L’antisémitisme en Belgique bat des records jamais atteints

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    J’ai consacré de nombreux éditoriaux au Tsunami d’antisémitisme qui balaie l’Europe occidentale, où j’insistais sur le fait qu’aux côtés des extrémistes islamistes, frénétiquement antisémites, les principaux responsables de sa perpétration sont les militants d’extrême-gauche, conduits par ceux-là mêmes qui ont la prétention de « promouvoir les droits de l’homme ».

    Le livre, récemment sorti, de Manfred Gerstenfeld : « Demonizing Israel and the Jews, » /“La Diabolisation d’Israël et des Juifs » apporte des preuves convaincantes des hauts niveaux désespérants de l’antisémitisme européen, en portant l’éclairage sur l’emploi fréquent de l’inversion des termes de la Shoah, comme véhicule privilégié de l‘incitation à la haine des Juifs. Il fait remarquer que les sondages d’opinion indiquent que près de la moitié de tous les adultes européens – chiffre proche de 150 millions –sont aujourd’hui, convaincus que les Israéliens se comportent comme les Nazis, envers les Palestiniens.

    Cette tendance est, encore, corroborée par un rapport récent (publié par le Gatestone Institute), qui décrit une situation scandaleuse en Belgique, mon pays de naissance, qui a touché mes cordes sensibles personnelles. Si mes parents n’avaient pas émigré en Australie, à la veille de la guerre, ils auraient pu endurer le même sort que de nombreux membres de ma famille, qui faisaient partie des 50 % de la communauté juive belge d’avant-guerre, déportés avec la assistance active de la bureaucratie d’Etat et des collaborateurs, et qui furent assassinés à Auschwitz.

    Ce rapport décrit un extraordinaire manuel belge d’introduction à l’intention des enseignants du « Souvenir de la Shoah », apparus dans la base de données du site officiel du ministère de l’éducation des Flandres. Soutenu et financé par le Ministère de l’Education, ce modèle conçu pour les enseignants d’enfants de 6 à 12 ans, fait la promotion éhontée de la haine d’Israël et de l’antisémitisme, en employant les formes les plus brutales d’inversion des responsabilités dans la Shoah.

    Il reproduit même un dessin caricatural apparu, à l’origine, en 2009, lors de la fameuse conférence pour la Négation de la Shoah, à Téhéran, dépeignant un déporté de camp de concentration empalé sur des fils barbelés, en forme de swastika. Intitulé « Never again » (Plus jamais ça ! »), il était accompagné de la caricature d’un arabe, dans la même posture, sous-titré : « Over again » (« Encore et encore ! »). Le message véhiculé est clair comme le cristal : les Israéliens, descendants des Juifs assassinés au cours de la Shoah, traitent les Arabes de la même manière que les Nazis traitaient leurs précurseurs.

    Cette caricature est produite par Carlos Latuff, un Brésilien d’origine libanaise, notoire pour ses créations d’autres caricatures anti-israéliennes parfaitement obscènes pastichant les Israéliens en Nazis. L’un de ces travaux récents les plus scandaleux était une hideuse distorsion de l’image poignante et bien connue d’un jeune garçon juif, au cours du soulèvement du Ghetto de Varsovie, disant, sans une bulle : « Je suis Palestinien ». Il a, également, dessiné le Premier Ministre israélien en vampire, ayant du sang qui dégouline de ses crocs.

    Il y avait d’autres “cours”, présents sur le site belge, qui présentent les Israéliens en meurtriers assoiffés de sang. L’un comprend un « jeu », où les enfants doivent adopter le rôle de Palestiniens ou de partisans du Hamas et représentent les braves gens, alors que ceux prenant le rôle des Israéliens incarnent les tyrans malfaisants.

    Le principal mensuel juif d’Antwerp, “Joods Actueel”, décrit cette “leçon d’histoire” comme une perversion et accuse ses auteurs de transformer le matériel pédagogique “en instrument visant à infecter l’esprit des enfants de haine d’Israël et d’antisémitisme ». Il est totalement inadmissible et mauvais pour le Ministère de l’Education belge d’approuver un site internet, conçu comme un guide pour les enseignants des écoles évoquant la Shoah, qui, en réalité, fait la promotion de la même haine qui a pavé la voie vers la Shoah.

    Un tel comportement viole les résolutions adoptées, qui condamnent et définissent l’antisémitisme, selon l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe – dont la Belgique est signataire.

