JÉRUSALEM – Le maire de la deuxième ville ukrainienne en importance était soigné à Jérusalem, mardi, après avoir été atteint d’une balle dans le dos.

L’hôpital Elisha de la ville de Haifa, dans le nord d’Israël, a indiqué par voie de communiqué que le maire de Kharkiv, Hennady Kernes, semble avoir été opéré avec succès. L’établissement n’a pas voulu fournir plus de détails.
M. Kernes a été abattu lundi, à l’extérieur de Kharkiv. Un candidat présidentiel a déclaré que le maire a été ciblé pour déstabiliser encore plus cette ville de l’est de l’Ukraine.
Le conseil municipal de Kharkiv a confirmé en ligne que M. Kernes, qui est juif, est arrivé tôt mardi en Israël en compagnie de sa femme et de plusieurs médecins israéliens. Le conseil a ajouté que M. Kernes a été envoyé en Israël pour être soigné par des médecins experts des blessures par balles. Le maire se trouverait maintenant dans un coma artificiel et recevrait une aide respiratoire.
Ailleurs, des militants qui réclament une plus grande autonomie des régions ukrainiennes ont pris d’assaut le siège du gouvernement régional de Luhansk, une des plus grandes villes de l’est instable du pays.
Les manifestants exigent la tenue d’un référendum sur l’autonomie des régions. Un photographe de l’Associated Press qui s’est rendu sur place rapporte que des policiers encerclent l’édifice saisi par les manifestants.
De son côté, l’Union européenne a identifié les 15 dirigeants russes qui font l’objet de nouvelles sanctions. La liste comprend notamment le chef d’état-major russe, le général Valery Gerasimov; le chef du service militaire de renseignements, le général Igor Sergun; le vice-premier ministre russe Dimitri Kozak; ainsi que les leaders séparatistes prorusses des villes ukrainiennes de Lugansk et Donetsk.
Les États-Unis avaient quant à eux annoncé des sanctions contre sept dirigeants russes et 17 entreprises associées au président Vladimir Poutine. Washington et Bruxelles reprochent à Moscou d’alimenter l’instabilité dans l’est de l’Ukraine, possiblement pour ouvrir la porte à une intervention militaire.
Ces ajouts portent à 48 le nombre de dirigeants russes qui sont maintenant sous le coup de sanctions européennes.
Le ministère russe des Affaires étrangères affirme que les sanctions européennes «témoignent d’une incompréhension complète de la situation politique» en Ukraine et estime qu’elles représentent «une invitation ouverte aux néonazis locaux de continuer à semer le chaos et à perpétrer des exécutions sommaires contre la population du sud-est (de l’Ukraine)».
Enfin, le Royaume-Uni et les États-Unis organisent une rencontre de deux jours pour tenter de récupérer les biens qui auraient été pillés et volés par le régime de l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch. Le procureur-général des États-Unis, Eric Holder, a toutefois prévenu que l’effort pourrait prendre des années.
Son homologue ukrainien, Oleh Makhnitskyi, indique que son pays a déjà identifié 3 milliards $ US en bien volés et s’attend à trouver des milliards de plus. Il a comparé l’ancien régime à un groupe criminel organisé qui a vidé les coffres de l’État.
Le Serious Fraud Office britannique a aussi annoncé l’ouverture d’une enquête criminelle pour corruption et blanchiment d’argent en Ukraine. L’agence a obtenu le gel d’actifs valant 38,6 milliards $ US au Royaume-Uni en lien avec cette enquête. Elle n’a pas voulu identifier les suspects.
Par Rédaction
The Associated Press
journalmetro.com Article original
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