Les galéjades de Mélenchon (G-W Goldnadel)

2
596

Le spectacle offert par Messieurs Macron et Mélenchon se rencontrant « inopinément » sur la Canebière représente ce qui se fait de pire en politique dans la forme comme sur le fond.

Dans la forme, Il fallait voir le lider maximo des Insoumis bredouiller quelques explications gênées pour tenter de nier que quelques heures auparavant il avait traité le président de la République “de contre-humaniste” et de “grand xénophobe” pour concéder finalement « une légère exagération marseillaise ».

Plus tard, le grand insoumis, sauf lorsqu’il est en face de celui qu’il vient d’insulter, expliquait sans rire « qu’il n’allait pas s’engueuler dans un bar avec le président de la République » ou encore « qu’il faut bien de temps en temps attirer l’attention des journalistes ».

Quant à M. Macron, il feignait de ne pas savoir que celui qu’il avait décidé de venir saluer venait de l’insulter copieusement.

Les deux auraient voulu montrer, dans le cadre d’un spectacle aux dialogues médiocres, que la politique est une comédie donnée par des cabotins, ils ne s’y seraient pas pris autrement.

Sur le fond, l’affaire est encore plus confondante : ainsi, lorsque l’on reproche à quelqu’un d’être xénophobe ou raciste, il ne faut plus le prendre mal. Il s’agit tout simplement de la posture antiraciste épousée bêtement et mécaniquement par la gauche radicale. Dont acte.

C’est donc dans ce cadre convenu et organisé, que le président de la République française a tenu à répondre à la question rien moins que spontanée d’un journaliste qui passait par là et qui lui demandait s’il se sentait moins l’ennemi de M. Mélenchon que de Mme Le Pen.

Sans surprise, M. Macron répondit qu’il n’avait aucun doute pour préférer le premier à la seconde.

La ficelle est énorme. Ainsi, notre président de la République entend-il, sur la Canebière et entre deux pastis, reproduire, pour les Européennes, le front antifasciste qui lui a réussi au second tour des élections présidentielles.

Il est vrai que la chose est tentante et qu’il n’est pas nécessaire d’être populaire pour la retenter. C’est même la seule chose qui lui reste dans l’adversité.

Les médias sont là pour l’assister, eux qui sont capables de ressusciter le nazisme dans les rues de Chemnitz.

Mais quant à pouvoir expliquer que la France Insoumise serait un modèle de démocratie plus fréquentable que le Rassemblement national, il faudra une force de conviction à notre président que plus beaucoup ne lui prêtent à un moment où le crédit lui manque cruellement.

Il faudrait nous expliquer qu’on puisse être fréquentable tout en applaudissant le régime le plus calamiteux et infréquentable d’Amérique du Sud.

Il faudrait nous expliquer qu’on puisse être fréquentable tout en cherchant dans la rue ce qu’on sait ne pouvoir trouver dans les urnes.

Il faudrait nous expliquer qu’on puisse être fréquentable sans renoncer à un islamo-gauchisme que le parti travailliste antisémite de Jeremy Corbyn n’a rien à lui envier.

Laissons donc M. Macron à ses fréquentations, mais décidément la France mérite mieux que ces deux Mélencron.

Par Gilles-William Goldnadel
www.valeursactuelles.com

2 COMMENTS

    • Marius et Olive sur la Canebière c’était amusant. Macron et Mélenchon, eux, sont consternants, affligeants, pitoyables.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.