La Chine défend sa position sur la Syrie face aux Etats-Unis

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Le plus haut responsable de la diplomatie chinoise, Dai Bingguo, a défendu la position de non-ingérence de la Chine dans les affaires syriennes lors d’un entretien avec la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, a rapporté mardi l’agence Chine nouvelle .
La Chine, avec la Russie, a utilisé début février son droit de veto au
Conseil de sécurité de l’ONU pour bloquer le vote d’une résolution condamnant
la répression sanglante exercée par le régime de Bachar al-Assad en Syrie.

M. Dai, qui a le rang de conseiller d’Etat (équivalent à un ministre
d’Etat), a déclaré au téléphone à Mme Clinton que les violences en Syrie
étaient “pour l’essentiel une affaire interne” et que la Chine soutenait les
efforts de la Ligue arabe pour résoudre le conflit par des moyens
“politiques”, a indiqué Chine nouvelle.

Le dirigeant chinois a ajouté que cette position, différente de celle de la
Ligue arabe dont Pékin avait jusque là soutenu les actions en Syrie, était
“objective et équitable” et relevait d’une “attitude responsable”.

La Ligue arabe a annoncé dimanche qu’elle allait fournir un soutien
politique et matériel à l’opposition syrienne et demander au Conseil de
sécurité la formation d’une force conjointe ONU-Arabes pour mettre fin aux
violences en Syrie.

Mme Clinton, qui avait qualifié de “parodie” le veto russo-chinois et
accusé la Chine et la Russie de “protéger le régime brutal” de Damas, lui a
répondu que les Etats-Unis continueraient à discuter de la Syrie avec la
Chine, toujours selon l’agence officielle chinoise.

La conversation entre M. Dai et Mme Clinton a eu lieu lundi, juste avant le
début d’une importante visite du vice-président et probable futur chef de
l’Etat chinois, Xi Jinping, aux Etats-Unis, où il doit s’entretenir notamment
avec le président Barack Obama.

Jeudi, la Chine avait annoncé avoir reçu à Pékin un groupe de l’opposition
syrienne, le Comité national pour le changement démocratique (CNCD).

Le veto russo-chinois a été qualifié de “permis de tuer” par le Conseil
national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l’opposition
au régime de Damas.

PEKIN, 14 fév 2012 (AFP)

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