Les contre-vérités du CNUCED suscitent la haine d’Israël©

5
325
CNUCED où les contre-vérités onusiennes qui suscitent la haine d’Israël
Lors de sa 64ème session tenue les 11 et 12 septembre 2017, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), a dressé un rapport sur « son assistance au peuple palestinien ». Le document, empreint de contre vérités et de falsifications historiques, fustige Israël pour sa politique à l’égard des palestiniens. Israël et le peuple juif y sont présentés comme spoliant la terre de palestiniens, leurs droits et leur richesse. La CNUCED donne alors une leçon de morale à Israël en s’appuyant sur des affirmations qui relèvent du sofisme.
Le 1er paragraphe s’intitule : « Occupation de longue durée, stagnation économique et recul du développement » (sic). Il débute par l’affirmation selon laquelle «  l’année 2017 marque le cinquantième anniversaire de l’occupation israélienne de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est. Il s’agit de l’occupation la plus longue de l’histoire récente » (sic). Il poursuit en affirmant« Pendant cinq décennies, le peuple palestinien a dû faire face au recul du développement, à l’amoindrissement du potentiel humain et au déni du droit de l’homme fondamental qu’est le droit au développement, difficultés dont on ne voit pas la fin » (sic). Il conclut par« Au lieu de céder la place à la solution des deux États envisagée par l’ONU et la communauté internationale, l’occupation s’est implantée plus solidement encore et ses conséquences socioéconomiques complexes se sont aggravées ». Ainsi, l’ONU affirme qu’Israël occupe la Palestine (ce qui est faux), qu’il est l’origine de son recul économique et qu’il viole les principes posés par l’Onu (sic).
Rappelons que c’est la Jordanie qui a été occupée en 1967 (puisque la Cisjordanie avait annexée par ce pays en 1951), puis a cessé de l’être lorsque le royaume hachémite a rompu ses liens souverains sur ce territoire le 31 juillet 1988, avant que l’ère d’Oslo n’organise les prérogatives entre juifs et palestiniens sur le territoire (laissant à Israël l’intégralité des prérogatives, civiles, administratives et militaires sur la zone C de Cisjordanie, soit 60 % du territoire).
Israël est alors présenté comme responsable de la détérioration de l’économie palestinienne (même si le Pib a augmenté de 4.1 % en 2016), du frein aux performances économiques, et à l’ampleur du chômage. S’agissant de la bande de Gaza, il est rappelé que le PIB a augmenté de 7.7 % en raison des réparation « des graves dommages causés par l’opération militaires de 2014 ». Jamais il n’est évoquée la responsabilité des palestiniens dans l’opération menée et leur idéologie tenant à la destruction d’Israël (telle que martelée dans la Charte Hamas). Enfin, il est précisé que depuis les accords d’Oslo de 1995, le Pib a chuté de 23 % par habitants, sans jamais mentionner que si les palestiniens renonçaient à la lutte armée et qu’ils acceptaient de normaliser les relations avec Israël, leur Pib aurait une croissance exponentielle.
La partie suivante traite de l’occupation qui aurait « un poids écrasant pour l’économie, la compétitivité et les ressources » (sic), avec une érosion de l’appareil productif en raison de « la perte ininterrompue de terres et de ressources naturelles en raison de l’expansion des colonies et de l’annexion de terres en Cisjordanie, ainsi que par l’éclatement de l’économie en plusieurs marchés et régions isolés et les restrictions qu’Israël impose à l’importation de facteurs de production essentiels » (sic). Le texte présente ainsi Israël comme un occupant qui appauvrit les palestiniens.
Pire, Israël s’enrichit sur le dos des palestiniens puisque « pendant les cinq décennies d’occupation (sic), les échanges avec Israël ont toujours représenté la plus grande partie du commerce international de la Palestine. Cette situation a perduré en 2016, la Palestine ayant effectué au moins la moitié de son commerce extérieur avec Israël, tandis que le Territoire palestinien occupé a compté pour environ 3 % dans le commerce international d’Israël (sic).
Le document évoque toutefois la zone C (12ème point) mais de façon tronquée : « Qui plus est, la zone C − qui représente au moins 60 % du territoire cisjordanien − demeure sous le contrôle d’Israël et reste inaccessible aux producteurs palestiniens, même si elle constitue la seule zone d’un seul tenant en Cisjordanie. Elle renferme une grande partie des ressources naturelles de la Cisjordanie et possède un grand potentiel de création d’emplois dans l’agriculture, le tourisme, l’industrie cosmétique, le bâtiment et les travaux publics, et le secteur extractif ». Il a juste oublié de mentionner que ce sont les accords israélo palestiniens qui en ont décidé ainsi, jusqu’à la renonciation par les palestiniens à la lutte armée, ce qui n’est toujours pas le cas. Seulement après doivent s’ouvrir les négociations territoriales.
Le document reproche aussi la dépendance financière des palestiniens à l’égard des palestiniens qui utilisent le shekel dans leur transaction, faute de monnaie propre. Or, la monnaie israélienne a augmenté de 25 % ces deux derniers décennies, ce qui pénaliserait les palestiniens (sic). Le texte omet d’indiquer que le niveau de vie des palestiniens a, évidemment, augmenté grâce à la solidité du shekel et que leur économie ne leur permettrait pas d’avoir une monnaie : ils vivent en grande partie des dons de la communauté internationale.  
Le paragraphe suivant porte le titre « le coût économique de l’occupation augmente et Gaza continue de souffrir » (sic). Il traite d’une mesure de contrôle des coûts de l’occupation «  pour réparer les dommages causés par l’occupation, atteindre les objectifs de développement durable dans le Territoire palestinien occupé et instaurer une paix juste et durable au Moyen-Orient. Selon cette note, l’économie palestinienne aurait pu avoir deux fois sa taille actuelle s’il n’y avait pas eu l’occupation » (sic). Israël y est encore présenté comme un conquérant usurpateur des biens d’autrui. Le paragraphe 16 indique «  L’ampleur colossale du coût économique de l’occupation a été confirmée par diverses organisations dans différents rapports et études. Tout récemment, le FMI a soutenu que, s’il n’y avait pas eu l’occupation, le PIB réel par habitant du Territoire palestinien occupé serait supérieur de près de 40 % dans l’hypothèse la plus prudente, voire de 83 % d’après une autre méthode de calcul » (sic). En fait, le mensonge se cultive grâce à la répétition du terme « territoire palestinien occupé » alors même qu’il n’y a aucun territoire palestinien, qui serait, de surcroît, occupé. Pour mémoire, la Palestine a été reconnue comme Etat non membre de l’Onu le 29 novembre 2012, sans territoire affecté. Elle ne peut donc pas être occupée ce dont l’Onu a parfaitement conscience.
S’agissant de la bande de Gaza, le document mentionne les « longues souffrances sans précédent que subit la population de la bande de Gaza (rapport UNESCO 2017)» (sic) :
– la punition collective du blocus terrestres, maritimes et aériens
– 35 % des terres agricoles et 85 % des zones de pêche inaccessibles
– recul des exportations de 65 % par rapport à 2007
– 2/3 de la population a besoin d’aide humanitaire
 
