Le livre Torath Hamelekh (ou Torah du Roi) reprend les règles religieuses prescrites en vue de la conquête d’Israël alors que le pays était peuplé des peuplades idolâtres.

Le rabbin d’Yitzhar, entre les mains de la police
Par YAAKOV LAPPIN

La police a arrêté le rabbin d’Yitzhar, Yossef Elitzur-Hershkowitz, dans la nuit de mercredi. Elle le soupçonne d’incitation à la haine raciale et de possession de textes racistes.

Cette arrestation s’inscrit dans une enquête plus large sur le livre Torat Hamelech (La Torah du roi), co-écrit par Elitzur-Hershkowitz et le rabbin Itzhak Shapira de l’implantation d’Yitzhar, en Judée-Samarie. Le livre traite des règles de guerre et notamment des conditions dans lesquelles des non-Juifs peuvent être tués sans enfreindre les lois religieuses.

Entre liberté de religion et incitation

Depuis sa publication en 2009, l’ouvrage suscite la controverse. La police a interrogé Shapira le mois dernier. Elle a également confisqué des copies du texte, dans la yeshiva d’Yitzhar.


Le rabbin Dov LIOR

Les rabbins Dov Lior de Kiryat Arba et Yaacov Yossef, fils du leader spirituel du parti Shas, Ovadia Yossef, soutiennent l’ouvrage et ses auteurs. Ils ont toutefois refusé de répondre aux questions de la police.

Pour le représentant du ministère public, Shaï Nitzan, s’en est trop : « Le fait d’être rabbin en Israël ne donne pas l’immunité. Ils tombent aussi sous le coup de la loi », a-t-il expliqué à la radio de l’armée. « La liberté de religion ne permet pas de faire n’importe quoi. Si quelqu’un incite à la haine raciale, une enquête doit être ouverte contre lui. Il y a des limites à ne pas dépasser. »

Des centaines de rabbins d’extrême-droite ont pris part, mercredi, à un séminaire « en l’honneur de la Torah et de son indépendance ». Sans être d’accord avec tout ce qui est écrit dans l’ouvrage controversé, ils demandent à l’Etat de « ne pas se mêler des affaires des religieux ». Des figures tutélaires, comme le rabbin de Ramat Gan, Yaacov Ariel, et le rabbin Haïm Druckman étaient également présents lors de l’événement.

NDLR – Les communiqués diffusés dans certaines synagogues d’Israël, démentent les implications des rabbins Dov Lior et Yaakov Yossef, et indiquent même que les préfaces publiées en leur nom dans ce livre seraient des faux. Un grand nombre de rabbins du mouvement sioniste pour la plus part ont signé des motions de soutien aux rabbins Dov Lior et Yaakov Yossef, qui sont des sommités de la Torah. D’autre part la question posée serait la suivante:

Est-ce qu’un rabbin qui enseignerait les lois de la guerre en se basant sur les textes du corpus rabbinique serait en infraction avec la loi ?

Un grand nombre de rabbins affirment que non, et que ce serait là une ingérence de la politique dans le rôle du rabbin dont la mission est la transmission du savoir rabbinique.

pour exemple nous soumettons un verset qui peu faire débat:
nombre chapitre 33 verset 55.

Soirée de solidarité à l’Hotel Rmamada de Jérusalem, avec le rav Lior et Yaakov Yossef.

Près de deux cents rabbins, du courant sioniste-religieux, se sont réunis jeudi soir à l’hôtel Ramada de Jérusalem pour exprimer leur soutien à leurs confrères, menacés d’être soumis à une enquête policière pour ce qu’on pourrait appeler un « délit d’opinions ».

Des poursuites ont en effet été engagées contre certains d’entre eux en raison du soutien qu’ils auraient apporté à un livre, Torat Hamelekh, dans lequel il serait écrit notamment qu’il est permis de tuer des non-juifs mettant en danger la paix d’Israël. Les rabbins concernés ont refusé de répondre à la convocation de la police, arguant du fait qu’il s’agissait d’une enquête politique et que la Torah ne pouvait en aucun cas faire l’objet d’investigations ».

Lors de cette soirée de solidarité, le Rav de Kiriat Arba Dov Lior, qui est l’une des personnes impliquées dans cette affaire, a notamment déclaré « qu’il n’était pas question de laisser quelques fonctionnaires donner des directives et décréter ce qui est permis et ce qui est interdit ».

Le Rav Lior a encore souligné que « c’était le rôle des rabbins de rappeler les règles de la loi juive sans craindre les répercussions de leurs propos ».
A ce stade, on ne sait pas encore si la police entamera une procédure contre les rabbins ou si elle renoncera à son enquête. Rappelons que l’auteur du livre, le Rav Itsik Shapira, de la localité de Itshar, a été arrêté à son domicile et soumis à un interrogatoire. Après lui, le Rav Itshak Ginsbourg, directeur de la Yeshiva Od Yossef Haï, a également dû répondre aux questions des enquêteurs.

1 COMMENTAIRE

  1. AUSCHWITZ, MAL ABSOLU (Arendt)

    Les camps de concentration et d’extermination des régimes totalitaires servent de laboratoire où la croyance fondamentale du totalitarisme – tout est possible – se trouve vérifiée. En comparaison de celle-ci, toutes les autres expériences sont secondaires – y compris celles qui touchent au domaine médical, et dont les horreurs figurent en détail dans les minutes des procès intentés aux médecins du IIIe Reich – bien qu’il soit caractéristique que ces laboratoires aient été utilisés pour des expériences de toutes sortes. (…)
    Les camps ne sont pas seulement destinés à l’extermination des gens et à la dégradation des êtres humains : ils servent aussi à l’horrible expérience qui consiste à éliminer, dans des conditions scientifiquement contrôlées, la spontanéité elle-même en tant qu’expression du comportement humain et à transformer la personnalité humaine en une simple chose, en quelque chose que même les animaux ne sont pas ; car le chien de Pavlov, qui, comme on sait, était dressé à manger, non quand il avait faim, mais quand une sonnette retentissait, était un animal dénaturé. (…)
    Ce qui heurte le bon-sens, ce n’est pas le principe nihiliste du « tout est permis » que l’ont trouvait déjà au XIXe siècle dans la conception utilitaire du bon-sens. Ce que le bon-sens et les « gens normaux » refusent de croire, c’est que tout est possible (le premier à comprendre cela fut David Rousset dans son Univers concentrationnaire, 1947). Nous essayons de comprendre des faits, dans le présent ou dans l’expérience remémorée, qui dépassent tout simplement nos facultés de compréhension. Nous essayons de classer dans la rubrique du crime ce qu’aucune catégorie de ce genre, selon nous, ne fut jamais destinée à couvrir. Quelle est la signification de la notion de meurtre lorsque nous nous trouvons en face de la production massive de cadavres? Nous essayons de comprendre du point de vue psychologique le comportement des détenus des camps de concentration et des S.S., alors que nous devons prendre conscience du fait que la psyché peut être détruite sans que l’homme soit, pour autant, physiquement détruit; que, dans certaines circonstances, la psyché, le caractère et l’individualité ne semblent assurément se manifester que par la rapidité ou la lenteur avec lesquelles ils se désintègrent (D.Rousset, op.cit.p.587). Cela aboutit en tout cas à l’apparition d’hommes sans âmes, c’est-à-dire d’hommes dont on ne peut plus comprendre la psychologie, dont le retour au monde humain intelligible soit psychologiquement soit de toute autre manière ressemble de près à la résurrection de Lazare. Toutes les affirmations du bon-sens, qu’elles soient de nature psychologique ou sociologique, ne servent qu’à encourager ceux qui pensent qu’il est « superficiel » de « s’appesantir sur des horreurs » (voir G.Bataille in Critique, n° de janvier 1948, p.72). S’il est vrai que les camps de concentration sont la plus importante institution du régime totalitaire, « s’appesantir sur des horreurs » devrait sembler indispensable pour comprendre le totalitarisme. (…)
    En tout cas, l’effroi dont est frappée l’imagination a le grand avantage de réduire à néant les interprétations sophistico-dialectiques de la politique, qui sont toutes fondées sur la superstition que du mal peut sortir le bien. De telles acrobaties dialectiques eurent un semblant de justification aussi longtemps que le pire traitement qu’un homme pouvait infliger à un autre était de le tuer. Mais, nous le savons aujourd’hui, le meurtre n’est qu’un moindre mal. Le meurtrier qui tue un homme – un homme qui devait de toute façon mourir – se meut encore dans le domaine de la vie et de la mort qui nous est familier ; toutes deux ont assurément un lien nécessaire, sur lequel se fonde la dialectique, même si elle n’en est pas toujours consciente. Le meurtrier laisse un cadavre derrière lui et ne prétend pas que sa victime n’a jamais existé ; s’il efface toutes traces, ce sont celles de son identité à lui, non le souvenir et le chagrin des personnes qui ont aimé sa victime ; il détruit une vie, mais il ne détruit pas le fait de l’existence lui-même. (…)
    La véritable horreur des camps de concentration et d’extermination réside en ceci que les prisonniers, même s’il leur arrive d’en réchapper, sont coupés du monde des vivants bien plus nettement que s’ils étaient morts ; c’est que la terreur impose l’oubli. Là le meurtre est aussi impersonnel que le fait d’écraser un moucheron. La mort peut être aussi bien la conséquence de la torture systématique et de la privation de nourriture que de la liquidation d’un surplus de matériel humain. David Rousset a intitulé le récit qu’il fit de son séjour dans un camp de concentration allemand : Les Jours de notre mort ; tout se passe effectivement comme s’il y avait une possibilité de rendre permanent le processus de la mort lui-même et d’imposer un état où vie et mort soient également vidées de leur sens.
    C’est l’apparition d’un mal radical, inconnu de nous auparavant, qui met un terme à l’idée que des valeurs évoluent et se transforment. Ici, il n’y a pas de critères ni politiques ni historiques, ni simplement moraux, mais tout au plus la prise de conscience qu’il y a peut-être dans la politique moderne quelque chose qui n’aurait jamais dû se trouver dans la politique au sens usuel du terme, à savoir le tout ou rien – tout, c’est-à-dire une infinité indéterminée de formes de la communauté humaine ; ou rien, dans la mesure où une victoire du système concentrationnaire signifierait la même inexorable condamnation pour les êtres humains que l’usage de la bombe à hydrogène pour la race humaine.
    Rien ne peut être comparé à la vie dans les camps de concentration. Son horreur, nous ne pouvons jamais pleinement la saisir par l’imagination, pour la bonne raison qu’elle se tient hors de la vie et de la mort. Aucun récit ne peut en rendre compte pleinement, pour la bonne raison que le survivant retourne au monde des vivants, ce qui l’empêche de croire pleinement à ses expériences passées. Cela lui est aussi difficile que de raconter une histoire d’une autre planète : car le statut des prisonniers dans le monde des vivants, où personne n’est censé savoir s’ils sont vivants ou morts, est tel qu’il revient pour eux à n’être jamais nés. C’est pourquoi toutes les comparaisons créent la confusion et distraient l’attention de ce qui est essentiel. (…)
    L’enfer au sens littéral a été incarné par ces types de camps réalisés à la perfection par les nazis : là, l’ensemble de la vie fut minutieusement et systématiquement organisé en vue des plus grands tourments.

    H.Arendt, Le système totalitaire
    Points-Seuil p.173 sqq.

    Primo Lévi se demandait : « Peut-être ce qui s’est passé ne peut pas être compris et même ne doit pas être compris dans la mesure où comprendre c’est presque justifier. » Ce qui n’était qu’une interrogation de la part de Primo Levi est aujourd’hui repris par certains comme Eliette Abécassis qui va jusqu’à refuser toute tentative d’interprétation rationnelle ou religieuse de la Shoah et condamne avec virulence le travail de l’historien au nom du caractère absolu de ce qui s’est passé : « La méthode comparatiste de l’historien est fondée sur le relativisme : c’est le deuxième présupposé philosophique de l’histoire. Tout le travail de l’historien consiste à remettre les faits en perspective, de façon à les rendre objectifs. » Face à ces propos, il est urgent de montrer que comprendre n’est pas relativiser et ainsi qu’il est non seulement possible mais nécessaire de comprendre, à l’instar d’Arendt, ce qui fait le caractère absolu c’est-à-dire sans comparaison du crime nazi.
    Pour Arendt c’est le caractère industriel de l’anéantissement dans les camps de concentration qui est le véritable scandale : « ça n’aurait jamais dû arriver, comme j’ai coutume de dire, et je ne veux pas dire par là le nombre de victimes, je veux dire la fabrication de cadavres » (« Entretien avec Hannah Arendt » de Günter Gaus – en fait cette pensée sur les camps n’est pas de Arendt mais de Heidegger : voir Penser Auschwitz avec Heidegger).

  2. L’ARCHITECTE THEOLOGIEN D’AKHETATON: AMENOPHIS FILS D’APOU TRANSFORME EN JOSPEH FILS DE JACOB.
    Dans Genèse le « pharaon » surnomme Joseph « çaphênath- panéah » ou « tsaphnath-pahnéakh ». Joseph Davidovits parvient à reconstituer un autre nom en prétendant que le nom est écrit à l’envers et qu’il représente Aménophis, fils de Hapou. Il serait le découvreur du quartzite aggloméré comme on le lit à la fin de la ligne 17 de sa statue biographique. Les Egyptiens le considéraient comme leur plus grand savant de l’Egypt et fut le grand héros national comme Imhotep sous le pharaon Djoser. De nombreuses statues ont été érigées de son vivant et après sa mort. Il a été déifié à partir du III è siècle avant notre ère par les Ptolémées 1100 ans après sa vie de médecin, de théologien et d’architecte. Il deviendra l’intercesseur entre le peuple et le divin. Le nom de Hapou qui ne désigne pas forcément son père génétique pourrait avoir le sens de « caché » en ancien Egyptien. Il aurait été le concepteur du palais royal de Malgatta, celui du temple funéraire d’Aménophis III dont il reste les deux colosses dit de Memnon et du grand temple de Louxor. Il est aussi le concepteur en partie du temple de Soleb et de la nécropole royale d‘ Aménophis III nommée « les châteaux des millions d’années ». Devenu le conseiller et l’ami intime d’Aménophis III, il a pu approcher le futur pharaon encore jeune homme. Il pourrait être l’instigateur de la nouvelle religion solaire d’Aménophis IV dit Akhnaton fondée sur un seul dieu créateur et unique. Aménophis IV fit sortir de terre une nouvelle ville en prenant référence au vieux temple solaire d’Héliopolis. Certains savants proposent une origine mitanienne du fils de Hapou au vue des liens très forts qu’il entretenait avec Thoutmosis IV et Amenhotep III. L’épouse de Thoutmosis IV, Montenowia venait du Mitanni tout comme l’épouse de son fils Amenhotep III. La grande Teje était la fille d’un mitanien installé en Egypte. L’Egypte occupant toute la Palestine avait une frontière commune avec le Mitanni et les rapports étaient bons entre les deux administrations. Le culte principal au royaume de Mitanni était celui d’un dieu créateur et unique : Surya d’origine indo-européenne qui étend ses multiple bras d’or sur les humains. Il rejoignait le dieu Savitri : principe souverain qui donne vie à la matière.

    On comprend alors le choix de ce personnage par les rédacteurs du texte de la Bible. Son histoire était largement diffusée à partir de sa déification sous les Ptolémées par des inscriptions. De plus il pouvait être d’origine du Mitanni et donc éduqué déjà dans sa jeunesse dans la notion d’un dieu unique. Il aurait été le médecin d’Aménophis IV malade et l’instigateur de la réforme religieuse d’Aton. Dans genèse le Pharaon donne à Joseph le titre de « délivreur du monde ». Le passage dans Genèse 41, 40-46 rappelle la fresque découverte par Alexandre Varille en 1935 et publiée en 1968, sur une paroi murale du temple funéraire d’Aménophis fils de Hapou à Karnak. Elle décrit comment Amenhotep III honore son intime conseiller à l’occasion de son jubilée des trente ans de règne : « An XXX, troisième mois de l’Eté, deuxième jour. Le juste scribe du roi qui l’aime, Aménophis, creuseur de canaux, s’est incliné devant le souverain) à l’issu de la célébration du jubilé de sa Majesté. Il a reçu des ornements en or et en toute sorte de minerais précieux. Un collier en or pur et en toutes sortes de matières ont été passées à son cou. Il s’est assis sur un carreau doré en face de l’estrade (royale) ; son corps a été habillé d’étoffe délicate et de lin de première qualité… ». La proximité de ce texte avec celui de Genèse avec la seule différence que c’est Joseph qui a trente ans contrairement au texte égyptien où c’est le jubilé de 30 ans qui est fêté. Ce texte a sans aucun doute servi de référence au rédacteur de Genèse qui a forcément visité ce sanctuaire et s’est trouvé devant cette fresque. Elle comporte une particularité : le nom d’Aménophis avait été effacé sous Akhénaton et il avait été restauré sous les Ramassides sous un style peu soigné.Le nom d’Aménophis a été écrit à l’envers probablement suite à une manipulation malheureuse d’un éventuel frottis d’une inscription gravée miraculeusement conservée.Le rédacteur de Génèse accompagné peut-être d’un prêtre égyptien a recopié et interprété le cartouche pour restituer en lecture hébraïque çanephat-Panéah qui doit se lire en égyptien ats.PH.N.S.-P.N.A.H. Si on rétablit le sens inverse on obtient HaNaPu- (Am)tseNoPHitS qui se lit amENOPHitS-hAnAPU (Aménophis fils de Hapu). Selon la loi de Grassmann, deux consonne aspirées ph et th sont dans un même mot l’une disparaît au profit de l’autre : Aménophis et Aménhôphthis sont des noms équivalents.
    On arrive à ce constat, une fois encore, que la rédaction finale de ces ouvrages n’a pu se réaliser qu’à partir du III è siècle avant notre ère et se poursuivre encore jusqu’au Ier siècle avant notre ère. La mention du récit de Joseph qui est sensée se placer à l’époque patriarcale est totalement isolée sans continuité avec la naissance de la royauté trahit la situation de l’auteur de Genèse qui a sélectionné une histoire en s’inspirant de documents anciens d’origine égyptienne, chaldéenne, phénicienne. C’est une histoire reconstituée artificiellement comme celle des patriarches. Si l’auteur de Genèse n’a rien à dire sur une période de plus de 400 ans c’est que la conscience d’une histoire collective fait défaut ; elle ne peut appartenir qu’à un peuple structuré et c’est à l’époque royale qu’elle commence à émerger à partir d’Annales qui ont été perpétuellement mis à jour.

