« Vous avez libéré les assassins de nos enfants », a lancé un père de victime au Premier ministre.La vie en Israël s’est arrêtée lundi pendant deux minutes au son de la sirène qui a retenti en mémoire de plus de 23.000 soldats et victimes du terrorisme tombés durant les guerres et attentats.
La sirène a également marqué le début des cérémonies commémoratives officielles qui ont lieu dans des centaines de cimetières à travers le pays, en particulier au cimetière militaire du Mont Herzl à Jérusalem, en présence du président Shimon Peres, du Premier ministre Benyamin Netanyahou et du chef d’état-major Benny Gantz.
« L’armée israélienne et nos services de sécurité sont les seules choses qui séparent la destruction passée de notre peuple et notre peuple actuel », a déclaré M. Netanyahu dans son discours d’ouverture.
« Israël est un Etat capable de se défendre contre toute menace », a-t-il ajouté.
« Leur (les soldats) sacrifice nous a permis de vivre ici dans un pays indépendant fier de tous ses citoyens, un Etat qui est le foyer national de notre peuple », a poursuivi M. Netanyahou.
« En ce Jour du Souvenir, nous nous sentons comme une seule famille », a-t-il dit.
Lors de la cérémonie, Netanyahou a été interpellé par un père endeuillé qui lui a lancé « Vous avez libéré les assassins de nos enfants », en référence au trois contingents de prisonniers palestiniens libérés par Israël dans le cadre de la reprise des négociations avec les Palestiniens.
« La réalité de notre région est complexe. Tous les gouvernements israéliens depuis 1970 ont libéré des terroristes », lui a répondu le Premier ministre.
La commémoration annuelle a débuté dimanche soir par une cérémonie au Mur des Lamentations, site le plus sacré du judaïsme. Le président Peres, s’adressant à la foule de familles endeuillées, a rendu hommage à leur sacrifice.
« Il y a 67 ans, l’ONU a voté la création de l’État d’Israël », a déclaré Peres « mais ce n’est pas cette déclaration qui a vraiment instauré l’Etat. Il a été fondé par le sang de nos fils, par la sueur des pionniers et la vision des prophètes ».
« Depuis des générations, la douleur est constante, même pendant les moments heureux. Notre bonheur est toujours marquée par un vide, un nuage de tristesse qui nous submerge. »
La tristesse était palpable dans les rues dimanche soir – avec la fermeture des magasins et restaurants, mais aussi lors des cérémonies solennelles dans les écoles ainsi qu’à la radio, qui diffusait des musiques sombres. A la télévision, la programmation était consacrée à l’histoire des victimes.

Deux nouvelles applications mobiles ont été lancées cette année pour aider les familles en deuil et ceux qui souhaitent localiser les tombes des soldats tombés au combat et trouver des informations à leur sujet.
La plate-forme « Olamim » (Eternity) permet aux parents et amis des victimes de mettre en place une page commémorative pour chaque soldat tombé, explique le Jerusalem Post.
En outre, la plate-forme permet aux membres de la famille de relier cette page à un code-barres, pouvant être scanné par les smartphones. Placés sur la tombe du soldat, ces codes permettent aux visiteurs d’avoir accès aux informations sur le défunt.
Par ailleurs, un groupe de familles américaines ayant perdu des proches dans les opérations militaires américaines, est arrivé en Israël pour passer du temps avec les familles israéliennes endeuillées.
Le programme de huit jours a été coordonné par les programmes d’aide pour les survivants (SPAC) et l’organisation des veuves et orphelins des Forces de défense israéliennes (IDFWO), qui a accueilli les familles.
Les commémorations de lundi se terminent au coucher du soleil pour laisser place aux célébrations du Jour de l’Indépendance.
Le passage officiel a lieu sur le Mont Herzl avec l’allumage de la torche traditionnelle, portée cette année par quatorze femmes.
Compte tenu de la transition difficile entre les sentiments de tristesse et de joie, le mouvement réformiste juif en Israël tiendra une cérémonie qui a traditionnellement lieu pour séparer le jour du shabbat du reste de la semaine, la « havdala ».
Le directeur du Mouvement de la Réforme en Israël, le rabbin Gilad Kariv, a déclaré au Jerusalem Post que la cérémonie prévue lundi soir était un moyen de séparer la nature sombre du Jour du Souvenir et la nature festive de la Journée de l’Indépendance.
Et ce ne sont pas uniquement les citoyens juifs d’Israël qui célèbreront son Indépendance.
Près d’un quart des Arabes israéliens indiquent qu’ils considèrent le Jour de l’Indépendance comme une fête, selon un sondage réalisé par l’Institut de la démocratie en Israël et rapporté par le Times of Israël.
Environ 87 % des Israéliens juifs interrogés et 24% des Arabes israéliens ont dit qu’ils considèrent ce jour comme une fête.
Les personnes sondées de plus de 45 ans sont les plus susceptibles de célébrer le Jour de l’Indépendance (95% participent aux événements festifs) tandis que 69% des 18-24 ans et 87% des 25-34 ans en feront autant.
05-05-2014/ I 24 NEWS Article original
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Ce doit etre tres dure pour bibi d’entendre les cris de ces familles de victimes, quand on sait que bibi a perdu son frere a entebbe. Mais ces cris d’injustices sont ceux qui finiront par rendre le monde plus fort et plus juste, bibi et Israel en sont les leaders.
Excusez-moi j’ai mal lu.
Et après 45 ans on ne fête plus Yom Hazikarone ?