Ce résident régulier en France a été interpellé en Turquie dans un bus convoyant un groupe vers la Syrie.C’est la grande préoccupation actuelle des autorités françaises: ces centaines d’individus décidés à partir faire le djihad en Syrie. Aujourd’hui, c’est un rouage du système, un passeur, qui vient d’être expulsé du territoire français.
L’homme de nationalité algérienne, parti en Turquie en février, avait été arrêté à la mi-mars par les autorités turques dans un bus convoyant un groupe se rendant en Syrie. Arrivé en 1980 en France, titulaire d’une carte de séjour, il est présenté comme proche de la mouvance islamiste radicale impliquée dans le djihad en Syrie et dans le recrutement de combattants à destination de l’Afghanistan et de la Syrie. «Remis aux autorités françaises par les autorités turques, il a été, dès son arrivée sur le territoire national, immédiatement expulsé vers l’Algérie», a indiqué jeudi soir le ministère de l’Intérieur.
Le ministre Bernard Cazeneuve avait indiqué, mercredi, devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale que 285 ressortissants français se trouvaient actuellement sur le territoire syrien. Par ailleurs, 120 Français seraient actuellement en transit entre la France et la Syrie. Le nombre de combattants a connu une nette augmentation avec une hausse de 75 % en l’espace de quelques mois. Une centaine de combattants sont pour leur part revenus dans l’Hexagone alors que 25 djihadistes français ont péri depuis le début des combats en Syrie il y a plus de trois ans.
Pour enrayer ce phénomène une quinzaine de mesures de prévention et de lutte contre les filières djihadistes ont été présentées par les autorités. La principale d’entre elle fonctionne déjà et est destinée aux familles qui souhaitent signaler un candidat au djihad , par le biais d’un numéro vert, le 0 800 005 696.
L’expulsion immédiate de ressortissants étrangers impliqués dans les filières djihadistes, est une autre des mesures du plan des autorités. Cette expulsion «souligne la pertinence et l’efficacité des mesures décidées par le gouvernement», qui «seront appliquées avec une totale fermeté», selon l’Intérieur.
01-05-2014/ Le Figaro.fr Article original
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