  3. OSARSEPH PRETRE DE HIEROPOLIS LEPREUX ET EXCLU.

    On attribue à Moïse, « sous inspiration divine » la rédaction du Pentateuque constitué de Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome qui sont des textes narratifs anonymes. C’est cette attribution de la Loi à Moïse qui a permis d’en faire l’auteur de tout le Pentateuque. Nombreux sont ceux qui ont payé de leur vie pour avoir soulevé la question de la rédaction récente du Pentateuque. Combien de page d’exégèse ont tenté de tenir le plus haut possible la datation de ces textes, au prix de vies humaines et de freiner leur chute, vers des chronologies basses et même très basses : à l’époque hellénistique à la fin du III e siècle avant notre ère.
    La mort de Moïse racontée par lui-même a fait sourire plus d’un. Déjà Philon d’Alexandrie ne reconnaissait la rédaction à Moïse qu’une partie du Texte. Spinoza avait identifié un unique auteur pour les 11 premiers livres. Il attribuait cette rédaction à Esdras au VI è siècle avant notre ère. Les constats issus des prospections archéologiques faits dans le désert du Néguev par les archéologues Israéliens ne révèlent aucune trace de campements de populations ayant séjournés 40 ans. L’exode depuis l’Egypte apparaît comme reposant sur aucune réalité historique, elle est purement apologétique et s’interprète par l’exégèse juive : le midrash. Ce sont les civilisations du Livre qui ont brûlé le plus de livre. Dans Actes des Apôtres (XIX,19) les chrétiens appellent à brûler les manuscrits dangereux. La raison de l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie et du lynchage de sa directrice Hypathie, repose sur la volonté de détruire les livres d’histoires grecs qui ont servi à écrire tardivement la Tora ou le Pentateuque c’est-à-dire la Bible. Moïse est un prêtre d’Osiris pour l’historien gréco-égyptien Manéthon qui reçoit la mission d’écrire l’histoire de l’Egypte par Ptolémée Ier et le prêtre babylonien Bérose reçoit la mission d’écrire l’histoire et les mythes de la Babylonie Dans son Contre-Apion, Flavius Joseph mentionne les annales chaldéennes qui « sont, même sur les autres points, tout à fait conformes à notre Ecriture. Ils sont attestés par Bérose, Chaldéen de naissance… a introduit chez les Grecs les ouvrages des Chaldéens sur l’astronomie et la philosophie ». Bérose qui signifie « Bel est mon berger » publia une Babylonikà « Histoire de Babylone » appelée Chaldaika « Histoire de la Chaldée » entre -290 et 278 pour le compte du roi Macédonien de Syrie Antiochos I er. Il remontait jusqu’à la naissance du monde et parlait d’un déluge universel. En fait c’est l’œuvre de Bérose qui servit de référence aux rédacteurs de la Bible. Chez les Mésopotamiens c’est Utanapishtim, averti par Ea, qui construit un bateau pour sauver uniquement sa famille et une sélection d’animaux pour échapper à un déluge de sept jours ordonné par Enlil qui est une divinité de la tornade à Sumer. Le mythe du déluge préexiste chez les Sumériens où le héros est appelé Ziusudra. En effet son origine est plus ancienne encore et renvoie aux origines des Sumériens qui avaient fuit leur terre d’origine le Dilmoun. Ce dernier est situé au Bahreîn qui ne serait qu’un petit « Dilmoun » ayant servi d’étape mais pourrait se trouver encore plus loin ; au large de Karachi aux Indes se trouvent des terres immergées dont l’occupation se situerait entre -7000 et -5000. Des populations très évoluées n’ayant aucune chance de s’installer à l’intérieur des terres de l’Inde et habitués à vivre sur l’eau seraient parties vers des terres inoccupées comme l’île de Bahreïn (le petit Dilmoun) et par la suite la Mésopotamie. Dans cette perspective Enlil serait à l’origine la divinité de la mousson qui commence avec des tornades. Elle commence aux Indes vers la fin Juin pour se terminer en septembre et débute fin mai à partir de la côte ouest. Dans l’Atrahasis le dieu Enki prévient le super-sage d’un déluge éminent : « Atrahasis, jette à bas ta maison, détourne toi de tes biens pour sauver ta vie. Construit un grand bateau selon l’épure que j’ai tracée sur le sol. Cette embarcation aura forme équilatérale de (60 m) de côté. Le bateau sera entièrement clos et couvert solidement. Que son calfatage soit épais et résistant. Tu appelleras ton vaisseau Sauve-Vie. Après avoir chargé ton froment, tes biens, tes richesses, embarques-y ta femme, ta famille, ta parenté et tes ouvriers(journaliers) ainsi que des animaux sauvages, grands et petits, et des oiseaux du ciel ». On retrouve le même récit dans l’épopée de Gilgamesh.

    Quant à l’instrumentalisation du personnage de Moïse a pu déjà s’effectuer du temps de Josias pour légitimer les réformes du roi sous l’impulsion de Jérémie qui est à la tête des « prêtres yawistes » les Lévites ou plus souvent après la période de l’exil. Josias est censé redécouvrir le rouleau du Deutéronome lors de la réforme du Temple où sont évacuées avec Ashéra les prostituées sacrées du Temple de Jérusalem. Le site de Kuntillet Ajrud offre des textes du VIII è siècle mentionnant Ashéra l’épouse de Yavéh. Plus tardivement encore vers -600 dans la région de Shefalah on trouve une inscription mentionnant encore YHWH et son épouse Ashera remettant en doute l’authenticité de cette réforme religieuse sous sa forme monothéiste stricte au profit d’une réforme monolatre amocée par son grand père Ezéchias. « Le roi ordonna à Hilkija, le souverain sacrificateur, aux sacrificateurs de second ordres, et à ceux qui gardaient le seuil de sortir du Temple de l’Eternel tous les ustensiles qui avaient été faits pour Baal, pour Astarté, et pour toute l’armée des cieux, et il les brûla hors de Jérusalem, dans les champs du Cédron, et en fit porter les poussières à Bethel ».
    Si certains auteurs font de Josias le fondateur du monothéisme, c’est en fait bien plus tard après l’Exil et encore bien après avoir été imprégné de la religion perse que le monothéisme Juif sera inventé puis instrumentalisé.
    Faire débuter le retour des exilés à partir de -515 permet d’effacer un siècle d’imprégnation des exilés juifs de la culture et de la religion des Perse. De ce contact naîtra les Anges, les Archanges, le Ciel et l’Enfer, la résurrection des morts, la notion d’un Sauveur, d’un jugement dernier et la croyance à une vie après la mort. C’est l’émergence entre -500 et -400 d’une culture judéo-perse qui sera le fer de lance de l’action politique des Pharisiens bien plus tard. Ce siècle d’imprégnation Perse est gommé par le mythe de la découverte de l’Edit de Cyrus qui est une invention midrashique qui comme à l’accoutumé fait fit de la véracité historique ; Cyrus II ne mentionne pas dans ces actes compatissants la reinstallation des Juifs (Rouleau de Cyrus).

    La grande figure qui se cache derrière le monothéisme juif est celle de Zarathoustra qui annonce celle du messie. Un descendant de Zarathoustra, né d’une vierge, sera le Sauveur du Monde, il accomplira le Jugement Dernier et la Résurrection des morts. Dans cette perspective la réforme monothéiste indo-européenne de Zarathoustra a non seulement précédé celle du monothéisme juif mais elle l’a aussi influencé.

    Manéthon, prêtre d’Héliopolis en Egypte qui transcrira en grec de nombreux textes anciens d’anciens textes dits « sacrés » prétend qu’un prêtre du culte d’Osiris à Héliopolis donna aux juifs une constitution et prit le nom de MoÎse. Le philosophe Apion contemporain de Philon d’Alexandrie qui écrivit une Histoire d’Egypte, affirme lui aussi que Moïse est originaire d’Héliopolis et qu’il s’appelait Osarseph qui signifie « prêtre d’Osiris ». (Cap 1 :250). Ces mentions semblent attester une présence israélite dès le début de la royauté Lagide. Flavius Joseph se force à réfuter l’histoire égyptienne de Moïse en affirmant l’authenticité de l’histoire biblique d’un Moîse Juif et fait passer Manéthon pour un antisémite qui aurait écrit cette histoire pour nuire à la nation juive. La raison de cette hostilité remonterait d’après lui à l’occupation Hyksos : « Les Egyptiens eurent biens des motifs de haine et d’envie : à l’origine la domination de nos ancêtres sur leur pays ». Il reconnaît la validité du propos de Manéthon qui aurait suivi d’abord les annales et trouve correct d’un point de vue historique le fait que les Hyksos dit les « Pasteurs » : « chassés plus tard, ils occupèrent la Judée actuelle, fondèrent Jérusalem et bâtirent le Temple ; Manéthôs dis-je a suivi les annales ». Ces constats sont en contradiction avec la chronologie biblique au point d’en fournir une autre : le départ d’Egypte des Hyksos est situé vers 1560 et la construction de la Jérusalem actuelle est attestée au XIX è siècle ; dans la Bible la ville est considérée comme Jébuséenne, elle est prise par les Israélites de David en 1004 et le Temple est construit sous son fils Salomon. Quand il s’agit de Moïse il déclare : « il prend la liberté, sous prétexte de raconter les fables et les propos qui courent sur les juifs, d’introduire des récits invraisemblables Et veut nous confondre avec une foule d’Egyptiens lépreux et atteints d’autres maladies, condamnés pour cela, selon lui, à fuir l’Egypte ».« On dit que le prêtre d’origine héliopolitainne qui leur donna une constitution et des lois, appelé Osarseph, du nom du dieu Osiris adoré à Héliopolis, en passant chez ce peuple changea de nom et prit celui de Moïse ».Flavius Joseph reconnaît au début du chapitre XXVI du Contre Apion (Calomnie de Manéthôs) reconnaît que la première partie de l’œuvre de Manéthon lui « a déjà servi un peu plus haut à prouver notre antiquité » tandis que l’autre partie il la réfute parce qu’elle va l’encontre du récit biblique. Une telle contradiction soulève des interrogations. L’hypothèse qui se profile est celle d’une antériorité du récit de Manéthon sur Moïse qui aurait servi de trame à l’histoire biblique qui l’aurait écrite selon le principe d’une histoire midrashique.

    Si on dissocie le Moïse historique de celui de la Bible il est intéressant, pour saisir sa « conscience égyptienne », de repartir du texte de Flavius Joseph dans son Contre Apion, II, 10 : « En Egypte m’ont dit que Moîse était originaire d’Héliopolis. Suivant les coutumes de sa patrie, il obligeait les Egyptiens à construire des enceintes ayant la forme de celle qui entourait sa ville, lesquelles devaient être orientées comme elle en direction du soleil levant. Il voulait en faire des lieux sacrés et de prières pour tous les Egyptiens. A l’intérieur de ces enceintes, il ne dressa pas d’obélisque, mais une colonne au sommet de laquelle se trouvait une barque sculptée. Dans cette barque, une statue se trouvait debout ».Toujours dans le Contre Apion, un devin révèle à Aménophis I er « qu’il a vu en songe les calamités qui allaient s’abattre sur l’Egypte. Il a vu un peuple allié (les Hébreux) faire alliance avec les impurs. Mais n’osant révéler ces malheurs au Pharaon il le lui fit savoir par écrit… Un devin ? Des calamités ? Aucune hésitation, cela correspond bien aux dix terribles plaies du texte biblique… Et le devin de conseiller au pharaon de purifier le pays de tous les lépreux et de tous les impurs qui s’y trouvent, ce que ce dernier s’empresse de faire en envoyant 80 000 infirmes travailler dans les carrières, à l’Est du Nil. Manéthon précise que parmi ceux-là se trouvaient quelques prêtres savants atteints de la lèpre. Questions : Moïse est-il lépreux ? Pour un Egyptien, était-il, de ce fait, un impur ? La réponse est oui. Voilà pourquoi il est parti dans le désert à la recherche d’un autre Dieu. Voilà pourquoi son visage était voilé quand il est redescendu de la montagne des tables de la Loi. Voilà pourquoi le campement des prêtres contaminés était éloigné des campements du peuple pour éviter la contagion. Voilà pourquoi les ordres se transmettaient par écrit ».

    Ce contexte historique exposé par Manéthon ouvre des perspectives considérables sur l’expansion de la pensée égyptienne par des prêtres lépreux marginalisés et ostracisés en milieu cananéen relayés par des prêtres hébraïques qui ont pu sillonner le désert de Madian et pénétrer le « pays de Gochem » (Egypte) pour mobiliser les masses en vue d’ une subversion révolutionnaire qui amènera la chute des grands propriétaires cananéens et du clergé de tradition aaronide. « Les hommes enfermés dans les carrières souffraient depuis assez longtemps, lorsque le roi, supplié par eux de leur accorder un séjour et un abri, consentit à leur céder l’ancienne ville des Pasteurs, Avaris, alors abandonnée… ils y allèrent et, faisant de ce lieu la base d’opération d’une révolte , ils prirent pour chef un des prêtres héliopolitains nommé Osarseph et lui jurèrent d’obéir à tous ses ordres. Il leur prescrivit pour première loi de ne point adorer de dieux, de ne s’abstenir de la chair d’aucun des animaux que la loi divine rend le plus sacrés en Egypte, de les immoler tous, de les consommer et de ne s’unir qu’à des hommes liés par le même serment. Après avoir édictés ces lois et un très grand nombre d’autres, en contradiction absolue avec les coutumes égyptiennes il fit réparer par une multitude d’ouvriers les murailles de la ville et ordonna de se préparer à la guerre contre le roi Aménophis ». , Si Manéthon affirme que Moïse fut un prêtre d’Osiris.du nom d’Osarseph Strabon qui tenait ses renseignements aussi des prêtres égyptiens, l’atteste également. -La source égyptienne a ici plus d’authenticité que la source juive. Car les prêtres d’Egypte n’avaient aucun intérêt à faire croire à des Grecs ou à des Romains que Moïse était un des leurs, tandis que l’amour-propre national des Juifs leur commandait de faire du fondateur de leur nation un homme du même sang.

    Un des traits de ce type de pensée dite midrashique est l’absence de considération pour l’histoire. Le midrash est une méthode d’exégèse herméneutique, comparative et homélitique ; il constitue une des quatre méthodes qui constituent le Pardès. Le mot en hébreu signifie « qui provient du drash » ; il est issu du verbe « darash » qui signifie « interpréter». Le terme apparaît deux fois dans Chroniques 13,22 et 24, 27.La Torah tout entière est une invitation à la recherche de son sens. La compréhension du texte biblique peut passer par des filières de raisonnement comme le sens littéral (pshat), le sens allusif (remez), le sens exégétique (drash) et le sens mystique (sod). Le midrash a recourt à des procédés rhétoriques, tel que l’allégorie, la métaphore, la concordance, l’analogie et la guématrie qui est une transposition des lettres en nombre.

