Dans une interview accordée au « Journal du Dimanche » ce 4 mai, Marine Le Pen défend le leader du PVV, un parti d’extrême-droite néerlandais, qui avait comparé le Coran au livre d’Adolf Hitler, « Mein Kampf ».


En campagne pour les européennes, Marine Le Pen a été chahutée sur un marché, dimanche 4 mai.Crédit : AFP

Les récents sondages donnent le Front national à un niveau très élevé pour les prochaines élections européennes, en deuxième position derrière l’UMP ou même en tête des intentions de vote. Et Marine Le Pen, candidate dans la circonscription nord-ouest, ne cache pas l’ambition de son parti : créer un groupe parlementaire pour empêcher le Parlement européen de fonctionner de l’intérieur.

Pour y arriver, le FN doit réunir au moins 25 parlementaires, venus de 7 pays différents. Un but qui pourrait expliquer pourquoi Marine Le Pen a volé au secours de l’extrême-droite néerlandaise dans une interview accordée au Journal du Dimanche ce 4 mai.

Le blasphème n’est pas interditMarine Le Pen (FN)
Interrogée sur ses rapports avec les autres partis extrémistes européen, la présidente du Front national a expliqué qu’elle ne se sentait « pas comptable de la manière dont les uns et les autres expriment leurs positions politiques dans leurs pays respectifs. »

Quant au leader du PVV néerlandais Geert Wilders, qui avait comparé le Coran à Mein Kampf, elle a estimé que « c’est son opinion ». Et d’ajouter : « On a encore le droit d’avoir ces opinions-là, je crois, non ? Le blasphème n’est pas interdit, pas même en France. »

Par Raphaël Bosse-Platière | Publié le 04/05/2014 à 15h26

rtl.fr Article original

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