Trump a bloqué un plan israélo-kurde qui pouvait réussir
Le président américain Donald Trump a opposé son veto à un plan élaboré par le Mossad visant à soutenir les forces kurdes iraniennes et irakiennes dans une tentative de changement de régime en Iran. Ce refus a déclenché un débat intense sur les soutiens et les oppositions internes à cette opération, qui n’a finalement pas abouti. Récemment, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé publiquement son scepticisme quant à la viabilité de ce plan, se démarquant ainsi des hauts responsables du Mossad qui affirmaient que l’opération aurait pu réussir sans le veto américain. Katz n’a pas apporté de soutien clair à cette initiative, contrairement à certains membres de l’armée israélienne et des responsables américains qui avaient manifesté des réserves dès le départ. Toutefois, des témoins rapportent que Katz avait initialement montré un fort appui au projet, en phase avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, grand promoteur de cette stratégie.
Le plan prévoyait un soutien aérien israélien conséquent aux forces kurdes, incluant l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne et une couverture de puissance de feu continue pour faciliter leur avancée contre les forces iraniennes. Les Kurdes avaient déjà reçu des armes provenant à la fois des États-Unis et du Mossad, souvent des équipements récupérés par l’armée israélienne lors d’opérations contre le Hamas ou le Hezbollah, ainsi qu’une formation dispensée par des spécialistes israéliens. Cette préparation visait à rendre les forces kurdes pleinement opérationnelles pour mener une offensive contre l’Iran. Cependant, l’opposition américaine, notamment au plus haut niveau, a freiné la mise en œuvre de ce plan. Des débats subsistent sur les raisons exactes du veto, certains évoquant l’influence du président turc Recep Tayyip Erdogan, tandis que d’autres pointent des réserves exprimées par des responsables américains, dont le directeur de la CIA John Ratcliffe, bien que ce dernier n’ait jamais clairement communiqué une opposition aux Israéliens.
Malgré ces divisions, des éléments laissent entendre que la CIA a néanmoins fourni des armes aux Kurdes, ce qui pourrait indiquer une certaine forme de soutien discret à l’opération envisagée. Ce contraste entre les positions officielles et les actions sur le terrain souligne la complexité des relations entre les États-Unis, Israël et les forces kurdes dans cette région stratégique. L’absence de réalisation du changement de régime en Iran, combinée à ces dissensions, met en lumière les difficultés à coordonner une politique commune face à un adversaire régional majeur. Ce dossier illustre aussi les tensions entre les objectifs sécuritaires israéliens et les calculs géopolitiques américains, ainsi que l’influence des acteurs régionaux comme la Turquie.
Le veto de Donald Trump sur le plan Mossad a révélé des fractures importantes parmi les alliés occidentaux et régionaux, freinant une initiative israélo-kurde ambitieuse contre l’Iran. Le scepticisme affiché par certains responsables israéliens, y compris le ministre de la Défense, contraste avec l’enthousiasme initial du Premier ministre Netanyahu. La complexité des alliances et des intérêts en jeu, ainsi que les pressions exercées par des puissances régionales, ont finalement empêché la concrétisation d’une opération qui aurait pu modifier significativement l’équilibre régional. Ce dossier reste un exemple des défis auxquels Israël est confronté dans la gestion de ses stratégies sécuritaires au Moyen-Orient, en particulier face à la menace iranienne.
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