  4. L’IDENTITE EHNIQUE OU NATIONALE EST SANS FONDEMENT.

    Nasir-e Khosraw, C 24.
    « la religion positive est l’aspect exotérique de l’Idée, et l’Idée est l’aspect ésotérique de la religion positive… La religion positive est le symbole ; l’idée est le symbolisé ; L’exotérique est une Energie divine qui n’est pas soumise au devenir »
    Pour le psychiatre Carl Gustav Yung (1875/1961) les régimes totalitaires qui avaient entrainé la seconde guerre mondiale étaient dus à une psychose collective issue de la non intégration de la part d’ombre de l’homme qui a construit une nouvelle société sur des bases d’une idée lumineuse du divin comme valeur suprême. Ne rendant plus compte du mal « transcendant » qui est inhérent du vivant.
    La pensée dite de Zarathoustra elle aussi avait évacué la notion de mal.
    Le propos de Flavius Joseph dans son Contre Apion est de montrer que les Livres Juifs s’accordent avec ces annales étrangères. Or c’est le contre-pied de la réalité qui s’est passé puisque les auteurs de la Bible se sont servis des tous les documents anciens qu’ils avaient à disposition.
    En se rattachant à un personnage mythique où historique d’Abraham qui parcours depuis la Chaldée tout le croissant fertile jusqu’en Egypte cela permet de l’imposer comme un fondateur d’un grand nombre de peuple dont les Israelites. Cette filiation leur permet d’avoir un ascendant sur l’Egypte en se rattachant à la Mésopotamie comme matrice fondatrice de la civilisation.
    Flavius Joseph s’approprie les Hyksos qu’il nomme les « Pasteurs » ou les « captifs »: il les appelle « nos aïeux ». La mort de Jacob pourrait faire référence à celle d’un pharaon Hyksos, le Baal Yacoub. »Puis Joseph ordonna aux médecins qui étaient à son service d’embaumer son père et les médecins embaumèrent Israël. On lui consacra quarante jours pleins, car tel est le nombre de jours que dure l’embaumement. Les Egyptiens le pleurèrent pendant soixante-dix jours… Joseph monta pour ensevelir son père, et avec lui montèrent tous les serviteurs de Pharaon, les anciens de sa maison et tous les anciens du pays d’Egypte… Les cananéens dirent : « C’est un deuil imposant des Egyptiens ». Genèse, Funérailles de Jacob, 50. Flavius Joseph dans son Contre Appion revendique pour les Hébreux l’ascendance Hyksos qu’il traduit en « Pasteurs » tandis qu’il mentionne des sources qui les nomment « bergers captifs ». Joseph cite en fait Manéthon au second livre de l’Histoire d’Egypte qui les présente comme des personnages sanguinaires : « ils se saisirent des chefs, incendièrent sauvagement les villes, rasèrent les temples des dieux et traitèrent les indigènes avec la dernière cruauté, égorgeant les uns, emmenant comme esclaves les enfants et les femmes des autres ».Manéthon précise qu’ils venaient de l’Orient à l’improviste et qu’ils appartenaient à « un peuple de race inconnue ». Flavius Joseph n’hésite pas à les qualifier « nos aïeux ».Leur capitale fut Avaris « dans le nome Sethroïde … » et leur premier roi « Salitis …la rebâtit et la fortifia de très solides murailles, il établit, en outre, une multitude de soldats pesamment armés, deux cent quarante mille environ, pour la garder ».Après que les rois de Thébaïde eussent chassé d’Egypte ses « Pasteurs » après un siège de la ville, Joseph avance en se basant d’après le texte de Manéthon que les 240 000 soldats partirent et « bâtirent dans le pays appelé aujourd’hui Judée une ville qui pût suffire à tant de milliers d’hommes et la nommèrent Jérusalem ».
    Cette invention de la fuite en Egypte a été forgée bien après le retour de Babylone et rédigée plus tard sous les Séleucides au moment où Jérusalem devient véritablement juive en chassant tous les étrangers sous l’action du grand prêtre Simon qui accède au pontificat en -141 après la mort de son frère Jonathan. Démétrios II suite à des difficultés concède une autonomie proche de l’indépendance aux juifs. La conclusion de sa lettre de -141 (-170 du calendrier d’Alexandre) « le joug des nations est ôté d’Israël, et le peuple commença à écrire sur les actes et les contrats. »Ce résultat est dû à la publication la même année de la lettre circulaire du consul Metellus Calvus proclamant amitié et alliance entre les Romains et le grand prêtre Simon. La rédaction du Pentateuque participait de la politique de judaïsation de Simon qui a été choisi comme chef et grand prêtre sacrificateur mais avait été amorcée par Jonathan qui avait commencé à établir « un texte saint qui commence à constituer une forme de « Bible » proche de celle actuelle.Lorsque Antiochos VII prit le pouvoir il adressa un lettre à Simon qui confirmait son autonomie et renouvelait l’autorisation « de frapper ta propre monnaie, avec cours légal sur ton territoire. » c’est à ce moment la qu’apparaîtrait le sicle et le demi-sicle.il ‘s’agit d’une monnaie divisionnaire en bronze mais une monnaie d’argent n’est pas à exclure. Si on a recueilli aucune monnaie et qu’Antiochos VII révoqua tous les privilèges aux juifs, rien n’interdit que sa mention dans Exode fasse partie d’un projet.
    Si Moîse évoque « Yahvé ton dieu qui t’a fait sortir d’Egypte » dans le Deutéronome c’est que ce dernier est aussi d’écriture récente au moment où ce mythe a été inventé. Comme la sortie d’Egypte n’a aucun fondement archéologique et historique ce texte est un contemporain de celui de l’Exode qui est fondamentalement tardif. La fuite de l’Egypte relie une série de texte entre eux où elle apparaît et fait apparaître toute la cohérence du programme et montage de ces cinq premiers textes qui ont été écrits au moment où les processus monétaires et bancaires sont déjà en place. Si la monnaie est présente du temps des Perses à la fin du règne de Darius II c’est à l’époque hellénistique que les notions de prêt, d’intérêt et de taux de remboursement sont en usage.
    L’identité ethnique ou nationale n’a pas de fondement objectif, il s’agit d’une fiction sociale construite collectivement et historiquement. La réalité des liens du sang supposés derrière les différentes communautés ethniques ou nationales à travers quelques exemples concrets, ne correspond non seulement à aucune réalité biologique et historique mais s’avère également sur le plan théorique sans objet..
    L’identité collective se fabrique en tant que fiction sociale et théologique et ce fut la mission du texte biblique dont le programme rédactionnel unitaire se situe au III e siècle avant notre ère.

  5. DERIERE MOISE SE CACHE LE PRETRE D’OSIRIS D’HELIOPOLIS OSARSEPH D’HELIOPOLIS, DEVENU LEPREUX ET DEPORTE AVEC LES AUTRES LEPREUX/ UNE EXPERIENCE DE LA RELATION DE LA BASE ET DU SOMMET

    On attribue à Moïse, « sous inspiration divine » la rédaction du Pentateuque constitué de Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome.
    Spinoza avait identifié un unique auteur pour les 11 premiers livres. Il attribuait cette rédaction à Esdras au VI è siècle avant notre ère.
    Les constats issus des prospections archéologiques faits dans le désert du Néguev par les archéologues Israéliens ne révèlent aucune traces de campements de populations. Le projet de rédaction de ces ouvrages n’a pu se réaliser qu’à partir du III e siècle avant notre ère. Cette position est aussi celle d’ Israël Finkelstein. On trouve dans Exode une référence à des monnaies et à des processus bancaires qui sont des anachronismes. En effet l’invention de la monnaie attribuée au roi Lydien Crésus, serait due aux cités ioniennes marchandes à la fin du VII è siècle avant notre ère. L’Egypte ne connaissait pas la monnaie et les preocessus qui en découle avant l’arrivée des grecs avec Alexandre III de Macédoine. La situation était analogue en Judée qui sera jusqu’en -200 sous la domination des grecs d’Egypte (dynastie des Ptolémées).
    Non seulement l’Exode avec ses références aux opérations liées à l’argent ne pseut se situe pas au VI ème siècle avant notre ère au moment où se diffuse la monnaie, mais au moment où les concepts de prêt et d’interêt sont des processus de type banquaire évolués.

     » Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, au pauvre qui est près de toi, tu n’agiras pas à son égard comme un créancier/ vous ne lui imposerez pas d’intérêt. » Exode 22,24.
     » 30, 12.
    Comme les Juifs n’ont rien écrit ormis le Pentateuque sur leur histoire (la Tora) la question qui se pose est alors la source des matériaux historiquex utilisés.
    Cerains sont très anciens et remontéraient à -1000

    La mort de Jacob pourrait faire référence à un pharaon Hyksos , le Baal Yacoub. »Puis Joseph ordonna aux médecins qui étaient à son service d’embaumer son père et les médecins embaumèrent Israël. On lui consacra quarante jours pleins, car tel est le nombre de jours que dure l’embaumement. Les Egyptiens le pleurèrent pendant soixante-dix jours ». Génèse, Funérailles de Jacob, 50.
    Les peuples Amorrhéens sont seulement connus par les textes mésopotamiens, les Hittites ont disparus vers -1200 sous les coups de Gasgas et ne sont plus des conquérants en 1220, les Perizzites dont la seule mention sous cette forme est seulement dans le Pentateuque ne sont pas un peuple, les Cananéens sont en revanche une entité large regroupant plusieurs groupes ethniques, les Hiwwites, et les Jébouséens sont mentionnés dans Exode et Deutéronome où est rajouté les Guirgachites.
    Ce texte est censés avoir été écrit vers -1222 par Moîse 600 ans avant la « sois-disante » réforme monothéiste de Josias qui aurait découvert en -622 le Deutéronome ( second discours ou debarim) de Moïse.
    Le seul inconvénient à cette théorie forgée probablement au retour de Babylone et même plus tard encore sous les Séleucides
    au moment où Jérusalem devient véritablement juive en chassant tous les étrangers sous l’action du grand prêtre Simon qui en -141 après la mort de son frère Jonathan. Démétrios II suite à des difficultés concède une autonomie proche de l’indépendance aux juifs. La conclusion de sa lettre de -141 (-170 du calendrier d’Alexandre) « le joug des nations ft ôté d’Israël, et le peuple commença à écrire sur les actes et les contrats. »
    Ce résultat est dû à la publication la même année de la lettre circulaire du consul Metellus Calvus proclamant amitié et alliance entre les Romains et le grand prêtre Simon. La rédaction du Pentateuque participait de la politique de judaïsation de Simon qui a été choisi comme chef et grand prêtre sacrificateur mais avait été amorcée par Jonathan qui avait commécé à établir « un texte saint qui commence à constituer une forme de « Bible » proche de celle actuelle, la Vulgate, mise au point en 1548 après le concile de Trentre. Lorsque Antiochos III prit le pouvoir il adressa un lettre à Simon qui confirmait son autonomie et renouvelait l’autorisation « de frapper ta propre monnaie, avec cours légal sur ton territoire. » c’est à ce momlent la qu’apparaîtrait le sicle et le demi-sicle.
    il ‘s’agit d’une monnaie divisionnaire en bronze mais une monnaie d’argent n’est pas à exclure. Si on a receuilli aucune monnaie et qu’Antiochos III révoqua tous les privilèges aux juifs, rien n’interdit que sa mention dans Exode fasse partie d’un projet.

    Le fait que Moîse évoque « Yahwé ton dieu qui t’a fait sortir d’Egypte » dans le Deutéronome. et que la sortie d’Egypte n’a aucun fondement archéologique et historique, il fait de ce texte un contemporain de celui d’ Exode faisant apparaître ainsi toute la cohérence du programme et montage de ces cinq premiers textes écrits à partir de l’époque hellénistique.
    La découverte par Josias du texte de Deutéronome est une fiction . Cette histoire aurait été inventée pour servir de relais entre un Moïse censé recevoir une révélation en 1222 et la période de retour de Babylone. Ce texte est censé après 600 ans de silence de révéler l’existence d’une ‘ révélation divine » essentielle et occultée.
    On a pris l’habitude de situer ces textes, comme des compilations perpétuelles à partir d’une supposée « école deutéronomiste » constituée au retour de captivité. On aurait parlé alors de la découverte de Deutéronome par le Roi Josias, texte rédigé 600 ans auparavant censé contenir les paroles de Moïse. Cette Ecole avec une autre dite « sacerdotale aurait ainsi légitimée son action de reconstruction morale et idéologique de la nation juive.

    Si le topos de « la sortie d’Egypte » qui ne repose sur aucune matérialité archéologique est présent dans Deutéronome,il permet de porter un discrédit complet à toutes idées de rédactions anciennes du Pentateuque dont l’écriture finale se place non pas dans le milieu particulier de Babylone avec « l’ école de Néhémie » ou encore moins celui d’Alexandrie mais dans le cadre d’Antioche sous les Séleucides. Par ailleurs il faut insister sur le fait qu’ au III è siècle avant notre ère, Jérusalem n’étant pas un centre intellectuel susceptible de produire des textes; il était encore un centre secondaire avec une faible valeur stratégique. Après la bataille de Panion en -200 qui marque la fin de l’influence Lagide en Judée le roi de Syrie Antionchos III est intéressé par l’ethnos juif. En effet l’observance stricte du sabbat qui nécessite un arrêt complet de toute activité et par conséquent militaire permet à Antiochos III d’accorder des faveurs aux juifs pour les encourager à ne pas lever d’armée rebelle. Le roi Séleucide offre des sacrifices et favorise la restauration du Temple de Jérusalem.
    C’est à ce moment là qu’aurait été stabilisé le monothéisme et non pas sous le règne de Josias au VI ème siècle avant notre ère. Il aurait seulement évacué Ashera « l’épouse de Yawhé » au profit du Dieu des Armées « Yahwé Sabaoth » pour faire face à la menace assyrienne. Le Roi de Judas pour s’affranchir de l’imposition aux Assyriens devait se constituer une armée de conscription qui ouvrait le recrutement aux montagnards israélites; il fallait qu’il détruise le pouvoir de l’oligarchie cananéenne dont les prêtres se disaient descendre d’Aaron. Quant au personnage de Moïse il pourrait apparaître comme une invention du temps de Josias pour légitimer les réformes du roi sous l’impulsion de Jérémie qui est à la tête des « prêtres yahwistes » les Lévites. Josias est censé redécouvrir le rouleau du Deutéronome lors de la réforme du Temple où sont évacuées avec Ashéra les prostituées sacrées du Temple de Jérusalem.
    Moîse dérive de Mosé (mès) en égyptien qui signifie enfant. Sa naissance est un topos ancien remontant à l’Age du Bronze Moyen pour la naissance de Sargon (2996/2240) qui est le fils d’une prostituée sacrée; le bébé aurait été abandonné au fil de l’eau et recueilli par un jardinier qui l’élève comme son propre fils.
    Les dix plaies d’Egypte qui étaient au départ au nombre de sept sont un topos assyrien. Dans la « rameuse du lac » conte merveilleux ( papyrus) Westcar, le prêtre-lecteur du pharaon Snéfrou, le père de Chéops vers -2500 ouvre les eaux en deux de l’étang afin de récupérer une boucle d’oreille. Quant à la libération des hébreux d’Egypte elle renverrait au seul fait historique connu, celui de Ptolémée II qui libère un grand nombre de juifs capturés par son père et s’intéresse à la culture juive. Il serait celui qui aurait commandé la traduction en grec de la Bible: la septante ce qui n’est pas confirmé. Cest à nouveau un mythe pour dissimuler l’écriture tardive du Pentateuque en le plaçant ainsi avant le III e siècle.
    Quant à la sortie des « hébreux » d’ Egypte qui ne repose sur aucun constat archéologique et sur aucune date historique plausible, trouverait un écho chez les captifs Juifs de Ptolémée Ier dont le nombre se serait élevé à plusieurs centaines de milliers.

    Tout lecteur reste choqué, troublé et révolté à la lecture du Pentateuque où transparaît une violence insoutenable, avec une litanie de sentences de mort et un soutien de Yahwé pour le génocide des populations cananéennes. La mise à mort est prônée plusieurs fois dans Lévitique. Le ton du texte qui se lit facilement de nos jours repose sur le principe du « roman hellénistique. »
    Le livre de Genèse reprend un texte sumérien optimiste sur la vie en le transformant en un texte mortifère. Philon d’Alexandrie sera un propagandiste de Moïse.
    Avant l’arrivée d’Alexandre à Gaza qui procède au siège de la ville les Samaritains sous l’administration Perse ont au début du V è siècle la haute main sur Jérusalem qui est incluse dans l’ancienne satrapie de Samarie. Leur fameux pentateuque ne serait pas antérieur au II ème siècle avant notre ère, d’après Etienne Nodet dans son ouvrage « La crise Maccabéenne. »
    Quant à la visite d’Alexandre à Jérusalem , c’est un mythe. Il s’est rendu à Antipatris ou Kéfar-Saba qui est le nom qu’Hérode donne à Antipatris) qui se trouve en Samarie, sur la route du littoral entre Gaza et Tyr.
    Les documents cités par Flavius Joseph montrent indiscutablement une véritable politique d’Antiochos III de Syrie en faveur des juifs, par la stimulation de leur piété, de leur fidélité au roi en promouvant Jérusalem comme centre. La souveraineté séleucide, attestée par ailleurs, sur Jérusalem place le début de la rédaction du Pentateuque sous le règne d’Antiochos III de Syrie et sous le pontificat du grand prêtre Jonathan.
    Comme les Juifs n’ont pas d’écrits anciens disponibles sur la totalité de leur histoire en dehors du Pentateuque, ormi les Annales royales, on peut tenter en revanche de définir alors les sources historiques utilisées comme les Annales des Rois d’Israël et les annales des Rois de Juda où leurs généalogies sont clairement mentionnées ainsi que leurs actes ; ils bénéficiaient des annales phéniciennes, babyloniennes et égyptiennes. A partir de l’époque hellénistique où apparurent des grandes bibliothèques ils ont bénéficié de grandes histoires universelles comme celle de Bérose pour la Babylonie, de Nicolas de Damas, de Manéthon pour l’histoire Egyptienne qui évoque l’histoire d’un Moïse prêtre d’Osiris lépreux d’Héliopolis. Ils se servaient de bas reliefs ou de fresques égyptiennes qu’ils allaient consulter sur place en Egypte pour leur projet de rédaction comme la chapelle funéraire d’Aménophis fils d’ Hapou dont le nom est transcrit dans la Bible à l’envers comme il l’est en effet sur une des parois après avoir été refait après le martelage à l’époque amarnienne. Le nom de l’architecte en « verlan » devient un titre honorifique dans le récit biblique et Aménophis devient le personnage de Joseph. La rédaction de la Bible apparaît pas seulement comme une entreprise nationale au moment de la définition de l’ethnos juif mais participe par son mépris de l’histoire réelle a une entreprise d’appropriation culturelle. En ce sens cet ouvrage est l’entreprise criminelle absolue contre l’histoire de l’humanité.Mais le crime fondamentale est celui de l’affirmation de race et en particulier la « race blanche » : « Telles sont les familles des fils de Noé, selon leurs générations, selon leurs nations. Et c’est d’eux que son sorties les nations qui se sont réparties sur la terre après le déluge. » (Genèse, Chapitre 10, Versets 6-7).En citant les enfants des fils de Noé, à savoir Sem, Japhet et Cham, ils ne manquent pas d’attribuer aux descendants du dernier, à lui seulement et uniquement, les noms de peuples appartenant à la race noire : Canaan, Cush, Mitsraïm, Puth (Genèse, Chapitre 10, Versets 6-7). « Maudit soit Canaan ! Qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères !…Béni soit l’Eternel, Dieu de Sem et que Canaan soit leur esclave ! Que Dieu étende les possessions de Japhet, qu’il habite dans les tentes de Sem et que Canaan soit leur esclave. » (Genèse, Chapitre 9, Versets 25-27. C’est ainsi que les rédacteurs des Evangiles dans la continuité xénophobe du judaïsme ont emprunté la Vision Kamite du Monde, certains des traits majeurs de la nouvelle foi : la naissance virginale de Jésus (qui correspond à la naissance d’Horus), la trinité, (à l’exemple de la famille : Osiris, Isis, Horus), la résurrection, (sur le modèle du mythe d’Osiris), la cène (également sur le modèle du mythe d’Osiris).

