Attentats du 13-Novembre : il y a cinq ans, une nuit d’effroi à Paris

Les gens se rassemblent pour observer une minute de silence devant la salle de concert du Bataclan à Paris, le 16 novembre 2015.
Les gens se rassemblent pour observer une minute de silence devant la salle de concert du Bataclan à Paris, le 16 novembre 2015. © Bertrand Guay, AFP
Texte par :FRANCE 24Suivre

 

Le 13 novembre 2015, Paris était frappée par des attentats jihadistes qui ont tué 130 personnes et fait 350 blessés à l’extérieur du Stade de France, sur des terrasses de la capitale et dans la salle de spectacle du Bataclan. Retour sur les tristes événements qui ont émaillé cette nuit d’effroi.

Il y a cinq ans, la France connaissait les attentats les plus meurtriers jamais commis sur son sol, les premiers commis par des kamikazes. Le soir du 13 novembre 2015, des commandos jihadistes lancent des attaques quasi simultanées au Stade de France, à Saint-Denis, sur des terrasses et dans la salle de spectacle du Bataclan, à Paris. Ils tuent 130 personnes et en blessent 350.

Trois kamikazes se font exploser aux portes du Stade de France, à Saint-Denis, entre 21 h 20 et 21 h 53 pendant une rencontre amicale de football entre la France et l’Allemagne. Un chauffeur de car portugais de 63 ans installé de longue date en France, Manuel Colaco Dias, est tué. Le président François Hollande est évacué discrètement du stade pour ne pas déclencher de mouvement de foule parmi les 80 000 supporteurs. Les entrées et sorties sont bouclées jusqu’à la fin du match.

Pendant ce temps, un commando de trois hommes circulant dans une Seat noire mitraille des terrasses parisiennes, bondées en cette douce soirée automnale, dans les Xe et XIe arrondissements de la capitale. 39 personnes meurent en une demi-heure sous les tirs de fusils d’assaut.

Le carnage au Bataclan

Le restaurant Le Petit Cambodge et le bar Le Carillon, près du canal Saint-Martin, sont les premiers visés à 21 h 25, puis le bar À la Bonne bière, la pizzeria Casa Nostra et le bistrot La Belle équipe. Un des assaillants finit par se faire exploser au café Comptoir Voltaire, faisant plusieurs blessés.

À deux kilomètres de là, au Bataclan, le groupe de rock californien Eagles of Death Metal se produit devant 1 500 personnes enthousiastes. Les artistes jouent le morceau « Kiss the devil » (« Embrasse le diable ») lorsqu’un troisième commando fait irruption dans la salle de concerts, à 21 h 40, et commence à tirer.

>> À lire : Le Bataclan, une scène mythique plusieurs fois menacée

Le carnage fera 90 morts. Des survivants trouvent des cachettes ou feignent la mort parmi les cadavres enchevêtrés dans la fosse, d’autres parviennent à s’enfuir.

Peu avant 22 h, un commissaire de police entre dans la salle, abat un assaillant dont la ceinture explose. Les deux autres jihadistes retiennent des otages à l’étage. Tous deux meurent dans l’explosion de leurs ceintures lorsque les forces d’élite donnent l’assaut à 00 h 18.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Salah Abdeslam, seul membre des commandos encore en vie

L’organisation État islamique revendique les attentats, les enquêteurs traquent les terroristes en fuite et leurs complices. Une figure du jihadisme francophone en Syrie, le Belge Abdelhamid Abaaoud, coordinateur présumé des attaques et assaillant des terrasses, est tué le 18 novembre dans l’assaut de la police contre un appartement à Saint-Denis, de même qu’un complice qui se fait exploser et une cousine qui leur avait trouvé cette planque.

>> À lire : Attentats du 13 novembre 2015 : 20 suspects renvoyés aux assises, dont Salah Abdeslam

Le seul membre des commandos encore en vie, le Franco-belge Salah Abdeslam, est arrêté quatre mois plus tard à Bruxelles. Il doit être jugé début 2021 à Paris ainsi que 19 autres suspects (logisticiens, convoyeurs et intermédiaires présumés), dont cinq – probablement morts en zone irako-syrienne – en leur absence.

Avec AFP   

france24.com

1 COMMENTAIRE

  1. Ce qui m’étonne, c’est que la France avait de des informations relativement précises émanant de trois pays alliés et qu’elle n’a pas vraiment remis en cause sa chaîne de décision.

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