Sous la menace d’une saisine de la Cour pénale internationale (CPI), la Syrie a accusé jeudi la France, à l’origine d’un projet de résolution contre le régime syrien, d’avoir introduit “le terrorisme nucléaire israélien” au Moyen-Orient, a déclaré son ambassadeur à l’ONU, Bachar Djaafari.

Le texte, rédigé par la France, était co-parrainé par une soixantaine de pays, membres du Conseil ou non, dont les membres de l’Union européenne, le Japon et la Corée du Sud et des Etats africains (Côte d’Ivoire, Sénégal) mais la Russie et la Chine ont opposé leur véto.
La Syrie n’ayant pas adhéré à la CPI, c’est le Conseil qui doit décider de saisir la Cour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sur son territoire. Il l’a déjà fait pour le Darfour en 2005 et la Libye en 2011.
Ce n’est pas la première fois que la diplomatie syrienne instrumentalise le nucléaire israélien pour couvrir ses crimes. En septembre 2013, l’ambassadeur syrien avait déclaré que “les armes chimiques syriennes sont un simple moyen de dissuasion contre l’arsenal nucléaire israélien”.
Dans les années 1950, sous l’impulsion déjà du jeune Shimon Pérès, Paris et Tel-Aviv,
L’État hébreu disposerait aujourd’hui, selon les spécialistes, de 100 à 300 têtes nucléaires. Son armée détient toute la gamme des vecteurs pouvant délivrer une arme atomique, notamment des bombardiers de fabrication américaine F 15 ou F 16, ainsi que des missiles.
Faouzi Ahmed – © Le Monde Juif .info Article original
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{{Nous préférons ne pas y penser si la Syrie détenait l’arme nucléaire .
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