– 50 % de la population est en situation d’insécurité alimentaire (le texte indique toutefois que 80 % reçoit une aide alimentaire et d’autres types de prestations sociales)
– privation d’énergie électrique (12 à 18 heures par jour en 2016 et 20 en 2017) et d’eau
– 51 % de la somme promise a été versée pour reconstruire Gaza
Le paragraphe suivant est intitulé «  Le choc économique lié à la diminution du soutien des donateurs rend la viabilité budgétaire dans le contexte de l’occupation encore plus illusoire » (sic). En réalité, le texte omet d’indiquer que ce sont les dispositions d’esprit des palestiniens qui sont à l’origine du retrait des donateurs, non la supposée « occupation (imaginaire) israélienne ».
Bien évidemment, Israël est présenté comme s’appropriant les ressources fiscales des palestiniens : « Dès 2004, la CNUCED soulignait que la question du volume considérable des importations palestiniennes indirectes en provenance d’Israël méritait d’être examinée (UNCTAD, 2004) ». La CNUCED en conclut que : « d’importantes recettes fiscales palestiniennes étaient indûment captées par Israël (UNCTAD, 2014) ». Le FMI, le Quatuor et la Banque mondiale se sont fait l’écho de ces conclusions dans leurs rapports respectifs à la réunion du Comité spécial de liaison TD/B/64/4 GE.17-11424 7 d’avril 2016. Des négociations ont ensuite été engagées, début 2016, entre Israël et l’Autorité palestinienne, et ont débouché sur un accord en vertu duquel Israël a remboursé 300 millions de dollars à l’Autorité palestinienne en règlement d’une partie des recettes fiscales palestiniennes perdues » (sic).
Les palestiniens souffrent ainsi de :
– la baisse du soutien des donateurs de 38 % (1.23 milliers de dollars en 2014 à 757 millions en 2016)
– le caractère agressif de l’occupation : « L’occupation a donc sapé l’efficacité des politiques de développement traditionnelles et a placé l’économie palestinienne sur une trajectoire de croissance singulièrement faussée, dans laquelle la dépense publique financée par les donateurs joue un rôle essentiel pour maintenir la demande globale à un niveau minimum ».
– l’absence de solution pour réduire les dépenses…
Le point E traite pour sa part de «  E. Les colonies de peuplement israéliennes sont contraires au droit international et font obstacle au droit au développement » (sic). Il rappelle notamment la résolution (inique et absurde ) 2234 du 23 décembre 2016 du Conseil de Sécurité qui : « 1. Réaffirme que la création par Israël de colonies de peuplement dans le Territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, n’a aucun fondement en droit et constitue une violation flagrante du droit international et un obstacle majeur à la réalisation de la solution des deux États et à l’instauration d’une paix globale, juste et durable ; 2. Exige de nouveau d’Israël qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est »…
En fin de compte, le rapport de 17 pages n’est qu’une longue litanie de griefs infondés sur Israël qui suscitent la haine de l’Etat  juif, justifie les actions BDS (Boycott désinvestissement sanction) et cautionnent, indirectement, les attentats contre les juifs en Israël ou dans le monde. Il est temps que la comédie cesse et que l’Onu rétablisse la réalité de la situation juridique. Le monde s’en portera mieux. 