  6. ABRAHAM EST UN TITRE DE GOUVERNANCE DANS LE MITANNI.

    Nicolas de Damas (Syrien Juif Hellénisé du Ier Siècle av.J.C), secrétaire, professeur et ami du Roi Hérode le Grand (Tétrarque de Judée 41-40, Roi de Judée 40-37 et Roi d’Israël 37-4), dans le quatrième livre de son Histoire, dit : « Abraham a régné à Damas, c’est un étranger, qui est venu avec une armée de la terre au-dessus de Babylone, appelée le pays des Chaldéens, mais, après un long moment il s’est retiré de ce pays aussi, avec son peuple et est allé dans le pays alors appelé la terre de Canaan … » Il est probable que la venue en Canaan soit une concession faite au parti pharisien . La première partie du texte parle bien d’un chef d’armée qui a règné à Damas. Flavius Joseph dans les Antiquités Judaïques mentionne qu’Abraham aurait fait une expédition militaire en Arménie. La mention de l’Arménie est totalment anachronique ; ce non est apparu postérierement à la période de l’Abraham biblique.
    Entre le temps biblique d’Abraham et l’émergence de l’Arménie se situe le royaume de l’Urartou. L’Urartu ou Ourartou est un royaume constitué vers le Xe siècle av. J.-C. autour du lac de Van, dans l’actuelle Turquie orientale ; son territoire s’étend également sur les pays voisins : Arménie, nord-ouest de l’Iran, nord de la Syrie et de l’Irak, sud de la Géorgie (expansion maximale). Cet État est appelé Biai ou Biainili par ses habitants mais Uruatri et Urartu dans les sources assyriennes.
    Le peuple urartéen semble être tout comme les Hourrites un descendant de la culture kouro-araxe, qui s’épanouit en Transcaucasie dans le courant du IVe     IIIe millénaires av. J.-C. (datation mal connue), avant de s’étendre vers le sud. Le fait que la langue urartéenne présente de nombreux traits communs avec la langue hourrite de la fin du IIIe millénaire av. J.-C. (ou du moins de ce que l’on en connaît) semble indiquer que la séparation des deux groupes est alors récente, et a dû se faire vers le milieu de ce millénaire. La civilisation urartéenne telle qu’on la connaît par la suite prend naissance dans la seconde moitié du IIe millénaire av. J.-C. dans la région du lac de Van, qui reste longtemps le centre politique du royaume d’Urartu.
    Les évènements de la seconde moitié du VIIe siècle av. J.-C. sont très mal connus. On sait que les Scythes pillent la région avant de dominer les Mèdes. Les citadelles urartéennes disparaissent toutes dans des destructions à cette période, mais la cause de ces évènements reste incertaine. Mais l’Urartu résiste et existe encore vers 590-585, le roi mède Cyaxare, après avoir abattu l’Assyrie, le prend, alors qu’il est en route vers l’Anatolie.
    L’arménien constitue un rameau isolé du groupe indo-européen[1]. Si, dans la plupart des langues, le mot « Arméniens » est utilisé pour désigner ce peuple, les Arméniens eux-mêmes se nomment « Hay » (en alphabet arménien : « Հայ », au pluriel : « Hayer », « Հայեր »), nom qui semble provenir du héros national éponyme Haïk. Par ailleurs, « Arménie » s’écrit « Հայաստան » en arménien, et se prononce « Hayastan ». Selon la tradition arménienne, Haïk serait le fils de Torgom, fils de Gomer, fils de Japhet, lui-même fils de Noé, et les Arméniens auraient peuplé la région au pied du mont Ararat après le « Déluge « .
    Le mot « Arménie » proviendrait de l’araméen ; il signifierait probablement « Haut pays » et c’est un terme des plus vagues, appliqué d’une manière générale à toute la région des plateaux que couvre le double-cône de l’Ararat[3]. »
    Du temps de l’Abhraham biblique les Arméniens ne sont pas encore sur le territoire qui constituera l’Arménie. Au début du Ier millénaire avant notre ère., les Arméniens, en provenance d’Anatolie occidentale, ont atteint les vallées du Haut Euphrate. À cette époque, le territoire de l’Arménie historique est occupé par des tribus hourrites. Dans la région du lac de Van, le roi d’Assyrie Téglath-Phalasar Ier (de 1114 av. J.-C. à 1076 av. J.-C.) fait ériger une stèle qui commémore sa victoire sur des « rois de Nairi ». Ce sont sans doute ces gens de Nairi qui s’unissent et fondent le royaume d’Urartu (Uruatri, Uratru ou Ourartou sont d’autres orthographes retrouvées) pour faire face à la pression assyrienne. Ce royaume prédécesseur de l’Arménie s’est épanoui sur le plateau arménien entre 883 et 590 av. J.-C. C’est en -855 qu’apparaît pour la première fois l’Urartu dans les tablettes assyriennes avec la mention d’un certain « Aramu d’Urartu ». Aramu, le fondateur de ce royaume, unifie les principautés de la région et se dénomme « roi des rois ». C’est ainsi que les Urartéens imposent leur souveraineté à travers tout le Taron et le Vaspourakan.
    La théorie la plus couramment avancée est que les Arméniens auraient fait partie des groupes thraco-phrygiens passés en Anatolie vers -1200 au moment des invasions des Peuples de la mer qui auraient été des Pélasges. Un rameau proto-arménien se serait séparé des Phrygiens et déplacé vers l’est jusqu’à l’Euphrate dans la région de la ville actuelle de Malatya. Les opinions divergent à nouveau : si certains pensent que les Arméniens ont été un des éléments constitutifs du royaume d’Urartu, la plupart des auteurs sont d’avis que les proto-Arméniens auraient pénétré dans le pays à la charnière des VIIe et VIe siècles av. J.-C., au cours de la période qui voit l’affaiblissement puis l’effondrement de l’Urartu. Ils franchissent alors l’Euphrate et se fondent avec les Urartéens auxquels ils imposent leur langue. C’est alors qu’apparaît le mot « Arménie » dans l’inscription trilingue de Behistoun qui relate les victoires du roi perse Darius. La version akkadienne parle d’Ourachtou mais les textes en vieux-persan et élamite mentionnent Arminia et khar-min-ou-ia. Le géographe grec Hécatée de Milet -550 /-480 parle également d’Arminioi à la fin du VI e siècle avant notre ère.
    Après une courte domination mède du territoire (de 590 à 549 ?), l’Arménie fait partie de la Perse achéménide , comme l’atteste l’inscription de Béhistoun (fin du VIe siècle av. J.-C.), premier document mentionnant l’Arménie. La mention de l’Arménie attaquée par Abraham par Flavius Joseph est non seulment anchronique et incohérente. L’Abraham biblique est censé vivre entre le XVII e et XIV e siècle.
    Aujourd’hui, le nom d’Abraham est encore célèbre dans la région de Damas où un village porte son nom. Damas est désignée comme ayant fait partie de l’ancien royaume des Hyksos de v.1720 à 1530 av.J.C (Mac Millan, pp. 30-31) qui va conquérir l’Égypte (XVe et XVIe dynastie), puis tombe sous la domination de l’Égypte. Tout porte à croire que l’Abraham historique qui a servi au texte biblique était un roi Hyksos qui signifie en égyptien « chef des peuples étrangers » (heka khasewet), Ils chassèrent les dirigeants de la XIIIe dynastie, qui siégeaient à Memphis, et fondèrent les XVe et XVIe dynasties d’Égypte (entre -1674 et -1548), régnant sur la Basse et la Moyenne-Égypte durant plus d’un siècle. Traditionnellement, seuls six dirigeants de la XVe dynastie sont appelés « Hyksôs ». Les Tanach se qualifient eux-mêmes de Cananéens, descendants de Ham, fils de Noé. Les noms Hyksôs sont très proches des noms cananéens, et certains archéologues pensent que les Hyksôs et les Phéniciens sont un seul et même peuple. Les Hyksôs introduisirent de nouveaux armements en Égypte, notamment l’arc composite, le cheval et le char. Abraham est censé apporter aux Egyptiens l’astronomie et les mathématiques. Cette affirmation qui ne repose sur aucune trace tangible de dossiers scientifiques dans le texte biblique prend du sens si il est est un roi Hyksos.
    Les nombreux princes de la XVIe dynastie sont issus d’un métissage Hyksôs (Indo-européen et Sumérien), sémite (Afrasiens), asiatique (Anatoliens) et égyptien (Afrasiens). Les noms des princes de la XVe dynastie nous sont parvenus grâce aux œuvres et aux monuments égyptiens, ainsi que par l’Histoire d’Égypte de Manéthon, rédigée sous Ptolémée III Évergète Ier P (-284 / -222) pharaon grec de la période lagide qui gouverne l’Égypte de -246 à -222. Un fois encore la récupération du fond Hyksos avec Abrham et Baäl Jacoub par les rédacteurs de la Bible s’est faite après le règne de Ptolémée III plaçant la rédaction du Pentateuque à la fin du III è siècle. Constat qui va à l’encontre de la rédaction de la Septante vers- 270 et qui se révèle comme une légende afin de faire croire qu’elle est une traduction du Pentateuque qui aurait été écrite en hébreu à une date haute comme une version du Tanakh (Bible hébraïque) en langue grecque. Selon une légende rapportée dans la Lettre du pseudo-Aristée, document sans authenticité historique, la traduction de la Torah aurait été réalisée par 72 (Septante-deux) traducteurs à Alexandrie, vers 270 av. J.-C., pour les Juifs qui y étaient alors relativement nombreux, à la demande de Ptolémée II. Une légende postérieure veut que ces 72 érudits aient tous traduit séparément l’intégralité du texte, et qu’au moment de comparer leurs travaux, on se soit aperçu avec émerveillement que les 72 traductions étaient identiques. Dans sa paraphrase de ce récit, Flavius Josèphe arrondit à 70 traducteurs , d’où le nom retenu par la postérité. C’est sous les successeurs de Ptolémée III qu’il faut placer cette entreprise de rédaction en grec des textes bilique qui sont enfin rédigé en -200.
    Les constats issus des prospections archéologiques faits dans le désert du Néguev par les archéologues Israéliens ne révèlent aucune trace de campements de populations ayant séjournés 40 ans. L’exode depuis l’Egypte apparaît comme reposant sur aucune réalité historique, elle est purement apologétique et s’interprète par l’exégèse juive : le midrash.
    Comme l’esclavage est étranger à la société égyptienne ancienne et que les notions de prêt ou de remboursement avec taux d’intérêt apparaissent au III è siècle avant notre ère, ces thèmes ne peuvent remonter qu’à l’époque hellénistique au moment où les grecs s’installent en Egypte et que l’ethnos juif est reconstitué à Jérusalem.Des prisonniers étrangers sont introduits dans l’Egypte à partir du premier roi macédonien et prennent le statut d’esclave ; ce fut le cas pour de nombreux juifs que l’on évalue au moins à 100 000 hommes d’après la Lettre d’Aristée. La défense farouche des pères de l’Eglise de l’authenticité mosaïque du Pentateuque rejoint celle du judaïsme et toute mise en doute équivaut à une excommunication.Jusqu’au XVI è siècle la Bible était considérée comme un document historique absoluIl se présentait comme une « métahistoire cohérente d’un bout à l’autre depuis la naissance du monde à la naissance du peuple juif. Il faut admettre la gravité des questions qui se posent à tout lecteur rationnel. Les désaccords reposent sur la façon que se sont opérées les doublets, les contradictions et les anachronismes du Pentateuque. Un des points forts de la contradiction de ces textes entre eux apparaît avec la possession des esclaves et leur libération : « Quelle loi s’impose en matière d’esclavage ? Ainsi, faut-il libérer l’esclave après six ans (Deutéronome, Exode) ou bien quand on célèbre l’année jubilaire (Lévitique) ? Après six ans, faut-il libérer seulement l’esclave (Exode) ou bien aussi la servante (Deutéronome) ? Est-il licite d’acquérir un esclave hébreu (Exode, Deutéronome) ouest-ce interdit (Lévitique) ».La mise en esclavage de la totalité de l’Egypte accompagnée d’une domination foncièrene peut se placer qu’à la période ptolémaïque.« Ainsi Joseph (Aménophis fils d’Hapou) acquit pour Pharaon toutes les terres d’Egypte. Les Egyptiens, en effet, vendirent chacun son champ, car la famine les pressait, et le pays appartint à Pharaon. Quant au peuple il le réduisait à l’esclavage, d’un bout à l’autre du territoire d’Egypte » Genèse 47, 23.On arrive à ce constat, une fois encore, que la rédaction finale de ces ouvrages n’a pu se réaliser qu’à partir du III è siècle avant notre ère et se poursuivre encore jusqu’au Ier siècle avant notre ère. La mention du récit de Joseph qui est sensée se placer à l’époque patriarcale est totalement isolée sans continuité avec la naissance de la royauté trahit la situation de l’auteur de Genèse qui a sélectionné une histoire en s’inspirant de documents anciens d’origine égyptienne, chaldéenne, phénicienne. C’est une histoire reconstituée artificiellement comme celle des patriarches. Si l’auteur de Genèse n’a rien à dire sur une période de plus de 400 ans c’est que la conscience d’une histoire collective fait défaut ; elle ne peut appartenir qu’à un peuple structuré et c’est à l’époque royale qu’elle commence à émerger à partir d’Annales qui ont été perpétuellement mis à jour.
    Dans son Contre-Apion Flavius Joseph tente d’affirmer l’ancienneté de « l’antiquité de la race juive » La question ne peut-être que celle de la nation juive et non la race qui ne veut rien dire ; les peuples étant fait de mélange Joseph est marquée par les lois du Lévitique qui impose des épouses juives bien après le retour de Babylone. Ses adversaires sont les auteurs grecs qui ont ignoré les juifs et leur histoire : « Mais comme je vois bon nombre d’esprits, s’attachant aux calomnies haineuses répandues par certaines gens, ne point ajouter foi aux récits de mon Histoire ancienne et alléguer pour preuve de l’origine assez récente de notre race que les historiens grecs célèbres ne l’ont jugée digne d’aucune mention ». Il reconnaît que quelques grecs ont fait mention des Juifs : « Choerilos, poète assez ancien cite notre nation comme ayant pris part à l’expédition de Xerxès, roi de Perses, contre la Grèce ; En effet après l’énumération de tous les peuples, à la fin il mentionne aussi le nôtre en ces termes : « Le langage phénicien sortaient de leurs lèvres.

