Au moins cinq véhicules armés ont franchi plusieurs barrages tenus par des séparatistes dans le nord de la ville, située à l’est de l’Ukraine. Des échanges de tirs auraient fait « jusqu’à cinq morts », selon Kiev.Des affrontements ont opposé jeudi l’armée ukrainienne et les séparatistes contrôlant la ville de Slaviansk, bastion prorusse de l’est du pays. Plusieurs blindés, envoyés par Kiev dans le cadre de la reprise de «l’operation antiterroriste» annoncée par le président Olexandre Tourtchinov, ont pris différents points de contrôle tenus par les insurgés à la périphérie de la ville.
D’après le ministère ukrainien de l’Intérieur «jusqu’à cinq» insurgés prorusses auraient été tués dans l’assaut, un soldat ukrainien serait blessé et trois barrages routiers illégaux auraient été démantelés.
D’après son porte-parole, le leader séparatiste Viatcheslav Ponomarev aurait ordonné aux civils de quitter la mairie occupée par les militants prorusses. D’après l’envoyé spécial du Figaro, le centre ville de Slaviansk est pour l’instant épargné par l’assaut des troupes ukrainiennes.
Depuis plusieurs jours, des hommes armés de fusils d’assaut, en treillis sans insigne et cagoulés occupent plusieurs bâtiments publics de cette ville de 100 000 habitants. Kiev a annoncé jeudi la «libération» de la ville de Marioupol dans le sud-est de l’Ukraine.
Vladimir Poutine a réagi par la menace à l’opération de Slaviansk. «Si le régime actuel à Kiev a vraiment commencé à utiliser l’armée contre la population dans le pays, c’est un crime très grave contre son propre peuple», a-t-il déclaré. «C’est une opération de répression qui aura des conséquences pour les gens qui prennent ces décisions, en particulier pour les relations intergouvernementales».
Maxime Blanchard
24-04-2014/ Le Figaro.fr Article original
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