Croix gammée à l’école primaire : les retombées

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Une enseignante qui a fait dessiner des croix gammées à ses élèves va être entendue par l’inspection académique de Montpellier.

Le maire, refusant que l’image de sa commune soit entachée, indique qu’il n’hésitera pas à porter plainte si «l’intention de nuire est prouvée».Une enseignante de l’école primaire Louis-Landier de la commune de Saint-Clément-de-Rivière, dans l’Hérault, a utilisé, vendredi dernier, une croix gammée pour illustrer son cours de géométrie.

Après un exposé de deux élèves sur la Seconde Guerre mondiale, la classe de CM2 s’est vue demander de redessiner cette croix, symbole du nazisme.

Jonathan, 10 ans, d’origine juive, a refusé de prendre part à l’activité. Un «acte de résistance» pour Sylvain Chlomik, vice-président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA).

Selon lui, l’institutrice, qui remplace la directrice une fois par semaine, s’est alors rendu compte du malaise créé, a arraché les pages des cahiers où se trouvaient les dessins pendant une récréation.

En apprenant l’histoire, la mère de Jonathan a demandé à rencontrer la directrice.

Celle-ci a expliqué aux enfants qu’on ne pouvait pas utiliser cette croix.

Mais ces explications n’ont pas atténué les tensions.

L’inspection académique, qui pour l’heure penche pour une «maladresse», a été saisie du dossier et l’enseignante devait être convoquée «pour explications».

«L’inspecteur de l’académie de Montpellier entend gérer exclusivement cette question au niveau académique», a confié au Figaro le maire de la commune, Alphonse Cacciaguerra, qui envisage, lui, de se tenir informé de l’enquête et d’en tirer toutes les conséquences.


Alphonse Cacciaguerra

Imprégner les esprits sur les dangers du nazisme

Pour lui, «il s’agit soit d’une provocation délibérée, soit d’une maladresse pédagogique».

Et il ajoute que «si la volonté de nuire est prouvée», il sera «sans pitié» et n’hésitera pas à «attaquer l’enseignante en justice».

Il estime qu’«aucun amalgame ne doit pouvoir être fait entre la commune et la bêtise ou la légèreté d’esprit d’une institutrice».

«Nous ne sommes pas concernés, mais si on cherche à nous éclabousser, ça ira très mal», insiste le maire, qui admet ne pas encore tout savoir de l’affaire.

Il espère pour le moment n’avoir à faire qu’à «un incident», voire un «micro-événement».

«Quand j’étais au CM2, se souvient-il, on me faisait dessiner des croix gammées et des caricatures de Hitler pour imprégner dans nos mémoires la dangerosité du nazisme.»

«Je souhaite qu’il ne s’agisse que de cela», conclut-il.

De son côté, le BNVCA a dénoncé et condamné des «faits inadmissibles» et a demandé au recteur d’académie de «prendre les mesures qui s’imposeraient à la lumière de la méthode pédagogique utilisée».

«Nous voulons connaître le fin mot de l’histoire, annonce Sylvain Chlomik, qui déplore «sans doute une erreur de jeunesse» et qui propose à l’école de «faire venir un déporté pour sensibiliser les enfants mais aussi les enseignants»

Alexandre Bassette/ Le Figaro.fr Article original

TAGS : France Ecole Primaire Saint-Clément-de-Rivière Histoire

Croix Gammée Education Nationale BNVCA Nazisme Antisémitisme

1 COMMENT

  1. Sur les milliards de figures géométriques existantes pourquoi avoir choisi de faire le dessin d’une croix gammée sur un cahier de classe. Voilà la preuve de culpabilité.

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