  7. IL N’ Y A PAS DE LOIS NOUS SOMMES SEULS AVEC NOS GENOCIDES.

    Le texte biblique est bâti sur la base d’une sémantique et d’un ensemble de règles qui constituent un formalisme original.
    Distinguer la part de fiction de la réalité historique dans la Bible est une tâche difficile, même dramatique car elle remet en cause sa construction théologique.
    Pour Paul Ricoeur histoire et fiction s’entremêlent dans la reconstruction du temps où le caractère « quasi historique » d’un récit de fiction recouvre la relecture quasi imaginaire du véritable passé réédifié selon une construction théologique.
    L’écriture de l’histoire dans la Bible imite la mise en intrigue de la fiction. Elle repose sur un présupposé qui est « comme si cela s’était passé ainsi. ». C’est la vraisemblance qui est au service de l’intention qui ne peut se matérialiser que par la fiction romanesque en référence à celle du roman hellénistique. C’est par la modernité du ton de la Bible avec des moyens littéraires élaborés qu’elle nous parle et par conséquent trahit sa rédaction à l’époque hellénistique au moment où Rome commence à écrire son histoire nationale.
    Le cycle de David est censé être construit avec des matériaux historiques parfois remontant à -1000 qui sont au service d’une puissante et admirable évocation offrant des perspectives uniquement à l’homme judéen qui devient un « juif » au sein d’un peuple qu’on est en train d’inventer. On raconte l’histoire par le vecteur de la fiction afin d’obtenir une histoire contrôlée par une élite sacerdotale. Flavius Joseph dans son Contre-Appion proclame que l’histoire doit être écrite par des prêtres.
    La question que pose la Bible est celle du sens de la vie de l’homme et celui de la gouvernance du monde. Peut-on gouverner les hommes sans un concept divin ne serait-ce que sous la forme de concepts agissants.
    La direction élective s’applique à l’élu du peuple ou d’un conseil représentatif. Porté au pouvoir, l’élu désigné déploiera tous les efforts pour se mettre à la disposition de ses électeurs, les servir et leur dispenser tout le bien, et flatter leur personne. Désireux de s’acquérir la faveur populaire et attirer la sympathie, il se contentera en définitive de veiller au grain.
    L’autorité souveraine nommée par le pouvoir suprême, libérée de toutes les contraintes d’une direction élective, peut se consacrer à son vrai rôle, diriger le peuple et le conduire au but assigné. Une telle direction tient les rênes du pouvoir et mène le peuple d’autorité au risque de nuire à sa popularité et d’être confronté à des mouvements d’opposition et de contestation. Néanmoins, il ne fléchira pas pour renoncer à ses objectifs ou modifier sa ligne de conduite.
    Une société démocratique optera en toute logique pour la direction élective, alors que celle attachée à la voix de la Thora choisira l’autorité souveraine et defait elle est anti-démocratique et conduit au pire des racismes.
    Les rabbins intégristes actuels révèlent par leurs propos hallucinants allant contre la notion des Droits de l’Homme et font apparaître une explication de la Shoa.
    Il y a deux mois Mr Yosef a expliqué la logique derrière ses points de vue et ceux de rabbins ayant le même état d’esprit.

    « Les Non Juifs sont nés seulement pour nous servir ». Expliquant pourquoi Dieu a donné une longue vie aux Non juifs il a ajouté : « imaginez que votre âne meurt vous perdriez votre revenu. (L’âne) est votre serviteur… C’est pourquoi il – le Non Juif- a une vie longue pour bien travailler pour les Juifs ».

    Les remarques faites par Mr Yosef contre les Juifs ont été reçues par les responsables israéliens et la plupart des médias par un silence respectueux. C’est au gouvernement des US et de l’ADL ( Anti Diffamation Ligue ) basée à New York qu’a échu la tache de les dénoncer publiquement. Abraham Foxman, directeur d’ADL*, a accusé les rabbins de diffuser des « idées haineuses semant la division ».

    L’utilisation par les rabbins de la théologie comme soutien à la discrimination raciale s’applique bien au-delà du domaine du logement.

    Cet été, Yosef Elitzur et Yizhak Shapira qui dirigent un séminaire influent dans la colonie d’Yitzhar en Cisjordanie ont publié un livre « The King’s Torah » – « Le Torah du Roi » un guide de 230 pages pour dire aux Juifs comment ils doivent traiter les Non Juifs.
    Les deux rabbins concluaient que les Juifs avaient obligation de tuer quiconque posait un danger, immédiat ou potentiel, au peuple juif, impliquant que tous les Palestiniens devaient être considérés comme une menace. Sur ces bases la paire de rabbins justifiait de tuer des civils palestiniens et même leurs bébés.
    Mr Rachelevsky fait remarquer qu’on enseigne aux écoliers dans certaines des écoles les plus religieuses que les Juifs sont au dessus de la nature qui comprend 4 catégories :

    « l’inanimé » « le végétal » « l’animal » et les »détenteurs de la parole» – – or les Non Juifs y sont considérés tout au plus comme des animaux parlants.
    Ces positions prolongent celles du premier rabbin d’Israël Kook
    Dans « Orot, » Orot Ysrael chapitre 5, article 10 (page 156), le Rav Kook écrit.
    « La DIFFERENCE entre l’AME JUIVE, dans toute son indépendance, ses désires intimes, ses exigences, son caractère et sa valeur d’un côté et de l’AME DES GENTILS de l’autre côté, A TOUS LES NIVEAUX, est PLUS GRANDE et plus profonde que la différence entre l’âme de l’HOMME et l’âme d’un ANIMAL, car cette dernière différence n’est que QUANTITATIVE tandis que la première est essentielle et QUALITATIVE. »

    …et le Rav Kook a formuler : « Le pire des Juifs est plus Qadosh que le plus sages des Goyim ». Tandis que la Gemarra en répétant un Midrash affirme : « Un Goy qui etudie la Thorah est comme le Kohen Ha-Gadol », en précisant que « la Thorah » c’est « la Thorah qui lui appartient (au Goy) » : la sagesse des nations comme la science, la philosophie (la vraie), la musique etc
    La police a arrêté le rabbin d’Yitzhar, Yossef Elitzur-Hershkowitz, dans la nuit du mercredi 18 août 2010. Elle le soupçonne d’incitation à la haine raciale et de possession de textes racistes.
    Cette arrestation s’inscrit dans une enquête plus large sur le livre Torat Hamelech (La Torah du roi), co-écrit par Elitzur-Hershkowitz et le rabbin Itzhak Shapira de l’implantation d’Yitzhar, en Judée-Samarie. Le livre traite des règles de guerre et notamment des conditions dans lesquelles des non-Juifs peuvent être tués sans enfreindre les lois religieuses.
    Si le livre Torath Hamelekh (ou Torah du Roi) reprend les règles religieuses prescrites en vue de la conquête d’Israël alors que le pays était peuplé de peuplades idolâtres, il oublie que dans la réalité historique les anciens Israélites ont été encore en -600 des polythéistes.
    Est-ce qu’un rabbin qui enseignerait les lois de la guerre en se basant sur les textes du corpus rabbinique serait en infraction avec la loi ?Un grand nombre de rabbins affirment que non, et que ce serait là une ingérence de la politique dans le rôle du rabbin dont la mission est la transmission du savoir rabbinique.pour exemple exposons un verset qui peu faire débat : nombre chapitre 33 verset 55.

    Le juif apostat de l’époque talmudique Elisha ben Avuya était parvenu à une conclusion athée sur l’héritage juif ; il arrivait à la conclusion : « Il n’y a pas de Loi et il n’y a pas de juge. » Par conséquent seuls les humains sont responsables de leurs actions.

  8. LE TEXTE BIBLIQUE EST DEJA UN APPEL AU GENOCIDE.

    Un type d’écrits, que l’on trouve dans les ouvrages canoniques courant comme Job Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des Cantiques et dans les extra-canoniques, est la « littérature de la sagesse ». On y trouve fréquemment utilisé le terme sagesse. Mais ce qui est également commun à des textes appartenant à un milieu culturel hébreu, c’est l’absence de thèmes typiquement israélites ou juifs.
    On n’y trouve rien sur les promesses faites aux patriarches, l’histoire de Moïse et l’Exode, l’alliance au Sinaï oul a promesse divine que la royauté appartiendrait à David. Au lieu de cela, l’accent y est fortement mis sur les enseignements des parents et spécialement sur celui dispensé par les pères

    Abraham dans le Mitanni est un titre de gouvernance qui est transformé en hébreu : אַבְרָהָם /av.ra.’am/, « père d’une multitude » est devenu un personnage important de l’histoire des peuples sémitiques qui est donné par la Bible comme étant l’ancêtre des peuples juifs et arabes, ainsi que le père du monothéisme et de la religion primitive des Hébreux. Son histoire est racontée dans la Genèse, chapitres 11 à 25. Quand la Bible était encore vue comme un récit historique précis, les spécialistes dataient cette épopée à environ 1800 avant notre ère. Aujourd’hui, elle est considérée comme mythique. La question de l’historicité ou non du personnage biblique Abraham a fait l’objet d’un travail scientifique considérable par les archéologues. L’existence d’archives extraordinairement abondantes (tablettes d’argile) a permis de conclure que le nom « Abraham » se retrouve à différentes époques et en différents lieux de Mésopotamie, sans qu’aucune utilisation particulière à Ur puisse être notée. La conclusion de toutes ces études scientifiques est la non-historicité d’Abraham, personnage biblique, donc, et non pas personnage historique. Le personnage d’Abraham apparaît dans la Genèse, au chapitre 11 (Ge 11. 21-29) d’abord sous le nom d’Abram (en hébreu : אַבְרָם, ābram, « père haut »), dans la généalogie qui suit l’épisode de la Tour de Babel.
    L’Abraham de la Bible est une fiction littéraire, on s’est servi d’un roi et chef d’armée.
    Ainsi la nature inspirée de la Bible procède de la doxa où la tradition patriarcale et la révélation son imposée comme des vérités sans fondement.
    La Torah ne fut pas, comme le dit la tradition, dictée à Moïse par Dieu au pied du mont Sinaï mais écrite très tardivement dans un programme unitaire tout en intégrant des textes anciesn hébraïque pouvant remonter à -1000.
    Pour les juifs, elle a traditionnellement été acceptée comme telle : la parole littérale de Dieu au peuple juif tout entier au mont Sinaï.
    La Torah désigne donc stricto sensu la première section du Tanakh — les cinq premiers livres de la Bible hébraïque — mais le terme est également employé pour désigner tant la loi écrite (Torah SheBeKtav) que la loi orale (Torah SHeBe’Al Pe), qui contient l’ensemble des enseignements juifs religieux à travers l’histoire, incluant la Mishnah, le Talmud, le Midrash, et d’autres. Néanmoins, la Torah dans le Judaïsme forme un tout. En effet, elle n’est pas interprétable sans s’aider de la Guémara, et toute autre interprétation de la Torah autre que celle que fait la Loi Orale n’est pas une lecture correcte.
    La transmission d’une Loi Orale sur le mont Sinaï au même titre que la Loi Écrite (Torah) qui sont complémentaires et indissociables participe de l’invention.
    Décider arbitrairement que son peuple est le peuple élu de Dieu, révèle d’un comportement psychotique et d’une forfaiture visant à se donner le droit de vie et de mort sur les autres peuples de la terre.
    Le grand érudit juif Rashi de Troyes, (1040-1105), a déclaré que le récit de la Genèse qui remonte à la création du monde, a été écrit pour justifier ce que nous appellerions actuellement un génocide. Le Dieu d’Israël qui a donné la Terre Promise à son peuple devait être, sans équivoque, suprême, de manière à ce que ni les Cananéens dépossédés, ni personne d’autre ne pourraot jamais faire appel de ses décrets. Rashi écrit précisément que Dieu nous a fait le récit de la création et l’a inclus dans la Torah « pour dire à ceux de son peuple qu’ils pouvaient donner une réponse à ceux qui prétendaient que les Juifs avaient volé le pays à ses habitants d’origine. Et cette réponse devait être: Dieu l’a fait et le leur a donné, mais ensuite il le leur a repris pour nous le donner à nous. Puisqu’il l’a fait, il lui appartient, et il peut le donner à qui il choisit de le donner ».
    L’imposture atteint des sommets quand on découvre encore en – 600 que Yahvé avait une parèdre (épouse) du nom d’Ashéra (Grottes de la région de Shephala ).
    L’avènement d’ “un seul dieu” ayant pré-éminence sur tous les autres est un acte de violence. Dans The Curse of Cain, Regina Schwartz parle de la relation entre monothéisme et violence, posant en principe que le monothéisme lui-même est la racine de la violence:
    L’identité collective, qui résulte d’une convention du monothéisme, est explicitement décrite dans la Bible comme une invention, une rupture radicale avec la Nature. Un dieu transcendant s’immisce dans l’Histoire et exige du peuple qu’il constitue, qu’il obéisse à la loi qu’IL institue, et l’article premier et principal de cette loi est, bien sûr, que (le peuple) lui promette allégeance à Lui et à Lui seul, car c’est cela qui fera de ces hommes un peuple uni, à l’inverse des “autres”, et cela mène à la violence. Dans l’Ancien Testament, d’ “autres” peuples sont éliminés, tandis que dans le Nouveau Testament des populations innombrables sont colonisées et converties dans le cadre de tels pactes. Le texte biblique est un appel au génocide.
    L’identité collective se fabrique en tant que fiction sociale et théologique et ce fut la mission du texte biblique dont le programme rédactionnel unitaire se situe au III e siècle avant notre ère. Ils seront terminés en 200 comme le proclame Simon le Juste. Les textes de Qumrân et la Septante on été produits après cette date. La lettre d’Aristée qui place la traduction de la Septante vers -300 est un faux fait pour vieillir le texte Biblique écrit entre -250 et -200.

  9. ASHERA L’EPOUSE DE YHW ou YHWH

    Les archéologues Israéliens ont cherché en vain les traces de l’errance du peuple juif dans le désert avec Moïse.
    Un exégète allemand, qui avait identifié la source du Deutéronome s’était exclamé qu’une telle vue « accrochait les débuts de l’Histoire des Hébreux non pas aux grandes créations de Moïse, mais bien à du rien venu de nulle part”. D’autres exégètes réalisèrent que cela signifiait que l’image de l’Israël biblique en tant que nation régie par des lois basées sur des alliances abrahamiques et mosaïques était complètement fausse et de l’ordre de la fiction.
    La légende des patriarches a été forgée de toute pièce artificiellement et ne repose sur aucune tradition véritable.
    C’est « du copier, coller » qui a permis d’inventer une famille patriarcale. Abraham est un roi de Syrie du nord, chef de guerre. Joseph fils de Jacob est en fait l’architecte théologien mi égyptien, mi syrien du Mitanni Aménophis fils d’Apou dont le nom écrit à l’envers dans sa chapelle funéraire a été transcrite telle quelle par l’auteur de Genèse. Le tombeau d’Hébron des Patriarches ne peut être celui de l’histoire fictive et recomposée des Patriarches.
    C’est un tombeau récupéré par l’idéologie biblique qui reste à identifiercomme celui du Mont Nébo qui déterait du III e ou du II e siècle avant notre ère.
    le Moïse biblique serait une construction midrashique par la métamorphose d’un personnage historique. Situation que l’on retrouvera avec Joseph fils de Jacob dont le surnom que lui donne Yavéh est le nom inversé du grand médecin architecte Aménophis fils d’Hapou dont on peut lire le cartouche dans son temple funéraire de Médinet Habou. Cartouche replacé après la crise amarnienne où il avait été martelé par la présence d’Amon dans sa titulature.
    Les versions Bibliques et historiques se recoupent un peu à partir du Xe siècle avec ses deux royaumes d’Israël et de Juda. Avec toutefois une différence importante, soulignée par Thomas Römer et Dominique Jaillard, c’est que la Bible Hébraïque confesse un Dieu unique, donc un monothéisme face au polythéisme de ses voisins, alors que les royaumes d’Israël et de Juda sont polythéistes comme leurs voisins.
    Les ostraca de Kuntillet ‘Ajrud datant du VIIIe siècle avant l’ère commune, dans le désert du Sinaï, portent ainsi l’inscription « Berakhti et’hem l’YHWH Shomron [ou Shomrenou] ulèAsherato » (« Je vous ai bénis par YHWH de Samarie et Son Asherah » ou « Je vous ai bénis par YHVH notre gardien et Son Asherah », selon qu’on lise Shomron : Samarie ou Shomrenou : notre gardien ). On trouve aussi la mention « YHWH et son Ashera » sur une inscription datant de la monarchie tardive (vers -600) dans la région de la Shefelah (royaume de Juda) .
    La Bible indique qu’un culte lui était rendu dans le temple de YHWH. Ainsi, le roi Josias, vers -630, « ordonna […] de retirer du sanctuaire de Yahvé tous les objets de culte qui avaient été faits pour Baal, pour Ashera et pour toute l’armée du ciel […]. Il supprima les faux prêtres que les rois de Juda avaient installés et qui sacrifiaient […] à Baal, au soleil, à la lune, aux constellations et à toute l’armée du ciel. […] Il démolit la demeure des prostituées sacrées, qui était dans le temple de Yahvé[…] ».
    Ashera[ est souvent vue comme la version cananéenne de la déesse Athirat (ou ʼAṯirat), une importante déesse-mère au culte répandu au Moyen-Orient. Cette divinité apparaît dans des sources akkadiennes sous les noms de Ashratum/Ashratu, et dans des sources hittites sous celui de Asherdu(s) ou Ashertu(s) ou Aserdu(s) ou Asertu(s).

    Le fossé culturel et religieux entre les Cananéens et les Israélites était bienmoins grand que les spécialistes de la Bible le pensaient jadis. (Michael D.Coogan le dit clairement : « La religion israélite était un sous-ensemble de la religion cananéenne. ») Dans leurs efforts pour mieux comprendre les croyances des anciens Israélites, les savants modernes ont étéconsidérablement aidés par des documents et des artéfacts extra-bibliques dégagés du sol du Proche-Orient. Pendant des années ils n’avaient pas eugrand-chose d’autre que la Bible elle-même à étudier. La situation acommencé à changer de manière spectaculaire à partir de 1929 avec la découverte des textes ugaritiques (de Ugarit, cité antique, NdT) de Ras Shamra, en Syrie.

