Les confidences acides de Sarkozy sur Hollande

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A son retour du meeting de Lille, jeudi, le président-candidat s’est livré dans le TGV à des confidences sur François Hollande. Et fait feu de tout bois sur la légitimité du candidat socialiste.On va presque finir par s’y habituer. Jeudi, alors qu’il revenait de Lille où il a tenu son troisième meeting de campagne, Nicolas Sarkozy s’est laissé aller dans le TGV à quelques confidences auprès des journalistes. Des confidences relayées un peu partout ce vendredi. Objet de la discussion : François Hollande, sa « cible » privilégiée.

Son angle d’attaque? François Hollande serait un candidat par défaut. « Ce n’est pas Hollande que le PS voulait comme candidat, il voulait Dominique Strauss-Kahn », a-t-il ainsi assuré, précisant que la campagne menée par le socialiste ne le surprenait « absolument pas ». Lui a de l’expérience fait-il valoir. Car l’élection présidentielle, il connaît. « Etre candidat, c’est quelque chose de long », a-t-il dit. « François Mitterrand, Jacques Chirac, et moi » qui « viens de loin », a-t-il cité pour illustrer son propos. « Il y a une dramaturgie, une histoire. M. Hollande a des qualités, mais ce n’est pas celui que le PS voulait », a-t-il encore insisté. « Vous souvenez-vous d’une seule idée de François Hollande? », interroge-t-il.

« C’est petit et nul »

Alors que le candidat socialiste l’a accusé de mener campagne avec « violence » et « agressivité » à son encontre, Nicolas Sarkozy avait badiné plus tôt devant ses partisans : « Pourquoi attaquer François Hollande »>Article original? Les socialistes le font très bien entre eux! » Une allusion aux attaques de Ségolène Royal et Martine Aubry durant la primaire citoyenne. « C’est petit et nul », a réagi l’ex-candidate à la présidentielle de 2007 sur Twitter, dénonçant une « exploitation malhonnête et déformée » de ses propos. Dans la même veine, Bernard Cazeneuve, porte-parole du candidat socialiste et député-maire de Cherbourg, a contre-attaqué sur son blog. « Sans doute les primaires citoyennes ont elles échappé à Nicolas Sarkozy? Sans doute lui a t-il également échappé qu’il s’est autoproclamé candidat », fustige-t-il.

Mais Nicolas Sarkozy ne s’est pas arrêté là. Il a également raillé Changer de destin, le nouveau livre du candidat socialiste dans lequel ce dernier dépeint ses rivaux à la présidentielle : « Quelle drôle d’idée de faire le portrait des autres! », commente celui qui publiera lui-aussi un ouvrage d’ici peu. Un journaliste lui demande s’il a lu la prose de son rival. « C’est assez rapide », répond-t-il. A ses yeux, le candidat socialiste apparaît « rigolo ». Puis, comme pour tempérer son propos, de juger « qu’il a du talent ».

Un « dérapage »

Un pilonnage qualifié de « dérapage » par Delphine Batho, également porte-parole de Hollande. Ce n’est pas à « Monsieur Sarkozy ni à ses amis du Fouquet’s, de juger de la légitimité du candidat de gauche », lâche-t-elle dans un communiqué. Une manière de brandir une nouvelle fois cette image de « président des riches » dont le candidat UMP veut se débarrasser. Celui-ci « ne méprise pas seulement François Hollande, mais à travers lui, les millions de citoyens qui l’ont désigné pour être notre candidat », achève-t-elle. Moins diplomate, Bernard Cazeneuve ne voit dans le chef de l’Etat qu’un « grand théoricien de l’arrogance chez les autres ». A n’en point douter, les passes d’armes entre le PS et l’UMP se durcissent.

P.M. et B.B. – leJDD.fr

3 COMMENTS

  1. Nous avons déja nos émigrés ( les grosses fortunes ) . Je me demande s’il ne faut pas revenir à la royauté en évitant de couper les têtes , parceque la Terreur ( socialiste ) c’est pire .

  2. Bonjour
    La campagne est une grande nouveauté : Nous sommes dans un contexte dans lequel il ne peut exister qu’une seule politique, car le futur élu ne pourra que se placer dans la mouvance mondiale.
    Nous nous trouvons dans une situation semblable à celle d’un orchestre.
    Nous allons élire le cher d’orchestre, mais lui comme nous ne peut nous promettre qu’une seule partition…
    Tous les bruits, les invectives, les fausses confidences ne sont que aléas.
    Nous devrions plus nous recentrer sur le respect de l’autre, et la réduction des inégalités, le tout en plaçant la valeur « travail » au centre des débats.

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