Le site Debka fiche le Bazar à Téhéran!

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Debka, plus populaire que Rouhani?

Le Ministre Javad Zarif accuse les medias iraniens de citer les notes d’information américaines et Debkafile, plutôt que de se fier à ses propres communiqués officiels.
Pas content du tout!

Dans un accès de colère et d’amertume, à Téhéran, mercredi 4 décembre, le Ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif s’est plaint du fait que les médias de son pays préfèrent citer Debkafile , plutôt que de prêter attention à ses propos. « Qui dit la vérité ? » a-t-il demandé « Moi, le Ministre des Affaires étrangères d’Iran ? Ou le site sioniste Debka, qui propage des mensonges ? »

C’était la seconde fois, cette semaine, que Zarif exprimait sa colère à propos de la popularité de Debka en Iran. Mardi, alors qu’il parlait face à un auditoire d’étudiants, à l’Université de Téhéran, il a accusé les médias non-officiels de son pays de trop s’inspirer de sources étrangères, telles que « le rapport d’information publié par la Maison Blanche à Washington et le site israélien DEBKA », tout en négligeant de couvrir les déclarations officielles iraniennes, seules autorisées.

Il a demandé, de façon rhétorique : “Pourquoi nos propres sites d’information, qui prétendent, si souvent, représenter le Hezbollah (dans le sens général de “Parti de D.”, qui obéit aux préceptes de la Révolution islamique iranienne) citent-ils le site israélien Debka, qui propage des informations inappropriées, plutôt que de faire confiance aux paroles que leur dicte leur Ministre des Affaires étrangères ? ».

Les étudiants ont répliqué aux reproches de Zarif par des huées en criant : « Mashallah! Mashallah!”.

Nos sources iraniennes confirment les raisons de la colère de Zarif et comprennent son irritation. Au cours des dernières semaines, Debkafile a été plus souvent cité et mis en évidence que jamais auparavant, dans la plupart des publications des courants majoritaires –journaux, sites internet, blogs, ainsi que Facebook et Tweeter – aucun d’entre eux n’ayant ouvertement l’intention d’utiliser des documents qui contrediraient directement les communiqués officiels du régime.

On entend souvent des références aux révélations de Debkafile sur l’Iran, qui sont galvaudées durant les débats parlementaires au Majliss et qui sont cités in extenso dans les articles éditoriaux iraniens et sur des sites politiques.

Une recherche sur Google sous le terme Debka دبکا en Farsi (persan) révèle une liste de centaines d’articles basés sur notre couverture de l’actualité iranienne, dans un très grand nombre de publications sur Internet. Beaucoup d’autres ne font que de simples copies, diffusant nos récits sans attribution de paternité.

Trois des publications iraniennes les plus influentes sont aussi celles qui citent le plus fréquemment Debkafile, en transmettant souvent l’intégralité des articles. Ce sont l’agence de presse semi-officielle Fars, qui appartient au Corps des Gardiens de la Révolution Islamique ; Tasnim, un autre porte-parole des Pasdaran et une des plus sources les plus importantes d’information en Iran ; et Kayhan, qui représente l’opinion radicale islamiste et qui est la voix dominante de l’opposition au Président Hassan Rouhani et contre le Ministre des affaires étrangères.

debka.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski

PS : certains, y compris mon boss, se demandent, parfois, pourquoi prend t-on autant de temps à décanter l’actualité voilée, mise en évidence par ce site, alors qu’elle reste parfois difficile à vérifier par les médias courants. Mais, ne serait-ce que pour le plaisir de voir s’étrangler de rage les caciques du pouvoir des Mollahs, le jeu n’en vaudrait-il pas la chandelle?

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