Wall-street hypersensible aux rumeurs de Guerre

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Wall Street finit sur une note contrastée entre la dette des USA et la Syrie

NEW YORK (New York), 26 août 2013 (AFP) – Wall Street a fini sur une note
contrastée lundi alors que les investisseurs s’inquiètent à nouveau de la
dette des Etats-Unis et d’une hausse de ton de l’administration Obama sur la
Syrie: le Dow Jones a lâché 0,43% et le Nasdaq a fini stable.

Selon des résultats définitifs à la clôture, l’indice vedette de la Bourse
de New York, le Dow Jones, a baissé de 64,05 points à 14.946,46 points, et le
Nasdaq, à dominante technologique, a cédé 0,22 point à 3.657,57 points.
L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a cédé 0,40%%, soit 6,72 points, pour
finir à 1.656,78 points.

Le secrétaire au Trésor américain Jacob Lew a fait savoir à l’heure de la
clôture (20H00 GMT) que le plafond légal de la dette des Etats-Unis sera
atteint “mi-octobre” et devra être relevé par le Congrès avant cette date pour
éviter un défaut de paiement du pays.

“Hélas, que les Etats-Unis puissent atteindre le plafond de la dette
bientôt, c’est quelque chose que nous savons”, commente Peter Cardillo, de
Rockwell Global Capital.

D’après lui, le marché, qui avait hésité à l’ouverture pour se diriger
ensuite en territoire positif, s’est finalement retourné peu avant la clôture
réagissant aussi à des propos du secrétaire d’Etat John Kerry sur la Syrie.
Celui-ci, affirmant que “des armes chimiques ont été utilisées” dans ce
pays, a exhorté à ce que les responsables répondent de leurs actes.

M. Kerry n’a pas évoqué de quelconque projet de frappe contre le régime de
Damas. De même, la Maison Blanche a démenti des informations du quotidien
britannique Telegraph affirmant que Washington et Londres s’apprêtaient à
lancer une action militaire commune “dans les prochains jours”.
Cependant, vu de Wall Street, la simple “hypothèse d’une attaque militaire
n’est pas rassurante”, souligne Peter Cardillo, étant synonyme de “risque” et
de “hausses de prix de l’énergie”.

Le restant de la séance, le marché new-yorkais avait évolué dans le vert,
paradoxalement rassuré par un indicateur médiocre dans les commandes de biens durables rendant plus improbable un durcissement imminent de la politique monétaire américaine.

Le marché obligataire a fini en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10
ans reculait à 2,805% contre 2,818% vendredi soir et celui à 30 ans à 3,784%
contre 3,798%.

AFP

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