
Que sa mémoire soit bénie.
Celui qui parle du Tsadik le jour de sa Hiloula, celui-ci prie pour lui. Allumez une bougie en disant « Likhvod Rabbi ‘Haïm Ben Attar, zékhouto taguèn ‘alénou ». Que son mérite protège tout le Klal Israël, Amen !
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