  10. TEMPLE ANONYME DU TEMPS DES PERSES

    L’étude précédemment citée (Shen et al.[pdf]) tente d’apporter un éclairage par la génétique. Ses auteurs penchent finalement en faveur d’une approche mixte entre remplacement et continuité : « nous supposons que [les caractéristiques génétiques samaritaines] présentent un sous-groupe des prêtres juif Cohanim d’origine qui n’est pas parti en exil quand les Assyriens ont conquis le royaume du Nord […], mais qui ont épousé des assyriennes et des femmes exilées réinstallées à partir d’autres terres conquises ». Il faut cependant noter deux points : d’une part « La diversité élevée des haplotypes d’ADN mitochondrial chez les Israéliens suggère que les fondatrices féminines de chaque groupe juif aient été peu nombreuses et de différentes ascendances ». La spécificité des marqueurs génétiques féminins samaritains est donc difficile à interpréter à la lumière de la spécificité des marqueurs génétiques féminins de chaque groupe juif. D’autre part, l’apparition des spécificités n’est pas datée. Elle peut remonter avant, pendant ou après la période de la conquête assyrienne, et ne nous renseigne donc pas forcément sur les évènements provoqués par celle-ci.
    Ursula Schattner-Rieser indique « aujourd’hui, la majorité des spécialistes en samaritain est d’avis que les Samaritains se sont séparée du groupe religieux judéen à l’époque perse, lors du retour de Néhémie en 445 av. J.-C. et que le début de l’histoire des Samaritains proprement dite se situe à l’époque hellénistique avec la construction d’un temple rival de celui de Jérusalem, sur le mont Garizim[ », à Sichem, actuelle Naplouse.
    Or le temple samaritain est bien du V e siècle
    Flavius Josèphe indique que les Samaritains auraient écrit à Antiochos IV : « Nous te supplions donc, toi le bienfaiteur et le sauveur, d’ordonner à Apollonios, sous-préfet, et à Nicanor, agent royal, de ne pas nous faire de tort en nous accusant des mêmes crimes que les Juifs, qui nous sont étrangers par la race comme par les coutumes, et de consacrer notre temple anonyme au culte de Zeus Hellénios : ainsi nous ne serons plus molestés, et pouvant désormais vaquer en toute sécurité à nos travaux, nous te paierons des tributs plus considérables »
    La question qui se pose est de savoir si à l’époque Perse les sanctuaires du mont Garizim et de Jérusalen étaient consacrés à Yahwé. Il est surprenant de voir sur la première monnaie circulant dans ces satrapies de Judée et de Samarie la présence d’un dieu Perse. Dans cette perspective le sanctuaire du mont Garizim aurait été consacré à une divinité Perse assimilant Yahwé et qu’à l’époque hellénistique il aurait été d’abord consacré à Zeus Hellénios. Cela sous entend la même situation à Jérsalem à l’époque Perse. Le texte de Flavius Joseph sous entend que seuls les Judéens refusèrent la reconversion du culte Perse du sanctuaire de Jérusalem vers celui de Zeus Hellénios. On déduit alors que des partisans du rétablissement du culte de Yahwé causèrent des troubles envers l’autorité grecque.
    D’après les livres des Maccabées, des troupes samaritaines se seraient jointes en -166 à l’armée séleucide pour combattre les Judéens lors de la révolte des Maccabées : « Apollonius rassembla une troupe importante de Samarie pour faire la guerre à Israël ».
    Les Samaritains auraient également accepté de transformer le temple du mont Garizim en temple hellénistique : « Peu de temps après, le roi envoya Géronte l’Athénien pour forcer les Juifs à s’éloigner des lois de leurs pères et à cesser de régler leur vie sur les lois de Dieu pour profaner le Temple de Jérusalem et le dédier à Zeus Olympien, et pour dédier à Zeus Hospitalier celui du mont Garizim, comme le demandaient les habitants du lieu » (2M6.1-2). D’après les livres des Maccabées, l’acceptation du paganisme grec par les Juifs est partielle et « forcée », quand celle des Samaritains est demandée par « les habitants du lieu ».
    Après le succès de la révolte juive contre les Séleucides, le nouveau royaume juif des hasmonéens, alors dirigé par Jean Hyrcan Ier conquiert Sichem et détruit, vers 108 av. J.-C., le temple samaritain sur le mont Garizim, puis la ville de Samarie.
    L’arrivée de l’empire dans la région en -63 avait permis aux Samaritains de se libérer progressivement des Juifs. Mais les relations avec l’empire furent cependant parfois conflictuelles.

    Peu après les années trente de notre ère Josèphe rapporte des affrontements armés directs en Galilée, sous l’empereur Claude : « Entre les Samaritains et les Juifs s’élevèrent aussi des haines pour la raison suivante. Les Galiléens avaient coutume, pour se rendre aux fêtes dans la ville sainte, de traverser le pays de Samarie. Alors, pendant qu’ils étaient en route, des habitants d’un bourg appelé Ginae, situé aux confins du pays de Samarie et de la grande plaine, engagèrent un combat avec eux et en tuèrent beaucoup […]. Les Galiléens décidèrent la masse des Juifs à courir aux armes […]. Ils pillèrent et incendièrent certains bourgs samaritains. Lorsque Cumanus eut connaissance de cet acte, il prit avec lui l’escadron de Sébaste et quatre cohortes de fantassins, fit armer les Samaritains et marcha contre les Juifs ; il les attaqua, en tua un grand nombre […]. Cumanus et les premiers des Samaritains, envoyés à Rome, obtinrent, de l’empereur un jour d’audience pour parler des litiges qui les divisaient […]. Claude […] après avoir ouï les débats, reconnaissant que les Samaritains avaient été les premiers auteurs de ces maux, ordonna d’exécuter ceux d’entre eux qui s’étaient présentés à lui

  11. LE MONOTHEISME JUIF VIENT DES PERSES.

    Si certains auteurs font de Josias le fondateur du monothéisme, c’est en fait bien plus tard après l’Exil et encore bien après avoir été imprégné de la religion perse que le monothéisme Juif sera inventé puis instrumentalisé. Faire débuter le retour des exilés
    D’après le traité Babba batra 14 b du Talmud, ce serait le scribe –sacrificateur Esdras qui serait l’unique auteur du livre d’Esdras et Néhémie qui au départ ne formait dans la Bible hébraïque qu’un seul livre.
    La réforme religieuse d’Esdras se placerait pour certains en -398 et non en 438 ou en 458 comme le mentionne la position officielle et la réouverture du service du Temple de Jérusalem se serait effectuée en 418 en se basant sur le papyrus Pascal.
    Dans cette perspective « l’Edit de Cyrus » apparaît comme une fiction qui s’appuie sur la politique tolérante de Cyrus II. Le « Rouleau de Cyrus » qui nomme ses actes compatissants vis-à-vis des territoires de son empire ne mentionne ni la Syrie et la Judée.
    En fait on ne sait strictement rien sur la période achéménide en Judée. Seuls les papyrus de la communauté juive d’Eléphantine nous renseignent sur l’existence de deux satrapies différentes en Samarie et en Judée en -408 d sous Darius II qui a succédé à Artaxerxés II en -424. On apprend l’existence effective d’un clergé à Jérusalem qui a la maîtrise du Temple, avec comme grand prêtre Yohanan qui est le petit fils du grand prêtre Elyashib (Ne 12-10). La reconstruction d’un autre temple à Eléphantine- la Forteresse destiné au « roi du ciel : Yahvé » laisse supposer que ne s’est pas encore imposée la centralité du Temple de Jérusalem.
    La reconstruction de deux sanctuaires de Yahvé de plan identiques C’est seulement à leur chute provoquée par Alexandre III de Macédoine que Juda aurait «réécrit l’histoire» à son profit en se présentant comme le vrai héritier d’un âge d’or perdu, où tous les Israélites se seraient réclamés d’un seul royaume centré sur Jérusalem. Ce n’est qu’à l’époque héllénistique qu’a été écrite la version finale du Deutéronome qui centre le culte uniquement sur Jérusalem en excluant le sanctuaire de Samarie.
    Les Samaritains. refusent é les livres de la Bible hébraïque postérieurs au Pentateuque dont le grand Prêtre Simon le Juste proclame en -200 que les Livres sacrés sont écrits Ainsi les Livres des prophètes et les livres hagiographes sont postérieurs à cette date.
    On note une contradiction dans le second Livre des rois : les nouveaux habitants de l’ancien royaume de Samarie (devenu province assyrienne) sont décrits comme des étrangers, mais il est aussi indiqué que « l’Éternel avait fait alliance avec eux », comme s’ils étaient les descendants des anciens Israélites. D’un côté ils « craignaient l’Éternel », de l’autre « ils servaient en même temps leurs dieux » ; ce qui indiquent qu’ils sont restés jusqu’à l’époque Perse des Polythéistes.
    D’après leur livre des Chroniques (Sefer ha-Yamim), les Samaritains se considèrent comme les descendants des tribus d’Ephraïm et de Manassé (deux tribus issues de la Tribu de Joseph) vivant dans le royaume de Samarie avant sa destruction en -722. La famille sacerdotale affirme descendre de la tribu de Lévi. La vision les faisant descendre des anciens Israélites du Nord est assez proche de celle de la majorité des historiens.
    Ils ajoutent que « ce sont les Juifs qui se sont séparés d’eux au moment du transfert de l’Arche au XIe siècle » avant notre ère. Selon la deuxième de leurs sept chroniques, « c’est Élie qui causa le schisme en établissant à Silo un sanctuaire dans le but de remplacer le sanctuaire du mont Garizim»
    Les Samaritains considèrent que de tout temps, c’est le mont Garizim qui fut désigné par Dieu pour être le centre du culte. Ils citent pour cela les passages du Deutéronome : « Lorsque vous aurez passé le Jourdain, Siméon, Lévi, Juda, Issacar, Joseph et Benjamin, se tiendront sur le mont Garizim, pour bénir le peuple » et plus encore « Et lorsque l’Éternel, ton Dieu, t’aura fait entrer dans le pays dont tu vas prendre possession, tu prononceras la bénédiction sur la montagne de Garizim, et la malédiction sur la montagne d’Ebal». On trouve d’autres citations, comme dans le livre des Juges ou dans celui de Josué.
    Pour les Samaritains, Jérusalem aurait donc été imposée par les Judéens , (les Juifs à partir de l’époque hellénistique) à l’encontre de cette ancienne sanctification.
    La centralité de Jérusalem n’apparaît que dans les Livres de Samuel et des Rois, décrivant les règnes de David et Salomon qui n’ont pu être écrits qu’à partir de la chute des Perses qui garantissaient dans chacune des satrapies de Judée et de Samarie une gémellité des cultes.
    Dans Genèse on mentionne l’interdiction de pratiquer le prêt entre Juifs avec des taux d’intérêt et de remboursement qui sont des pratiques bancaires qui apparaissent au III è siècle avant notre ère.Par conséquent le Deutéronome a été écrit au III e sicle avant notre ère comme l’ensemble du Pentateuque et non au VI e siècle.

  12. SALOMON EST UNE FICTION

    Spinoza écrivit: “ Il est plus apparent que le Soleil en plein midi que le Pentateuque n’a pas été écrit par Moïse, mais bien par quelqu’un qui a vécu bien longtemps après Moïse.” Spinoza avait déjà été exclu du Judaïsme, mais à présent il se trouvait en position précaire vis-à-vis des Catholiques et des Protestants! Son livre fut mis à l’Index, et un tas d’édits furent lancés contre son ouvrage. Il fit l’objet d’une tentative d’assassinat.
    Salomon règne sur la Transeuphratène qui est une grande province Perse.Son règne n’a laissé aucune trace dans aucun texte. Son nom est curieusement proche du Pharaon Siamon I er qui règnait du temps de son supposé règne. Son beau frère était El hadad le roi d’Edom qui contrôlait la région de Pétra et d’Aqaba par où transitaient les marchandises venant par la mer Rouge ou par le désert depuis le Yémen lieu de la légendaire reine de Saba
    Le Texte ne mentionne pas l’existence d’un temple de Yahvé au mont Garizim en samarie. Des fouilles récentes on montré son existence au moins vers -460. Son plan correspond à la description du temple de Salomon. On en déduit que lors de la mise en place des satrapies perses de Samarie et de Judée on a procédé à la construction de deux temples de Yahvé impliquant que le Deutéronome n’avait pas été encore écrit, tout de moins sous sa forme finale. L’ossature juridique du texte a pu s’inspirer de codes assyriens qui étaient utilisés. L’un d’eux a pu être ce texte découvert par le Roi de Judée Josias.
    Il apparaît que le temple de Salomon décrit dans la Thora serait le descriptif du Second Temple qui aurait été construit en deux exemplaires en Judée et en Samarie. Un passage néanmoins intéressant mentionne que les prêtres de Yahwé demandèrent l’autorisation d’installer le culte de Yahwé (sans oublier son épouse Ashéra qui a été supprimée lors de la rédaction finale) entre celui du Soleil et de la Lune. Le temple de Jérusalel au temps supposé de Salomon était un lieu de syncrétisme entre deux polythéismes. C’est au sein de ce sanctuaire que le dernier roi de Juda, Josias tenta une réforme monolâtre et non monothéiste en chassant entre autre les prostituées sacrées et l’épouse de Yahwé Ashéra.
    Certains archéologues doutent que le grand royaume unifié de David et Salomon ait jamais existé : pour eux, il y a eu dès l’origine deux royaumes, et c’est seulement après la disparition du royaume du Nord, au VII e siècle avant notre ère. Les Perses autorisèrenL
    Josias est censé découvrir une copie du livre de la loi qui est soit le Pentateuque ou seulement le Deutéronome. Ces livres ayant été écrit postérieurement à son règne atteste que nous sommes en présence d’une invention d’ordre midrashique afin de fonder doublement dans le temps ces textes qui sont en cours d’écriture au II è siècle avant notre ère. Les annales des rois de Juda devait mentionner que le 16 è roi de Judas avait procédé à des réformes. On a vu que le livre d’Exode ne peut avoir été écrit qu’après la diffusion de processus bancaires évolués qui appartiennent à la sphère hellénistique.
    Il aurait évacué Ashera « l’épouse de Yahvé » au profit du Dieu des Armées « Yawéh Sabaoth » ;pour faire face à la menace assyrienne il aurait concentré les offrandes dans un même sanctuaire. Le Roi de Judas pour s’affranchir de l’imposition aux Assyriens devait se constituer une armée de conscription qui ouvrait le recrutement aux montagnards israëlites des hauts plateaux de Judée;
    Pour accomplir cette transformation il fallait qu’il détruise le pouvoir de l’oligarchie cananéenne dont les prêtres prétendaient descendre d’Aaron.

