Licencié pour avoir organisé un Kaddish dans un Kibboutz laïc

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Vive tension au sein du Kibboutz Nirim situé dans la périphérie de la bande de Gaza. En cause l’organisation d’un Kaddish pour le père décédé de l’un des membres.

Il y a un mois de cela, le père d’un des membres du Kibboutz Nirim décède. Son fils, même s’il n’est pas religieux, souhaite respecter la mémoire de son père et réciter la prière des morts. Par conséquent, il réunit le quorum de 10 personnes mais problème, le Kibboutz ne possède pas de synagogue.

Affiliés au mouvement laïc de l’Hashomer Hatsaïr, les membres du Kibboutz avaient à son origine, décidé qu’il n’y aurait aucune infrastructure religieuse dans l’enceinte de la communauté.

Aussi, le fils en deuil se tourne vers le responsable de la sécurité du Kibboutz qui administre les abris (anti-roquettes) et lui demande l’autorisation d’occuper l’un d’eux pendant une heure le vendredi soir. Le chef de la sécurité comprend la situation et obtient le feu vert de Tsahal pour l’ouverture d’un abri inutilisé le vendredi soir.

La sanction tombe : congédié

Sauf que les principes fondateurs du Kibboutz sont parfois dogmatiques pour certains. La dizaine de personnes réunies les vendredis soir commencent à inquiéter les membres laïcs de Nirim. Ils redoutent que cet office religieux ne soit qu’un premier jalon en vue de la construction d’une synagogue définitive.

Le chef de la sécurité est convoqué illico. Titulaire d’une médaille d’excellence de Tsahal (après l’opération Tsouk Eytan contre le Hamas à Gaza),  il passe aux aveux sans comprendre la « gravité » de ses actes ! Le comité décide aussitôt de le congédier. Il a une semaine pour plier bagage. Un remplaçant est même nommé dans la foulée.

Contactés, les responsables du kibboutz se contentent de répondre :

« L’incident est encore en débat au sein du Kibboutz et ne concerne que notre fonctionnement interne. Il ne regarde personne d’autre ».

David Sebban

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