Les étonnantes bottines rouges de Rachida Dati

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Non contente de faire son retour en grâce aux côtés de Nicolas Sarkozy, l’effrontée de la majorité a fait une arrivée remarquée, jeudi, à Lille.Rachida Dati n’est pas de celles qui se font petites lorsqu’on leur redonne une chance d’être dans la lumière. D’ailleurs, personne ne s’attendait à la voir dans ses petits souliers, jeudi après-midi, à Lille, où elle faisait son retour en grâce aux côtés de Nicolas Sarkozy. Mais personne n’avait imaginé non plus que l’ancienne porte-parole du chef de l’État aurait l’audace d’arriver hissée sur des bottines à talons rouge vif que ne renierait pas… Lady Gaga ! Pas des Louboutin, non, pas ces simples escarpins à la semelle rouge, mais des boots en daim à semelles compensées, rouges du bout du pied à la pointe du talon. Elle a eu beau feindre la surprise, peu avant le meeting, en visite dans un centre de formation de Tourcoing – “Ah bon ? On parle de mes chaussures ?” -, la maire du 7e arrondissement de Paris, vêtue par ailleurs d’un simple jean et d’une veste sombre, n’a pas pu jouer là qu’un coup de fashionista.

D’autant que l’ex-ministre la plus coriace de la majorité, dont le goût pour la mode n’est pas un secret, était venue pour parler en tant qu’icône de la diversité et de la méritocratie. “Je connais votre courage, les difficultés auxquelles vous êtes confrontés”, a-t-elle ainsi lancé à la tribune, avant de dénoncer “cette gauche qui parle au nom des habitants des quartiers populaires sans les connaître”. Mais qu’importe le discours, qu’importe l’énergie déployée au micro pour apporter son soutien à celui qu’elle a présenté comme le candidat du peuple, de Rachida Dati, dont l’annonce de la venue avait suscité quelques grincements de dents dans la majorité, on ne voyait que les talons aiguilles d’un rouge insolent.

Coup de maître ou coup de trop ?

Une heure plus tôt, elle était sortie la première, tout sourire, du café Le Royal où Nicolas Sarkozy avait choisi de faire un crochet, à Lambersart. Sur le trottoir d’en face, la foule de badauds avait réagi en choeur et au bout de quelques secondes : “Oh ! Ah ! C’est Rachida ! T’as vu ses chaussures ! Trop flash !” La porte-parole de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, dont l’allure élégante fait pourtant souvent l’objet de commentaires, sera passée presque inaperçue, quelques secondes plus tard.

D’humeur badine tout l’après-midi, plaisantant avec Xavier Bertrand ou encore Franck Louvrier, le conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, en marge du déplacement, Rachida Dati, qui n’a en rien renoncé à être candidate aux législatives, aura réussi à montrer en un clin d’oeil et deux claquements de talon à ceux qui en doutaient qu’elle n’a rien perdu de sa combativité hors du commun. Au prix, inévitablement, de nouveaux sarcasmes, comme celui du député UMP Jérôme Bignon, qui, avant de repartir en train, tweetait : “Je suis venu à Lille, car je suis engagé à fond derrière Nicolas Sarkozy, pas pour écouter les vedettes américaines de Paris 7e.” Ça pique, mais gageons que l’on continuera à voir Dati dans cette campagne et qu’il en faudra plus pour la déséquilibrer… quelle que soit la hauteur de ses talons.

ENVOYÉE SPÉCIALE À LILLE, PAULINE DE SAINT REMY – Le Point.Fr Article original“>Article original

1 COMMENT

  1. la manière de se vêtir est de peu d’importance. Ce qui compte est la manière de se comporter.

    En particulier dans le procès en diffamation que lui a intenté Mareck Halter et pour lequel elle a été condamnée pour diffamation. Plusieurs avocats ont en effet déclaré que, je cite:
    “Il est exceptionnel qu’un ancien ministre de la Justice soit sanctionné pour diffamation”

    {{pour memoire:}}
    L’ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati, a été condamnée mardi 22 novembre par le tribunal correctionnel de Paris à une amende de 2 000 euros avec sursis pour avoir diffamé l’auteur Marek Halter et son épouse Clara Halter, créatrice du Mur pour la Paix (en collaboration avec l’architecte Jean-Michel Wilmotte), installé sur le Champs de Mars. L’AFP nous apprend que la maire du VIIe arrondissement devra aussi verser 4 000 euros de dommages et intérêts au couple, ainsi que 3000 euros de frais de justice. Elle devra également publier sa condamnation. Jusqu’à ce jour, elle a refusé de se conformer à la décision de justice.

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