Le gouvernement dissout deux groupes d’extrême droite

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Troisième voie et les Jeunesses nationalistes révolutionnaires étaient dans le viseur du gouvernement depuis le décès du militant d’extrême gauche Clément Meric, début juin. Ils avaient pourtant annoncé leur autodissolution.Le gouvernement a décidé de se débarrasser de Troisième voie et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR). Ces deux mouvements d’extrême droite étaient dans le viseur du gouvernement depuis la mort du militant “antifasciste” Clément Méric, le 5 juin dernier, lors d’une bagarre avec des skinheads. L’exécutif considère que ces mouvements «présentaient les caractéristiques de milices privées» et qu’ils incitaient à «la discrimination et à la haine».

Serge Ayoub, leader de ces mouvements, avait pourtant annoncé leur autodissolution, il y a quinze jours. Le gouvernement estime cependant qu’ils n’ont pas cessé leur activité politique, depuis cette annonce. Il souhaite également se prémunir d’une éventuelle reformation. En cas de tentative de reconstitution d’un nouveau mouvement par les anciens militants de Troisième voie, qui représentent quelques centaines de personnes, les autorités pourront ainsi faire valoir le délit de «reconstitution de ligue dissoute».

Le gouvernement dissout également une association nommée Envie de rêver, dont l’activité principale est de gérer Le Local, bar privé parisien de Serge Ayoub. Cet endroit rayonne au-delà des simples militants de Troisième voie dans l’extrême droite radicale parisienne: par l’organisation de débats et de conférences, il était un point de ralliement pour une partie de ce milieu. La dissolution de l’association et l’impossibilité d’en reconstituer une nouvelle doivent entraîner la fermeture de ce lieu très prochainement.

Serge Ayoub conteste cette décision qu’il estime «politique et non juridique. C’est le fait du prince». Lui et son avocat, Nicolas Gardères, ont indiqué au Figaro leur volonté d’aller se défendre devant le Conseil d’État, en déposant un référé dans les 48 heures, et, d’ici à la fin du mois, un recours pour «excès de pouvoir».

10-07-2013/Julien Licourt/ Le Figaro.fr Article original

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