Les autorités s’inquiétaient d’une possible arrestation suite à la requête d’activistes palestiniens.Le gouvernement britannique a garanti l’immunité diplomatique temporaire mardi à Tzipi Livni (HaTnuah), ministre israélienne de la Justice en charge des pourparlers avec les Palestiniens, à la veille de sa visite en Grande-Bretagne, selon le journal anglais The Guardian.

Selon le quotidien anglophone, la responsable israélienne a obtenu cette garantie afin de la protéger contre une arrestation et des poursuites possibles qui pourraient la faire condamner par la loi internationale de « crimes de guerre » allégués.

Les faits ont été confirmés par le bureau de Livni. Le bureau du ministre des Affaires étrangères britannique a affirmé que Livni remplissait « toutes les conditions essentielles » pour recevoir ce titre, d’autant que la ministre se rend sur place pour « une mission spéciale ».

La décision est intervenue après maintes tentatives d’arrestation de Tzipi Livni sous des allégations de « participation à un crime de guerre » émises par des avocats du cabinet Hickman and Rose, qui représentaient la famille d’une victime palestinienne tuée lors d’un raid contre une base du Hamas à Gaza en décembre 2008, pendant l’opération Plomb durci.

Avec l’aide d’une association palestinienne pour les droits de l’Hommes, basée à Gaza, le cabinet était parvenu à poursuivre Livni pour « acte criminel », en se basant sur la juridiction universelle, qui autorise des poursuites sur le sol britannique contre toute personne accusée de violer ce droit.

Raji Sourani, directrice du centre palestinien, a exprimé sa déception face à la décision de la juridiction britannique qui avait jugé en 2009 qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour condamner la ministre israélienne.

L’immunité ainsi que le statut de « mission spéciale » écartent Livni de toute tentative d’arrestation opérée par les activistes pro-palestiniens.

Le voyage de Livni à Londres mercredi coïncide avec la rencontre entre le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas le soir même dans la capitale anglaise, afin de discuter de l’échec des pourparlers de paix et du tournant de la réconciliation entre le Hamas et le Fatah fin avril, qui a sonné le glas des négociations.

« Tandis que les portes du processus de paix se sont refermées, le but de cette réunion est de discuter des relations américaines avec les Palestiniens, » a rapporté le département d’Etat américain lundi.

Ce n’est pas la première fois que des hauts responsables israéliens sont menacés de poursuites judiciaires en Grande-Bretagne à la suite de plaintes d’organisations pro-palestiniennes.

En octobre par exemple, le vice-Premier ministre israélien Moshe Yaalon, menacé d’être arrêté pour « crime de guerre » pour ses actions lorsqu’il était chef-d’état major de l’armée entre 2002 et 2005.

Israël avait averti que la Grande-Bretagne ne pourrait pas jouer de « rôle actif dans le processus de paix » au Proche-Orient si Londres ne prenait pas des mesures pour empêcher de hauts responsables israéliens d’être poursuivis par la justice britannique.

I 24 NEWS Article original

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