Diplomates et représentants de l’armée israélienne mettent parfois des mois à recevoir un visa vers les USA.L’obtention de visas pour les Etats-Unis est de plus en plus ardue pour les diplomates israéliens de hauts-rangs, qui se voient de plus en plus repoussé l’entrée sur le sol américain, rapporte l’analyste du site israélien Ynet, Ron Ben-Yishai vendredi, qui qualifie le voyage de « route semée d’obstacles ».
Militaires et responsables sécuritaires israéliens patientent parfois plusieurs mois avant que leur demande de visa ne soit validée.
Or, « les États-Unis émettent 125 000 visas par an aux citoyens israéliens qui souhaitent voyager, étudier ou faire des affaires aux États-Unis », selon un communiqué de l’ambassade américaine, qui nie les allégations de Ynet.
Selon Ben-Yishai, qui cite l’exemple de Shaul Mofaz, ex-ministre de la Défense et commandant de Tsahal, les délais délivrés par les autorités américaines aux diplomates israéliens sont souvent plus courts que pour des citoyens « ordinaires ».
Au sujet de Mofaz, les responsables avaient invoqués en 2011 les origines « iraniennes » de l’homme politique israélien pour justifier le refus de l’ambassade américaine de lui délivrer une autorisation d’entrée sur le sol américain, une demande qui n’a abouti qu’après de longs mois.
Uzi Arad, ancien directeur du Conseil national de sécurité, s’est vu soupçonné d’espionnage, après avoir communiqué avec un officiel du Pentagone en privé, et refusé le précieux sésame pendant longtemps.
D’autres, comme Yuval Diskin, ancien directeur du Shin Bet (les services de sécurité intérieurs israélien), et quatre anciens commandants de Tsahal, l’armée israélienne, ont subi le même sort et ont été soumis à un interrogatoire par un agent du consulat, ces derniers avaient mentionné un « harcèlement » au cours de ce processus.
Habituellement alloué pour une période de 10 ans, ces diplomates n’ont pu recevoir un visa que d’un an.
Le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem a assuré être conscient du problème, et travailler à sa résolution. Les autorités affirment être en pourparlers avec Washington pour obtenir une exemption de visa vers les Etats-Unis pour Israël.
Ben-Yishai cite par ailleurs la « paranoïa » qui anime l’administration américaine depuis l’affaire Jonathan Pollard, combinée, selon le journaliste, à un antisémitisme existant dans le milieu des renseignements américains.
Les derniers écueils en date concernant les soupçons d’espionnage israéliens aux Etats-Unis ont réveillé l’anxiété américaine.
16-05-2014/ I 24 NEWS Article original
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