  13. ECRITURE RECENTE DE LA THORA

    Croire que le Pentateuque est un projet de la première monarchie est un leurre, le projet débute avec les premiers rois Hasmonéens ; les auteurs transposent leur situation dans les temps monarchiques et inaugurent une restauration nationale et religieuse vigoureuse en prônant la peine de mort dans Lévitique.
    La lettre de Jonathan au Spartiates est révélatrice de cette émergence tardive des Textes à propos du renouvellement de l’ancienne amitié entre le roi des Spartiates et le grand prêtre Onias ; il répond que cette amitié n’est plus nécessaire : « Nous avons pour consolation les livres saints qui sont entre nos mains ». Cela sous entend qu’Onias ne les possédaient pas et que leurs rédactions sont achevées au moment du pontificat du grand prêtre Jonathan. Cela sous-entend une mise en place tardive des lois mosaïques dans le Temple de Jérusalem. C’est à ce moment là qu’aurait été stabilisé le monothéisme et non pas sous le règne de Josias au VI è siècle avant notre ère qui se résume à la mise en place seulement d’un culte monolâtre issu des réalités militaires du moment. Le monothéisme juif apparaîtalors comme étant étroitement sorti de celui d’Ahoura Mazda des Perses et de la réforme Zoroastre qui donne naissance à la notion d’un sauveur de l’humanité.
    .Ctésias de Cnide, médecin des rois de Perses vers -400, écrit sur Assurbanipal 668 627 dans ses Persica :« leur dieu mystérieux qui habitait dans le secret et dont personne ne voyait comment on représentait sa divinité ». Il est clair que ce type de représentatation de la divinité a influencé cette élite judéenne déportée C’est durant ce séjour prolongé chez les Perses que le culte monolâtre de Yahvé s’est transformé en Ahura Mazda monothéiste.
    « L’ensemble des pièces découvertes représente quelques huit cent cinquante écrits ou livres différents. La datation, celle de la copie et non de la rédaction première, oscille entre le IIIe siècle av. J.-C. et le milieu du Ier siècle chrétien ».Le plus ancien texte biblique, trouvé à Qumrân, est probablement un fragment d’un rouleau des livres de Samuel, datant du milieu ou de la fin du IIIe siècle av. J.-C..Le rouleau d’Isaïe A, le plus ancien manuscrit hébreu complet connu d’un livre biblique (Livre d’Isaïe) a été confectionné au IIe siècle av. J.-C. »
    La majorité des manuscrits de Qumrân, datent de -150 à -75 : leur analyse montre que les textes de cette période ne présentent pas la scrupuleuse uniformité textuelle qui fut exigée aux siècles suivants. D’une part, les rouleaux montrent des variantes orthographiques mineures, tant par rapport aux textes massorétiques ultérieurs qu’entre eux-mêmes. D’autre part, on découvre des versions hébraïques de variantes entre le texte massorétique et la Septante, qui étaient auparavant considérées comme des amplifications et déviations textuelles lors de la traduction de la Bible en grec. Les chercheurs en concluent à l’existence d’un ou de textes pré-massorétiques. Selon L. Shiffman, 60% des textes peuvent être considérés comme proto-massorétiques, 20% comme typiques de Qumrân, avec toutefois des bases dans les textes proto-massorétiques, 5% comme de type proto-samaritain, 5% de type septantique, et 10% non-classifiés.En dépit de ces variations, on peut toutefois considérer la plupart des fragments de Qumrân comme plus proches du texte massorétique que tout autre.
    Selon André Paul , de nombreux chercheurs s’affranchissent aujourd’hui de la thèse essénienne et « on commence à découvrir que ces précieux documents sont aussi des sources du judaïsme rabbinique ou classique […dont] on perçoit sans mal les prémices dans la bibliothèque de Qumran : les modèles de la communauté idéale eux-mêmes supposent une existence loin du Sanctuaire central. Certains écrits font la théorie de l’éloignement du Temple centralisateur, voire de l’absence de celui-ci, cherchant même à instaurer des supplétifs symboliques ou sublimés. D’où l’importance particulière attribuée à la Loi […]. Sans le savoir, ne préparait-on pas également à Qumran l’heure où il n’y aurait plus de Temple, celle du régime du tout-Torah ».
    Le texte massorétique est traditionnellement considéré comme une réplique exacte de la Bible originelle. Cependant, il comporte des différences, dont certaines significatives, avec d’autres versions anciennes de la Bible, comme la Bible Samaritaine, la Septante et les Manuscrits de Qumrân, lesquelles possèdent des similitudes entre elles à des endroits où elles divergent du texte massorétique ; ceci a conduit les milieux académiques à considérer le texte massorétique comme une variante parmi d’autres, imposée en norme après la destruction du Second Temple de Jérusalem
    Il est difficile de déterminer quelle massore possède la plus grande ancienneté. Les scribes sont aussi à l’origine de la Massora, fixant la forme externe du texte biblique que la Massora aura pour tâche de conserver selon ses moindres nuances.L’une de leurs mesures majeures est d’imposer le ktav ashouri (« écriture droite, » c’est-à-dire carrée) au détriment du ktav ivri, l’écriture paléo-hébraïque, adoptée (ou conservée) par les Hedyotot, c’est-à-dire les Samaritains. Il semble que les scribes souhaitaient, par le biais de cette opération, donner à la Torah un caractère sacré particulier, qui la différencierait d’autant mieux de la Torah samaritaine concurrente.
    De plusieurs textes et auteurs juifs de l’époque antique, on peut conclure que le texte massorétique avait été fixé ou était considéré comme tel, dès le II e siècle avant notre ère , voire un siècle plus tôt, et qu’il était perçu comme l’exacte transcription du textus receptus ou bible originelle.

  14. L’INVENTION DE L’ETHNOS JUIF

    L’Histoire de Polybe traite de l’Etat romain qui a conquis le monde en 53 ans, de lla Grèce, de l’Etat Perse, de l’Etat Macédonien et des populations les plus guerrières de l’Europe. Le point de départ de son ouvrage est à la CXL Olympiades où il déclare : « Jusqu’à cette date, l’histoire du monde était restée en quelque sorte compartimentée, car, entre toutes les actions humaines, il n’y avait pas plus d’unité de conception et d’exécution que d’unité de lieu. A partir de ce moment au contraire, l’histoire du monde s’est mise à former comme un tout organique. Les affaires d’Italie et d’Afrique se sont trouvées désormais alliées aux affaires de Grèce et d’Asie et il a eu convergence de toutes choses vers un aboutissement unique ».
    On constate dans l’Histoire de Polybe nulle trace des juifs. ou même de la royauté hasmonéenne. Ce vide criant montre clairement que les textes bibliques la puissante monarchie de Salomon sont totalement inconnus de l’histoire. Si les textes bibliques n’ont pas encore marqué le monde de leurs empreintes du temps de Polybe, c’est qu’ils étaient en train de s’écrire. Flavius Joseph dans son Contre Apion donne comme titre au chapitre XII « Les historiens grecs ne mentionnent pas les Juifs parce qu’ils ne les connaissent pas ». La raison évoquée est « nous n’habitons pas un pays maritime » et que « rien dans les temps anciens ne nous mettait en relations avec les Grecs ».
    Suite à la conquête et de la destruction du royaume de Samarie par les Assyriens. Dire qu’ils sont parvenus à rédiger une première version d’une saga nationale politico-théologique est très discutable. Elle contiendrait une somme de Traditions locales orales les plus anciennes issues des provinces israélites rivales du Nord et du Sud ont été assemblées par des lévites compilateurs du temps du roi Josias qui, au -VIIe siècle. Or on constate que se sont des recyclage de mythe et de personnage appartenant à d’autre civilisations.
    Pour le bibliste Niels Peter Lemche, de Copenhague la Bible est un document presque entièrement « composé » même pas compilé, durant l’époque hellénistique au II è siècle avant notre ère. Sa position a évolué depuis 1985 quand il avait publié un livre, largement applaudi, sur « Early Israël : Anthropological and Historical Studies on the Israelite Society Before the Monarchy» : il datait alors la Bible de la fin de l’époque monarchique. Depuis il a répudié sa première version pour et proposé une version minimaliste de l’histoire dans Israelites.
    Pour le bibliste américain Thomas Thompson, partisan d’une datation très tardive de la Bible hébraïque qu’il situe à l’époque hellénistique déclare en 1999 :« Aujourd’hui, pour l’histoire de la Palestine de l’âge du Fer, Israël se résume à un petit fief des hautes terres, s’étendant du nord de Jérusalem au sud de la vallée de Jezréel. Quant à Yahvé, la déité dominante du culte de ce peuple d’Israël, il n’a pas grand-chose à voir avec la conception biblique de Dieu ». Il poursuit en faisant remarquer qu’il « peut sembler étrange qu’une aussi grande partie de la Bible puisse être consacrée aux origines traditionnelles d’un peuple qui n’a jamais existé en tant que tel ».
    Il poursuit « La quête des origines n’a rien d’historique ; c’est une question purement théologique et littéraire, une question sans fondement. Lui accorder une forme historique revient à lui attribuer notre propre quête du sens. La science biblique était persuadée que nous comprendrions mieux la Bible si nous pouvions revenir à ses origines. Mais la question des origines n’a pas de réponse ».
    Depuis les travaux de Michel Foucault de nombreux universitaires estiment que « l’écriture de l’histoire n’est qu’une fiction ».
    Les textes ne sont que des constructions à des finalités particulières en vue de diffuser des messages idéologiques. Leur analyse permet de les déconstruire et de faire apparaître les matériaux utilisés ; dans le cas de la Bible il est certain que de nombreux matériaux historiques ont été utilisés comme des annales anciennes, des archives royales, mais aussi des compilations récentes du début du III è siècle comme celle de l’Egyptien Manéthon et du babylonien Bérose pour le compte des grecs Lagides et Séleucides. La construction d’un passé national ne peut procéder que de la réification historique où le passé est écrit en fonction de ce que l’on veut lui faire dire et surtout épauler les stratégies du moment en les fondant dans un passé recomposé.
    Ainsi les Textes Bibliques ont mission de faire disparaître une histoire ethnique complexe, composite aux ambitions incertaines mais comme une nation, ayant un destin et même un destin confirmé. Cette nation avait alors sa généalogie et surtout des racines et pouvait revendiquer son existence et qui venaient expliquer sa présence dans le monde.

  15. LA PATHOLOGIE DE L’ORGUEIL BASEE SUR L’INVENTION DE FICTIONS.

    l’orgueil est la la transgression absolue.C’est la racine du mal, c’est même le MAL ABSOLU.. .
    .
    L’orgueil est comme un sentiment, une perception, démesurés de soi-même, qui s’ajoutent au mépris des autres. Dans la mesure où l’on se grandit au-dessus d’un autre, on tend à l’abaisser, du moins dans l’opinion qu’on en a. C’est dans le délire de l’orgueil que se déclarent toutes les ordre de mort, les haines, les troubles, et à tous les niveaux. Qu’il s’agisse des domaines, personnel, professionnel ou politique.

    « L’orgueil est la plus grave de toutes les maladies spirituelles et la plus nuisible « .

    Une thérapie intensive s’avère absolument nécessaire pour s’en corriger, voire s’en guérir.

    Dans la mesure que nous ne reconnaissons pas spontanément la vérité au sujet de nous-mêmes, au sujet de nos défauts, de nos erreurs passées ou présentes, de nos torts, dans la mesure où nous essayons de projeter de nous-mêmes une image qui ne correspond pas à la réalité, et cela souvent au détriment des autres, nos esprits sont atteints de la terrible maladie de l’orgueil.

    L’orgueilleux souffre. Dans l’épreuve il se désespère. Car l’orgueil va se manifester par un insupportable esprit de supériorité et d’arrogance.

    L’orgueilleux, entend bien que cette suprématie soit reconnue. incompréhension. Il est habituellement si sûr de lui-même, qu’il ne lui vient pas à l’idée qu’il puisse en telle ou telle circonstance vraiment se tromper.
    Dans ses relations avec les autres, il impose ses idées, ses façons de faire comme étant les meilleures et devant être adoptées ; il essaye de tout contrôler.

    L’orgueilleux vit dans le mensonge. L’orgueil lui-même est tout entier mensonge ; c’est une maladie qui empêche l’esprit d’être et l’homme d’être .

    Il n’accepte pas l’opposition qui le mettrait en question ; sa supériorité contestée, il est prêt à la défendre avec force. Son orgueil blessé le pousse à de l’agressivité, à de la violence verbale et même physique. Pour impressionner les autres, l’orgueilleux parle fort et agit brusquement, sans délicatesse. Par sa colère, il fait sentir son importance et impose silence à ses interlocuteurs.

    L’orgueilleux s’il ne parvient pas s’imposer d’une manière ou d’une autre il se réfugie dans la rancune. C’est généralement un rancunier ; il ne pardonne pas les offenses. Car le pardon, qu’il faut accorder aux autres si l’on veut être pardonné, exige l’humilité. La grande raison pour laquelle il se refuse au pardon est, et ne peut être que l’orgueil. L’orgueil est le premier responsable de la haine envers les autres. L’orgueilleux n’aime pas davantage son prochain, car on ne peut aimer son prochain en se préférant à lui et en le méprisant, ne fût-ce qu’intérieurement.

    La personne qui en souffre tende à se réfugier dans un triste isolement, ou tout autre déviation mentale ou excès destructeur.

    Quel que soit l’ordre adopté, il n’est pas difficile de voir le lien criant qu’il y a, par exemple, entre l’orgueil et l’ambition ; l’orgueil et la présomption, l’orgueil et le désespoir ; l’orgueil et le mensonge ; l’orgueil et la colère ; l’orgueil et la rancune ; l’orgueil et la haine.

    Les échecs et les épreuves conduisent l’orgueilleux au désespoir, à la démoralisation, parce que, s’appuyant sur lui-même, il se ferme aux autres, à plus forte raison lorsqu’il est très entouré. L’orgueil ne peut-être « intérieurement » qu’un solitaire.

    Le Talmud (T.B Baba Batra 15a-16b) tente de préciser le cadre de l’histoire et de la vie de Job : selon deux traditions, il vécut au temps d’Abraham ou de Jacob. Levi ben La’hma affirmait que Job vécut au temps de Moïse, qui aurait écrit le Livre de Job. D’autres pensent qu’il fut écrit par Job lui-même (voir Job 19:23-24: « Oh! je voudrais que mes paroles fussent écrites, qu`elles fussent écrites dans un livre! »), ou part Elihou, ou Isaïe. Une vue minoritaire parmi les Sages rabbiniques, exprimée par Rech Lakich, suggère que Job n’a pas existé (voir T.B Baba Batra 15a, et Bereshit Rabba 68). Selon cet avis, Job aurait été la création littéraire d’un prophète qui aurait utilisé cette forme pour écrire un message divin ou une parabole.
    Une possible source sumérienne/Dans son livre L’Histoire commence à Sumer, l’assyriologiste et sumérologiste Samuel Noah Kramer fournit la traduction d’un texte sumérien qui montre des parallèles remarquables avec le Livre de Job. Il en déduit que le récit hébraïque aurait été sinon dérivé, du moins influencé par un prédécesseur sumérien, ce qui était classique à cette époque (cf le récit du Déluge, aussi influencé d’une histoire sumérienne)L

    Selon la tradition talmudique, l’histoire de Job est une parabole, alors que selon une lecture littérale de la Bible, c’est un événement historique.

    Ainsi l’orgueil naît du passage de la PARABOLE à la LITTERALITE.
    Et on se donne le droit de tuer au nom de la fiction devenue littérale et se sentir supérieur.
    Ces pauvres gens se sont excluent d’eux-même: ils n’ont aucune spiritualité.
    C’est le déferlement du cerveau reptilien.
    C’est le Mal.

  16. LA PATHOLOGIE DE L’ORGUEIL BASEE SUR L’INVENTION DE FICTIONS.

    l’orgueil est la la transgression absolue.C’est la racine du mal, c’est même le MAL ABSOLU.. .
    .
    L’orgueil est comme un sentiment, une perception, démesurés de soi-même, qui s’ajoutent au mépris des autres. Dans la mesure où l’on se grandit au-dessus d’un autre, on tend à l’abaisser, du moins dans l’opinion qu’on en a. C’est dans le délire de l’orgueil que se déclarent toutes les ordre de mort, les haines, les troubles, et à tous les niveaux. Qu’il s’agisse des domaines, personnel, professionnel ou politique.

    « L’orgueil est la plus grave de toutes les maladies spirituelles et la plus nuisible « .

    Une thérapie intensive s’avère absolument nécessaire pour s’en corriger, voire s’en guérir.

    Dans la mesure que nous ne reconnaissons pas spontanément la vérité au sujet de nous-mêmes, au sujet de nos défauts, de nos erreurs passées ou présentes, de nos torts, dans la mesure où nous essayons de projeter de nous-mêmes une image qui ne correspond pas à la réalité, et cela souvent au détriment des autres, nos esprits sont atteints de la terrible maladie de l’orgueil.

    L’orgueilleux souffre. Dans l’épreuve il se désespère. Car l’orgueil va se manifester par un insupportable esprit de supériorité et d’arrogance.

    L’orgueilleux, entend bien que cette suprématie soit reconnue. incompréhension. Il est habituellement si sûr de lui-même, qu’il ne lui vient pas à l’idée qu’il puisse en telle ou telle circonstance vraiment se tromper.
    Dans ses relations avec les autres, il impose ses idées, ses façons de faire comme étant les meilleures et devant être adoptées ; il essaye de tout contrôler.

    L’orgueilleux vit dans le mensonge. L’orgueil lui-même est tout entier mensonge ; c’est une maladie qui empêche l’esprit d’être et l’homme d’être .

    Il n’accepte pas l’opposition qui le mettrait en question ; sa supériorité contestée, il est prêt à la défendre avec force. Son orgueil blessé le pousse à de l’agressivité, à de la violence verbale et même physique. Pour impressionner les autres, l’orgueilleux parle fort et agit brusquement, sans délicatesse. Par sa colère, il fait sentir son importance et impose silence à ses interlocuteurs.

    L’orgueilleux s’il ne parvient pas s’imposer d’une manière ou d’une autre il se réfugie dans la rancune. C’est généralement un rancunier ; il ne pardonne pas les offenses. Car le pardon, qu’il faut accorder aux autres si l’on veut être pardonné, exige l’humilité. La grande raison pour laquelle il se refuse au pardon est, et ne peut être que l’orgueil. L’orgueil est le premier responsable de la haine envers les autres. L’orgueilleux n’aime pas davantage son prochain, car on ne peut aimer son prochain en se préférant à lui et en le méprisant, ne fût-ce qu’intérieurement.

    La personne qui en souffre tende à se réfugier dans un triste isolement, ou tout autre déviation mentale ou excès destructeur.

    Quel que soit l’ordre adopté, il n’est pas difficile de voir le lien criant qu’il y a, par exemple, entre l’orgueil et l’ambition ; l’orgueil et la présomption, l’orgueil et le désespoir ; l’orgueil et le mensonge ; l’orgueil et la colère ; l’orgueil et la rancune ; l’orgueil et la haine.

    Les échecs et les épreuves conduisent l’orgueilleux au désespoir, à la démoralisation, parce que, s’appuyant sur lui-même, il se ferme aux autres, à plus forte raison lorsqu’il est très entouré. L’orgueil ne peut-être « intérieurement » qu’un solitaire.

