Qui sont les Justes qui sont entrés vivants au Gan Eden?

Le Talmud de Babylone comporte 6 « ORDRES » et chacun est partagé en traités (« massakhtot »). Il comporte 37 traités. Celui qui traite de l’idolâtrie (âvoda zara) comporte à la fin de tous petits traités dont le « traité du derekh eretz » raba et zouta (grand et petit).

Le traité « dérekh eretz raba » instruit l’étudiant sur toutes les règles de savoir-vivre /bonne éducation de l’homme sur sa façon de se conduire vis-à-vis de ses proches comme vis-à-vis de personnes moins familières ; il y est question aussi de modestie, d’humilité…
Dans le traité, derekh eretz zouta, il est question de la conduite qui doit être chère à l’étudiant, dans sa façon de prier ou d’étudier, des relations avec les membres de la famille y compris avec son épouse et toutes sortes de rapports intimes.
Les personnes qui agissent avec bonté et « gratuitement » vis-à-vis de leur prochain sont promises à des destinées hors du commun.
Ainsi, dans plusieurs sources sont cités des justes qui sont rentrés au Gan Eden (paradis) de leur vivant grâce à certains actes qui ont illustré leur existence.

Les personnes citées dans toutes les sources sont: Hanokh ben Yared, le Prophète Elie et le Mashiah, Eliezer (l’esclave d’Abraham), Eved Melekh Hakoushi, Hiram le roi de Tsour (Tyr), Bitya fille de Pharaon, Serah fille d’Asher, Ya’abetz petit-fils de Yéhouda HaNassi et R’ Yéhoshouâ ben Lévy.
Dans d’autres textes sont cités des noms supplémentaires en lieu et place de certains autres ainsi, il est parfois question du premier des Juges d’Israël Ôtniel ben Kenaz, ou de Mathusalem, ou des fils de Korah !!!
Le mérite de quelques-uns d’entre eux semble être évident : Bitya parce qu’elle a sauvé Moïse des eaux du Nil, Sérah parce qu’elle redonna de l’espoir à Jacob en fredonnant « Joseph est encore vivant », Rabbi Yéhoshouâ ben Lévy par le fait que d’une part il prenait la défense de ses compatriotes vis-à-vis des autorités locales et aussi pour tout l’amour qu’il mettait à enseigner la Torah même aux malades grabataires auxquels il transmettait la joie d’apprendre.

Ainsi, l’amour gratuit pour nos semblables est-il le gage de bonheur et d’harmonie l’adage n’enseigne-t-il pas qu’être bon pour autrui c’est être encore meilleur pour soi ???

Caroline Elishéva REBOUH

 

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