    Les protestations provoquées, à la suite des révélations médiatiques de cette abomination, ont contraint les autorités belges à retirer de ce site internet certains éléments de ce matériel offensant. Mais cet épisode est, simplement, un symptôme du problème. La réalité est que la haine frénétique contre Israël est devenue un composant endémique du discours politique à Bruxelles, la capitale officielle de l’Europe et quartier général de l’OTAN.

    On doit le voir dans le contexte plus large de l’antisémitisme en Belgique. Il y a approximativement 40 .000 Juifs en Belgique, dont plus de la moitié réside à Antwerp.

    La population musulmane a augmenté significativement et représente actuellement une force électorale puissante. Dans la capitale, Bruxelles, où le nom le plus populaire attribué à un enfant, à la naissance, n’est autre que Mohamed, les Musulmans comprennent 30% de l’électorat. On prédit qu’aux alentours de 2020, ils représenteront 10% de la population totale. Il sont le nouvel élément majeur contribuant à la croissance exponentielle et à la saturation de la société par un antisémitisme enragé.

    La haine des Juifs se manifeste habituellement, mais pas exclusivement, sous forme d’antisionisme. La communauté se trouve sous une pression croissante et, l’an dernier, les incidents antisémites, comprenant des actes de profanation et le vandalisme d’institutions juives, autant que des agressions physiques contre des Juifs, s’est élevé brusquement de 30%.
    L’atmosphère antisémite et la violence contre les Juifs est particulièrement intense à Antwerp, où 50% des enfants en âge d’être scolarisés choisissent des cours d’Islam. Mais il y a aussi des rapports pour dire que certains enfants Juifs scolarisés à Bruxelles ont éprouvé de tels niveaux excessifs de harcèlement et d’intimidation antisémite qu’ils ont été obligés de quitter l’école publique.

    Il y a quelques mois, les médias belges ont mis en lumière et exposé en détail l’inaction et le cynisme de la police d’Antwerp, dans le cadre d’un incident antisémite particulièrement violent, dans lequel des voyous ont agressé leurs voisins (l’un d’entre eux a dû être hospitalisé), en les traitant de « Juifs puants » et en les menaçant de terminer le travail que les Nazis ont commencé ».

    Selon l’Agence Télégrahique Juive, la semaine dernière, le principal quotidien belge De Standaard a ressuscité l’accusation médiévale de crime rituel, prétendant que les résidents des implantations juives de Judée-Samarie empoisonnaient les puits d’eau palestiniens.

    Ces tendances se reflètent aussi au niveau politique. Il y a deux ans, Le Ministre belge de la Justice, Stefaan De Clerck, du parti chrétien démocratique au gouvernement, a même soutenu le projet d’amnistie des collaborateurs nazis, en suggérant que le pays « devrait peut-être aussi oublier cela, parce que cela s’est produit dans le passé ». Karel de Grucht, l’ancien Ministre belge des Affaires étrangères et Commissaire européen pour le commerce, est perçu comme un antisémite avide.

    Ce n’est pas très surprenant que, dans un climat où les Juifs sont traités comme des parias, une large proportion de la communauté se sente tristement résignée au fait que leurs enfants n’aient pas d’avenir, en Belgique, pour une vie juive qui ait le moindre sens. Un nombre croissant, particulièrement parmi les plus jeunes gens, ont déjà ou sont en train de projeter de venir s’installer en Israël.

    Pourtant, l’organisation communautaire juive de Belgique, vis-à-vis de laquelle les Juifs les plus engagés envers le Judaïsme et le Sionisme, à Antwerp, ont fait sécession, a cherché à évacuer l’hostilité envers les Juifs en se mettant à ramper devant l’appareil politique et en prenant ses distances à l’égard d’Israël. A un certain stade, elle a même rendu les honneurs à un politicien qui adoptait l’équation « Sionisme = racisme ».
    Certes, les niveaux d’antisémitisme en plein essor et l’application de normes à deux vitesses (double-standards) à l’encontre d’Israël ne sont pas un cas unique en Belgique et ils prévalent à des degrés variables, dans la plupart des pays européens.

    Mais, c’est le summum en matière d’hypocrisie, pour un pays dont les anciens dirigeants sont responsables du génocide, dans lequel des millions de Congolais ont été assassinés, que de s’engager dans l’inversion des termes de la Shoah. Et, en particulier, de se comporter de cette manière et rester, pourtant, silencieux face à la guerre civile cruelle qui fait rage, dans des proportions barbares, avec plus de 120 000 morts, et qui se déroule à, à peine, quelques minutes des frontières israéliennes.

    israelhayom.com Article original

    On peut lire le site internet d’Isi Leibler au lien suivant : www.wordfromjerusalem.com Article original. On peut le contacter à : ileibler@leibler.com Article original.