    Le Talmud (T.B Baba Batra 15a-16b) tente de préciser le cadre de l’histoire et de la vie de Job : selon deux traditions, il vécut au temps d’Abraham ou de Jacob. Levi ben La’hma affirmait que Job vécut au temps de Moïse, qui aurait écrit le Livre de Job. D’autres pensent qu’il fut écrit par Job lui-même (voir Job 19:23-24: « Oh! je voudrais que mes paroles fussent écrites, qu`elles fussent écrites dans un livre! »), ou part Elihou, ou Isaïe. Une vue minoritaire parmi les Sages rabbiniques, exprimée par Rech Lakich, suggère que Job n’a pas existé (voir T.B Baba Batra 15a, et Bereshit Rabba 68). Selon cet avis, Job aurait été la création littéraire d’un prophète qui aurait utilisé cette forme pour écrire un message divin ou une parabole.
    Une possible source sumérienne/Dans son livre L’Histoire commence à Sumer, l’assyriologiste et sumérologiste Samuel Noah Kramer fournit la traduction d’un texte sumérien qui montre des parallèles remarquables avec le Livre de Job. Il en déduit que le récit hébraïque aurait été sinon dérivé, du moins influencé par un prédécesseur sumérien, ce qui était classique à cette époque (cf le récit du Déluge, aussi influencé d’une histoire sumérienne)L

    Selon la tradition talmudique, l’histoire de Job est une parabole, alors que selon une lecture littérale de la Bible, c’est un événement historique.

    Ainsi l’orgueil naît du passage de la PARABOLE à la LITTERALITE.
    Et on se donne le droit de tuer au nom de la fiction devenue littérale et se sentir supérieur.
    Ces pauvres gens se sont excluent d’eux-même: ils n’ont aucune spiritualité.
    C’est le déferlement du cerveau reptilien.
    C’est le Mal.

  17. LA SAGESSE EST CENSEE VENIR DE L’ORIENT
    החוכמה היא אמרה לבוא מן « המזרחי », המדבר הסורי, ערב, ומצרים [(ספר איוב, מחולק « מזרח  » אין אנו מוצאים עקבות של היהודית או משתמש ספציפי עברית.)

    La Bible présente deux sources terrestres principales de sagesse. La sagesse est censée venir de « l’orient », terme par lequel il faut presque certainement entendre le désert syro-arabe, et de l’Égypte . (Le livre de Job, par exemple, se déroule en « orient » et on n’y trouve aucune trace d’usages spécifiquement israélites ou hébraïques.)

    Le fossé culturel et religieux entre les Cananéens et les Israélites était bien moins grand que les spécialistes de la Bible le pensaient jadis. (Michael D.Coogan le dit clairement : « La religion israélite était un sous-ensemble de la religion cananéenne. ») Dans leurs efforts pour mieux comprendre les croyances des anciens Israélites, les savants modernes ont été considérablement aidés par des documents et des artéfacts extra-bibliques dégagés du sol du Proche-Orient. Pendant des années ils n’avaient pas eu grand-chose d’autre que la Bible elle-même à étudier. La situation a commencé à changer de manière spectaculaire à partir de 1929 avec la découverte des textes ugaritiques (de Ugarit, cité antique, NdT) de Ras Shamra, en Syrie.
    Si le Dieu El était le patriarche du panthéon cananéen, un de ses titres était ‘el ‘olam. Frank Moore Cross Jr. remarque: « Nous devons y voir le sens originel de ‘El, seigneur de l’Éternité’ ou peut-être plus exactement :‘El l’Ancien’. Les mythes inscrits sur les tablettes d’Ugarit représentent ‘El comme un homme à barbe grise, père des dieux et père des hommes » Le professeur Cross, « dès le quatorzième siècle av. notre ère. dans le nord de la Syrie, le culte d’El déclina, laissant la place au jeune dieu viril;Ba’l-Haddou », le Baal de l’Ancien Testament. El était probablement aussi le Dieu originel d’Israël. Dans la conception israélite la plus ancienne, El, le père, avait un fils divin appelé Yahweh. La conception israélite de Yahweh allait graduellement absorber les fonctions d’El et, dès le 10 e siècle av. notre ère., Yahweh était identifié à lui.

    Luciferian & Masonry du Dr. Valerie Godwin

    Dieu avait au départ un sexe. Qu’est-il devenu oh les Rabbins fous.

    אלוהים היה במקור המגדר. מה הפך רבנים הו מטורף

  18. היעדר אלוהים מוחלט ההפרדה של החלל והזמן הוא ביטוי שלה

    L’inexistence absolue de Dieu lors de la séparation de l’espace et du temps est son expression même.

  19. TUER AU NOM DE LA FICTION C’EST SE TUER SOI-MËME.
    הרג אחרים בשם הבדיון הוא, להרוג את עצמך
    « Construits l’autre et tu auras un rempart. » Citation du NIBBAR Pierre Louis André

    Le juif apostat de l’époque talmudique Elisha ben Avuya était parvenu à une conclusion athée sur l’héritage juif ; il arrivait à la conclusion : « Il n’y a pas de Loi et il n’y a pas de juge. » Par conséquent seuls les humains sont responsables de leurs actions. ».
    En 1965, Jacques Monod reçoit le Prix Nobel de physiologie ou de médecine avec François Jacob et André Lwoff pour ses travaux en génétique. Son livre Le Hasard et la Nécessité (1970) a eu un très fort retentissement. En 1965, Jacques Monod reçoit le Prix Nobel de physiologie ou de médecine avec François Jacob et André Lwoff pour ses travaux en génétique. Son livre Le Hasard et la Nécessité (1970) a eu un très fort retentissement, amenant les débats sur la biologie sur la place publique. Jacques Monod y expose ses vues sur la nature et le destin de l’humanité dans l’univers, concluant ainsi son essai

    « L’ancienne alliance est rompue ; l’Homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers d’où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres. » Jacques Monod

    Aujourd’hui les religions conduisent l’humanité vers les ténèbres. L’éthique de la connaissance est une authentique conscience et même la seule qui permet d’approcher la réalité. C’est une »religio »radicalement différente des religions révélées qui ont fait leur temps..

    , L’Ethique de la connaissance s’oppose à tous systèmes religieux.

    L’identité collective se fabrique en tant que fiction sociale et théologique et ce fut la mission du texte biblique dont le programme rédactionnel unitaire se situe au III e siècle avant notre ère. Ils seront terminés en 200 comme le proclame Simon le Juste. Les textes de Qumrân et la Septante on été produits après cette date. La lettre d’Aristée qui place la traduction de la Septante vers -300 est un faux fait pour vieillir le texte Biblique.

    L’identité collective, qui résulte d’une convention du monothéisme, est explicitement décrite dans la Bible comme une invention, une rupture radicale avec la Nature. Un dieu transcendant s’immisce dans l’Histoire et exige du peuple qu’il constitue, qu’il obéisse à la loi qu’Il institue, et l’article premier et principal de cette loi est, bien sûr, que (le peuple) lui promette allégeance à Lui et à Lui seul, car c’est cela qui fera de ces hommes un peuple uni, à l’inverse des “autres”, et cela mène à la violence.

    Le fossé culturel et religieux entre les Cananéens et les Israélites était bien moins grand que les spécialistes de la Bible le pensaient jadis. (Michael D.Coogan le dit clairement : « La religion israélite était un sous-ensemble de la religion cananéenne. ») Yahwé avait encore son épouse en -600.Les ostraca de Kuntillet ‘Ajrud datant du VIIIe siècle avant l’ère commune, dans le désert du Sinaï, portent ainsi l’inscription « Berakhti et’hem l’YHWH Shomron [ou Shomrenou] ulèAsherato » (« Je vous ai bénis par YHWH de Samarie et Son Asherah »

    La Torah ne fut pas, comme le dit la tradition, dictée à Moïse par Dieu au pied du mont Sinaï mais écrite très tardivement dans un programme unitaire tout en intégrant des textes anciens hébraïque pouvant remonter à -1000.
    La légende des patriarches a été forgée de toute pièce artificiellement et ne repose sur aucune tradition véritable.
    C’est « du copier, coller » qui a permis d’inventer une famille patriarcale. Abraham est un roi de Syrie du nord, chef de guerre. Joseph fils de Jacob est en fait l’architecte théologien mi égyptien, mi syrien du Mitanni Aménophis fils d’Apou dont le nom écrit à l’envers dans sa chapelle funéraire a été transcrite telle quelle par l’auteur de Genèse.
    Les archéologues Israéliens ont cherché en vain les traces de l’errance du peuple juif dans le désert avec Moïse.
    Il apparaît que le temple de Salomon décrit dans la Thora serait le descriptif du Second Temple qui aurait été construit en deux exemplaires en Judée et en Samarie. Un passage néanmoins intéressant mentionne que les prêtres de Yahwé demandèrent l’autorisation d’installer le culte de Yahwé (sans oublier son épouse Ashéra qui a été supprimée lors de la rédaction finale) entre celui du Soleil et de la Lune. Le temple de Jérusalel au temps supposé de Salomon était un lieu de syncrétisme entre deux polythéismes. C’est au sein de ce sanctuaire que le dernier roi de Juda, Josias tenta une réforme monolâtre et non monothéiste en chassant entre autre les prostituées sacrées et l’épouse de Yahwé Ashéra du temple.

    Salomon règne sur la Transeuphratène qui est une grande province Perse.Son règne n’a laissé aucune trace dans aucun texte. Son nom est curieusement proche du Pharaon Siamon I er qui régnait du temps de son supposé règne. Son beau frère était El Hadad le roi d’Edom qui contrôlait la région de Pétra et d’Aqaba par où transitaient les marchandises venant par la mer Rouge ou par le désert depuis le Yémen lieu de la légendaire reine de Saba

    Un exégète allemand, qui avait identifié la source du Deutéronome s’était exclamé qu’une telle vue « accrochait les débuts de l’Histoire des Hébreux non pas aux grandes créations de Moïse, mais bien à du rien venu de nulle part”. D’autres exégètes réalisèrent que cela signifiait que l’image de l’Israël biblique en tant que nation régie par des lois basées sur des alliances abrahamiques et mosaïques était complètement fausse et de l’ordre de la fiction. écrite au III e siecle avant notre ère.

    La mort de Moïse racontée par lui-même a fait sourire plus d’un.
    L’exégèse moderne arrive à ces conclusions que la Bible se réclame, pour les 600 premières années d’Israël, d’une Histoire qui n’a jamais existé. Tout n’est que fiction, évhémérisation de divinités et recyclage de mythes. Cependant si les patriarches sont un amalgame artificiel de personnages regroupés dans une famille patriarcale, cette sélection a quand même du sens :ils été des précurseurs du monothéisme en Orient et en Egypte.
    Abraham est un titre de gouvernance dans le royaume du Mitanni qui semble avoir eu un concept monothéiste précoce issue de l’influence indo-irarienne.
    Jacob à sa mort est embaumé à la mode égyptienne, tout le peuple d’Egypte le pleure et le pharaon lui rend hommage. Tout atteste que Jacob est issu du pharaon Hyksos Baal Yacoub et que l’autre pharaon est celui de Menphis.
    Son fils Joseph ministre du Pharaon est qualifié d’un titre qui est le nom d’Aménophis fils d’Apou architecte d’Aménophis III. En tant que théologien il a été l’instructeur d’Aménophis IV qui lancera la théologie solaire d’Aton.
    Le personnage de Moîse aurait été forgé à partir de la vie errante du prêtre d’Osiris Osarseph devenu lépreux et expulsé de la vie publique pour être relégué avec les autres lépreux d’Egypte dans le désert situé entre le Nil et la mer Rouge. Manéthon, prêtre égyptien au service

    Attention la Roche Tarpéienne est proche du précipice; le capital de la Shoa est en train de disparaître. Ces rabbins fous sont en train de donner une explication à l’énigme de la Shoa.
    En revanche des centaines de millions de civils Arabes sans armes peuvent se mettre en marche sur Israël sans craindre la mort. Je sais que le projet est à l’étude.Se serai dommage car les Israéliens sont les seuls à bien gérer le sol archéologique de la Judée-Palestine .
    En Israël la laïcité est sa survie.

    QUI CRAINT LE GRAND MECHANT GOY FOU, C’EST PAS NOUS ,C’EST PEUT – ËTRE VOUS.
    A force de prendre les autres pour des cons ils vont jouer aux cons.
    כדי לאלץ אחרים לקחת את אידיוטים הם ישחקו על אידיוטים.

  20. La Torah du Roi (Torath Hamelekh): les Rabbins qui ont rédigé la Thorah Hamelekh, devraient au lieu de revenir à l’an ZERO et retourné à la conquête du pays de Canaan par les Israélites sous la conduite de Josué, devraient revenir à la Thora – à l’ENSEIGNEMENT DE MOÏSE -, vu et reçu au pied du SINAÏ et rétablir ainsi le PATRIARCAT. De cette manière il mobiliseront des millions de JUIFS issus de père JUIF et de MERE monothéIste (l’Islam a reçu son brevet Monothéiste par Maimonide quant au christianisme il le doit à un décisionnaire du XIVè siècle de n.è.)

    Ils pourraient, s’il ne désirent pas bouleverser la TRADITION conserver le MATRIARCAT imposé, plus d’un siècle après le retour d’une partie des exilés de Babylone en Judée, par la réforme religieuse du scribe EZRA en l’an 368 avant notre ère. Cette décision courageuse permettrait à des millions de personnes qui portent un nom juif, mais rejetés par la synagogue, de revenir au JUDAÏSME.

  21. SI…Les hébreux avaient appliqué les instructions de Moïse contenues dans le verset 55 du hapitre 33 du livre des Nombres. Les fils de Juda ne purent pas chasser les Jébusiens (Josué 15/63); Les fils d’ Ephraïm ne chassèrent point les Cananéens qui habitaient à Guezer (Josué 16/10)etc… Même Josué s’ est laissé abuser par les Gabaonites, « Les hommes d’ Israël ne consultèrent point l’ Eternel. Josué fit la paix avec les Gabaonites, lire le chapitre 9 du livre de Josué.)

    Un envoyé de l’ Eternel monta de Guilgal à Bokim, et dit: Je vous ai fait monter hors d’ Egypte et je vous ai amenés dans le pays que j’ ai juré à vos pères de vous donner. J’ ai dit: Jamais je ne romprai mon alliance avec vous , et vous, vous ne traiterez point alliance avec les habitants de ce pays, vous renverserez leurs autels. Mais vous n’ avez point obéi à ma voix. Pourquoi avez-vous fait cela? J’ ai dit alors: Je ne les chasserai point devant vous, mais ilS seront à vos côtés et leurs dieux vous seront un piège. Lorsque l’ envoyé de l’ Eternel eut dit ces paroles à tous les enfants d’ Israël, le peuple éleva la voix et pleura. Ils donnèrent à ce lieu le nom de Bokim et ils y offrirent des sacrifices à l’ Eternel (Livre des Juges 2/105).Nous sommes au 21ème siecle, on ne peut pas appliquer les méthodes de l’ antiquité; mais le jour viendra où Israël aura ses frontières telles que décrites dans la Bible…QUAND???

  22. Et le pire de tout c’est quand les élus de la Nation au pouvoir – comme c’est le cas de nos jours – perdent tout sens juif d’apprécier les évènements et de les gérer, de traiter les problèmes et de les surmonter; quand certains agents du Chabak, ayant perdu tout sens des proportions et de conscience juive, en arrêtant des jeunes gens « trop patriotes » sous prétexte qu’ils auraient pu « être coupables » d’avoir tué des terroristes arabes eux-mêmes intentionnés à faire couler du sang juif, sans parler des juges de la Cour Supprême (Bagatz) qui cherchent a arrêter des Grands Rabbins de renom suite à l’édition du livre hala’hique Torat ha-Mele’h du Rav Itz’hak Schapira qui traite des commandements de la Torah vis-à-vis de l’ennemi …

    Ki tétzé la-mil’hama al oyvekha – quand tu sortiras en guerre sur tes ennemis – cela veut dire que tu partiras en guerre contre tes ennemis, ceux aussi bien de l’extérieur, que de l’intérieur, que même de ta propre intériorité, « tu respecteras les lois que Je t’ordonne » pour les vaincre, tous, sans exception…

    Nous rendons-nous compte de l’importance de la Mitsva qui prescrit de restituer à
    leur possesseur toutes ces choses qu’il a perdues !…

    Eliezer Zis

  23. Et le pire de tout c’est quand les élus de la Nation au pouvoir – comme c’est le cas de nos jours – perdent tout sens juif d’apprécier les évènements et de les gérer, de traiter les problèmes et de les surmonter; quand certains agents du Chabak, ayant perdu tout sens des proportions et de conscience juive, en arrêtant des jeunes gens « trop patriotes » sous prétexte qu’ils auraient pu « être coupables » d’avoir tué des terroristes arabes eux-mêmes intentionnés à faire couler du sang juif, sans parler des juges de la Cour Supprême (Bagatz) qui cherchent a arrêter des Grands Rabbins de renom suite à l’édition du livre hala’hique Torat ha-Mele’h du Rav Itz’hak Schapira qui traite des commandements de la Torah vis-à-vis de l’ennemi …

    Ki tétzé la-mil’hama al oyvekha – quand tu sortiras en guerre sur tes ennemis – cela veut dire que tu partiras en guerre contre tes ennemis, ceux aussi bien de l’extérieur, que de l’intérieur, que même de ta propre intériorité, « tu respecteras les lois que Je t’ordonne » pour les vaincre, tous, sans exception…

    Nous rendons-nous compte de l’importance de la Mitsva qui prescrit de restituer à
    leur possesseur toutes ces choses qu’il a perdues !…

    Eliezer Zis

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