« Il Cavaliere » avait déclaré samedi que « pour les Allemands, les camps de concentration n’ont jamais existé »L’ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi s’est déclaré lundi « un ami historique du peuple juif et de l’Etat d’Israël », en réponse aux attaques dont il a fait l’objet suite à ses propos sur les camps de concentrations.
Plusieurs responsables politiques allemands avaient fait part dimanche de leur indignation à l’encontre du « Cavaliere », qui a déclaré que « pour les Allemands, les camps de concentrations n’ont jamais existé ».
Jean-Claude Juncker, le chef de file des conservateurs pour les élections européennes, dans le même camp que Silvio Berlusconi, s’est dit « écœuré » et lui a demandé de retirer ses propos.
« Il y a des choses dont on ne se moque pas. Pour tous ceux qui connaissent l’histoire européenne, cela est particulièrement vrai des atrocités commises durant l’Holocauste, qui ont fait des millions de victimes innocentes », a affirmé Jean-Claude Juncker. »Monsieur Berlusconi, on ne peut pas rire de l’Holocauste ! »
Berlusconi a répondu lundi à ces attaques: « Je ne peux que redire à Jean-Claude Juncker, qui ne devrait pas tomber dans ce genre de piège de campagne électorale, ce qui est déjà connu : je revendique mon rôle d’ami historique du peuple juif et de l’Etat d’Israël qui est et reste l’unique défense de la liberté et de la démocratie dans tout le Moyen-Orient. »
L’homme d’affaires italien, 77 ans, avait tenu ces propos controversés sur les camps de concentration samedi devant des militants, lors d’un meeting de campagne dans le cadre des élections européennes, en voulant s’en prendre au socialiste allemand Martin Schulz, sa bête noire et candidat à la présidence de la Commission européenne.
Ralf Stegner, membre de la direction du parti social-démocrate allemand (SPD), partenaire de coalition des conservateurs de la chancelière Angela Merkel, avait appelé les dirigeants du PPE (Parti populaire européen), dont est membre Forza Italia, la formation de centre droit de M. Berlusconi, à condamner ces propos.
« Le PPE doit répondre à cet intolérable dérapage contre les citoyens et les citoyennes allemands avec la fermeté la plus absolue », avait-il déclaré, selon des propos rapporté par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.
« Ceux qui restent silencieux face à de tels propos au sein même de leur famille politique mettent en danger la solidarité des démocrates », avait-il ajouté.
« Cela n’est pas convenable. C’est une chose que je ne peux en aucune façon comprendre », a pour sa part réagi Herbert Reul, chef des chrétiens-démocrates allemands au Parlement européen, cité par le magazine allemand Spiegel.
De son côté, la ministre allemande de la famille, Manuela Schwesig, avait immédiatement réagi samedi via son compte Twitter, jugeant « innommables » les propos de M. Berlusconi et y voyant une attaque contre Martin Schulz et tous les Allemands.
Interrogé par l’AFP, le gouvernement allemand s’était refusé à tout commentaire.
29-04-2014/ I 24 NEWS(avec AFP) Article original
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