    Adaptation : Marc Brzustowski.

    1 COMMENT

    1. C’est exactement ce qu’ils veulent, qu’on se barrent afin de tout taper, depuis le pmu ou les assedic, en direct. Moi j’ai déjà compris, je ne bouge pas mais j’attends, et puis BLAAAAAAAAAAM… Quand on passera le balai ça sentira le chameau grillé.

    2. Que tous les Juifs montent en ISRAEL (surtout les Religieux qui se vêtissent différemment). C’est le moment du retour sur notre terre et partons avant que l’on nous réquisitionne nos biens pour les donner au nouveau immigrés arabo-africains qui déferlent sur le continent €uropéen tous les jours !

    3. Une seule réponse : rappeler la spoliation et l’expulsion d’un million de Juifs par les États arabes.
      Donc l’anéantissement sepharade, plus récent et plus nombreux que les réfugies palestinies, et qui légitime l’existence de l’Etat juif.
      Encore faudrait-il faire reconnaître ce fait historique oublié, par exemple en demandant 2000 milliards de dollars d’indemnisation aux États arabes concernés.
      Là, les médias en parleraient.
      Dommage que Israéliens et ashkénazes négligent cette arme médiatique de relégitimation de l’Etat Juif.

    4. J’ai quitte cette France , cet Europe en 62. Et pourtant , je dÉbutais avec un avenir rassurant… J’avais dÉja ressentie cette vague d’immigrants, À tous prix vers cette Europe,dans le besoin ÉxtrÉme de mains-d’oeuvres, afin de remplacer la folle tuerie de la dÉrniÉre guerre mondiale . La plupart des pays europÉens avaient offert, comme offrande, leurs juifs À la machine Nazie. Personne n’Était lÀ, pour dÉfendre ces citoyens laborieux et loyeux! Ces EuropÉens croyaient que cela sufirait !… Aujourd’hui, c’est l’Islam, qui prend la relÉve: quelques juifs tuÉs, bafouillÉs, synagogues et cimetiÉres israÉlites ravagÉes, encore ce silence de ces mÉmes EuropÉens qui n’ont rien appris … Ils restent indÉcis, face au dÉferlement d’Islam a leur porte . Les juifs avec leur sensibilitÉe, Étaient comme thermomÉtre, du Danger ! Ils le sont toujours afin de rÉparer ce que d’autres dÉtruisent. A mes chers corÉligionaires, je les avise de revenir habiter chez soi, les shofars ont entonnes leurs sons misÉcordieux du Retour ! L’Avenir est ici, dans le pays de nos ancestres . La plupart des juifs sont deja , chez soi ! Meme ceux, qui ne savent encore, qu’ils sont BnÉ-IsraÉl , trouveront leur chemin … Personne n’osera toucher les enfants d’Israel !

    5. Je ne comprends pas la communauté juive qui baisse la tête au lieu de réagir. Je vie à Lille, à la frontière Belge. Leur antisémitisme est tel qu’on a l’impression qu’ils sont tous convertis à l’islam. Ils parlent d’Israël avec autant de haine que les nazis parlaient des juiufs. Ce climat antisémite est aussi important dans ma ville mais mieux contrôlé car Mme Aubry est claire, toutes les communautés de la ville doivent vivre ensemble.

      J’ai mis ma fille dans une école catholique car je savais qu’elle aurait des problèmes de racisme avec les musulmans. Ils sont profondément racistes, anti français, anti chrétiens et antisémites. Certains musulmans ont mis en place une campagne de dénigrements au sujet de mon travail. Je travaille sur internet alors ils en ont concluent très intelligemment comme beaucoup d’antisémites que mon travail était relié aux sites adultes. Le vieux mythe de la rumeur, au sujet des juifs qui gagnent de l’argent malhonnêtement. Le pire c’est que ça marche. Je ne me suis pas gênée pour réagir. J’ai pris ces femmes en photos et j’ai relevé leur plaque d’immatriculation. J’espère faire beaucoup plus et faire à mon tour une campagne de dénigrement à leur sujet. Je souhaite trouver comment les juifs peuvent agir efficacement contre cet antisémite au lieu de baisser la tête d’une façon rampante.

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