Menora à 7 branches: quelle symbolique? Vidéo

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On ne réfléchit pas assez sur l’importance du chandelier, la Menora,  à 7 branches.

C’est pourquoi aujourd’hui nous allons tenter de le définir, de voir ses dimensions et quelle est cette centralité qui fait que la Menora est le symbole du peuple Juif tout autant que le Maguen David.

Dans le mot Menora מנורה se retrouve le mot Ner נר (lumière ou bougie). La guematriya du mot menora est égale à 301 qui équivaut à la valeur du mot esh     אש = feu  celui-là même qui nous a protégés depuis la sortie d’Egypte et qui est toujours présent dans le Beith HaMikdash.

Le feu peut être considéré comme purificateur mais aussi comme destructeur ou vengeur. Après qu’Eve eût donné le fruit de l’arbre défendu à manger à Adam, D. a annoncé à Eve qu’elle avait éteint l’une des lumières du monde et qu’ainsi elle devrait rallumer en souvenir des lumières de shabbat. Nous reprendrons cette idée plus loin.

La Menora a été faite d’une seule pièce dans un bloc d’or pur. Les dimensions de la menora sont les suivantes : 18 tefahim[1]   soit pratiquement 1,73 m pour la hauteur ; la largeur d’une extrémité à l’autre est de 12 tefahim soit 1,15m ; et la branche centrale est d’une hauteur de 15 tefahim soit 1,44 cette branche se rattachant au socle.

Les commentaires, très nombreux,  sur ce thème mettent en relief l’importance de cet ustensile du Beith HaMikdash dans le judaïsme. En effet, chacun voit dans ce symbole de 7 branches une implication différente : ainsi, étant donné que les six lumières des branches latérales se tournent vers la branche centrale, certains y voient le symbole des six jours de la semaine qui se tournent avec déférence vers la centralité du shabbat.

D’autres commentateurs évoquent le parallèle existant entre les 7 branches de la menorah et les 7 planètes toujours dans la même idée de six planètes tournant autour du soleil, mais aussi aux shévaânaney kavod dont il sera question plus bas.

Par Caroline Rebouh

[1] Selon le Hazon Ish, chaque tefah correspond à 9,6 cms Hazon Ish : Abraham Yishâyahou Karelitz né en Biélarusse en 1878 et décédé à Bné Brak en 1953 C’est souvent aux cotes du Hazon Ish que l’on se réfère pour les mesures correspondant aux termes bibliques.

LA SIGNIFICATION DE LA MENORAH

Quel rapport tout cela a-t-il avec la ménorah ?

Rien n’est plus réel, ni plus éphémère que nos désirs et nos luttes. Le message est que nous devons faire quelque chose. Nous devons laisser notre identité profonde s’exprimer. Nous ne devons pas avoir peur de chercher, mais cela ne doit jamais être la finalité de notre voyage.

Les Maccabées ont allumé la ménorah quand ils ont pénétré dans le Temple, après que celui-ci ait été profané par les grecs. Le Second Temple, qui avait été construit sur un formidable élan spirituel, sous les auspices des prophètes Ezra et Né’hémia, était devenu le foyer des idoles grecques.

La victoire sur les grecs est bien plus qu’un haut fait militaire. L’esprit d’Israël a triomphé. Quand ils ont rallumé la Ménorah, elle reflétait leur plein engagement à dépasser les limites que le rationalisme et le paganisme grecs avaient imposées à l’esprit humain.

Les Maccabéens ne se sont pas contentés de l’esprit de la loi, ils sont entrés dans chaque détail. Ils devaient employer de l’huile scellée par le Grand Prêtre. Leurs esprits, leurs émotions et leurs corps devaient tous parcourir le même chemin.

L’une des leçons impérissables de ‘Hanoukka est que la lumière qu’ils ont allumée, brûle toujours. Des milliers d’années plus tard, peu importe l’obscurité qui nous entoure, nous allumons toujours la ménorah. Nous savons encore qui ils sont et qui nous pouvons être.

Traduction et Adaptation de Tsiporah Trom
 
Haphtarah  Behaalotekh

Cette haftara se trouve dans le livre du prophète Zacharie, elle a trait à la vision de la  menora et c’est pour cela aussi qu’on la retrouve à l’époque de Hanouka.

Cette prophétie annonce la réconciliation de D avec Son peuple, l’époque où IL reviendra résider dans le Temple où le peuple reviendra offrir des sacrifices et réciter des louanges, où le cohen gadol reprendra ses fonctions de grand prêtre pour guider les fidèles dans leurs rites et le respect des lois édictées sur le Mont Sinaï.
Cette haftara se trouve dans le livre du prophète Zacharie, elle a trait à la vision de la  menora et c’est pour cela aussi qu’on la retrouve à l’époque de Hanouka.

C’est une impression d’harmonie et de paix qui se dégage de cette lecture, où le peuple peut renouer avec ses traditions et ses devoirs, où la symbolique des fruits choisis pour la Terre d’Israël est retrouvée.

De cette manière, et dans un contexte tel l’homme pourra retrouver ses champs et son occupation dans les vignes et se reposer à l’ombre des figuiers ou des oliviers[1].  Les oliviers étaient précieux pour la production des fruits et de l’huile d’onction ou d’éclairage et  dans la cuisine, la vigne pour ses fruits et le vin qu’on en tire et les fruits qui se conservent séchés tout comme les figues dont on préparait l’année durant de délicieuses pâtisseries dont était friand le peuple tout entier  ainsi que  pour la consommation.

Caroline Elishéva REBOUH

[1] Dans la Guemara, Pessahim 111b, il est conseillé de se reposer à l’ombre d’un olivier régénérateur d’énergie plutôt qu’à l’ombre du figuier plutôt débilitant où siègent les mauvais esprits ainsi que sous les palmiers dattiers, les câpriers. D’autre part, les figuiers plantés au bord des  vignobles offraient aux vendangeurs un espace de repos    agréable à l’ombre du feuillage fourni de l’arbre produisant des fruits agréables à la consommation.

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