5 COMMENTS

  1. Votre article est très bien mais il ne touche que les lecteurs de JFORUM . Tout les articles démontrant les
    mensonges des anti-israeliens devraient etre publiés afin que les français comprennent .

    • Et vous ne pensez pas que si les Français voulaient comprendre, il leur suffirait de se pencher sur ce qu’on met à leur disposition d’une manière ou d’une autre? Si vous avez des créneaux pour faire la Une de la 2, on est preneur!

  2. Les demi intellectuels palestiniens sont farouchement opposés à toute normalisation qui risquerait de privilégier la prospérité aux dépens de la lutte contre les Juifs: https://chroniquepalestine.com/capitalistes-palestiniens-alles-loin/?print=pdf
    Ils critiquent aigrement les projets communs (ex: la ville arabe de Rawabi, les partenariats technologiques), les zones industrielles, les investissements palestiniens en Israël (aucune mention dans les gesticulations propagandistes de la CNUCED), le développement de la société de consommation (sans pour autant s’étonner que les terroristes disposent de voitures bélier).
    On devine sans peine, derrière cette posture vertueuse, la crainte des profiteurs du Naqba business de perdre leur fonds de commerce. En revanche, les ONUques du PNUD ne craignent pas de passer pour des clowns.

  3. Faut plus faire attention aux diverses organisation du Grand Machin.
    Le chien aboie, aboie, aboie…mais il se fatiguera d’aboyer.

    Donc laissons les aboyer tous ces ânes d’onusiens.

  4. […] Les contre-vérités du CNUCED suscitent la haine d'Israël©JforumIsraël est alors présenté comme responsable de la détérioration de l'économie palestinienne (même si le Pib a augmenté de 4.1 % en 2016), du frein aux performances économiques, et à l'ampleur du chômage. S'agissant de la bande de Gaza, il est rappelé …Avec des réformes, la Banque mondiale estime que la croissance …The Times of Israël5 autres articles » […]

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.