Kyodo News International, 5 mai – Un groupe d’élite iranien est soupçonné de disposer de fonds secrets dans diverses parties du monde, dont la Corée du sud et la Malaisie, esquivant ainsi les sanctions économiques prises conjointement à l’échelle internationale, a déclaré un spécialiste compétent en la matière.

Le Département du trésor américain serait en train de vérifier les détails de ce qui semblerait être un cas de blanchiment d’argent par le Corps des gardiens de la révolution iranien (pasdaran), en vue de sanctionner d’autres sociétés affiliées à ce groupe.
Petrosina Arya, une société basée à Téhéran dépendant des pasdaran aurait ainsi des fonds s’élevant à plus de un milliard de dollars sur un compte d’une grande banque sud-coréenne, selon une source diplomatique.
Unité puissamment armée du régime iranien, les pasdaran ont ouvert ce compte sous un nom d’emprunt après que le Conseil de sécurité des Nations Unies ait sanctionné deux de leurs sociétés dans une résolution de 2010 liée à la question du programme nucléaire iranien.
La société écran de la division économique pour l’énergie, Sepanir, de la plus grande société de construction du siège Khatam al-Anbiya, dont les pasdaran sont propriétaires, a encaissé quelque 1,3 milliards de dollars de valeurs pour le troisième trimestre de 2013, toujours selon la même source.
Il a également ouvert des comptes en Malaisie et dans des pays de l’ex-Union soviétique.
Ce constat démontre que l’Iran canaliserait des fonds en Asie et dans d’autres pays pour échapper aux contrôles étroits effectués par les autorités financières américaines et européennes.
Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien (CSSN), organe chargé de la politique du programme nucléaire en Iran, a mis en place des activités destinées à contourner les sanctions internationales.
Un mémorandum classé confidentiel du 30 avril 2013 montre que le Conseil a donné instruction à toutes les entreprises clés de l’Iran de suivre le KAA dans sa demande de changer le nom de ses filiales dans les contrats et autres documents d’affaires, apparemment pour mieux masquer les activités de l’entreprise.
La Banque centrale de l’Iran jouerait un rôle clé dans la mise en place de cette directive, selon ce que cette même source a rapporté à la Kyodo News Agency.
Un porte-parole du Trésor américain n’a pas voulu commenter directement cette allégation mais a dit qu’il « avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur les manœuvres effectuées par le régime iranien pour échapper aux sanctions américaines et internationales ».
« Nous travaillons en étroite collaboration avec nos partenaires internationaux et poursuivons nos discussions en vue d’un renforcement des sanctions contre l’Iran. » a ajouté le porte-parole.
Le Département d’Etat américain a indiqué que les sociétés écran du CSSN qu’il considérait devoir faire l’objet de sanctions, même après l’accord de suspension du développement nucléaire iranien, y compris l’enrichissement de son uranium, conclu en novembre dernier entre l’Iran, les Etats-Unis et les autres pays impliqués dans ces discussions.
Créé le mercredi 7 mai 2014 15:44
iranmanif.org Article original
![]() |
![]() |









































