L’ancien para, survivant du Liban, retrouvé mort dans une forêt

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Il faisait partie de la quarantaine de militaires qui ont survécu par miracle à l’attentat du Drakkar, cet immeuble de Beyrouth, au Liban, soufflé par un camion piégé le 23 octobre 1983.

Christian Roulette, 49 ans, ancien para, avait disparu le 7 mars dernier de son village de Saint-Just-d’Ardèche. Dimanche, un chasseur a retrouvé un corps qui pourrait bien être le sien, dans le secteur de Bourg-Saint-Andéol (Ardèche), d’après le Dauphiné Libéré.

L’homme, père de trois enfants, se serait suicidé. Une autopsie doit avoir lieu mercredi et permettra sans doute d’éclaircir les causes de la mort et de s’assurer qu’il s’agit bien de l’ancien soldat, parti sans laisser de lettre le 7 mars dernier, aux alentours de 9 heures du matin. Habitants et enquêteurs avaient uni leurs forces dès les premières heures de sa disparition pour battre la campagne et tenter de le retrouver. En vain.

Un vaste mouvement de solidarité s’était organisé autour de la famille du disparu pour tenter de retrouver cette figure de ce village d’Ardèche, où les Roulette sont menuisiers depuis trois générations. Christian, lui, travaillait dans un magasin de matériaux avec son frère aîné.

Décoré de la médaille d’or de la Défense nationale

Après l’attentat meurtrier du Liban contre le contingent français de la Force multinationale de sécurité, le militaire du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pau (1er RCP) avait été décoré de la médaille d’or de la Défense nationale par Charles Hernu, ministre de la Défense de François Mitterrand, rappelle le Midi Libre.

Fait troublant, quelques temps avant sa disparition, Christian Roulette a discuté 48 minutes au téléphone avec un ancien copain de régiment qui le recontactait pour la première fois, selon Le Monde. «La piste vérifiée par les enquêteurs n’a rien donné», assure le Midi Libre.

«Pour la quarantaine de survivants de la 3e compagnie, trente ans n’ont rien effacé, bien au contraire, écrit Benoît Hopquin, dans M Le magazine du Monde. Tous gardent des séquelles psychologiques graves. L’un, qui a passé quarante-huit heures dans les décombres, est devenu amnésique. Un autre s’est détruit les neurones par l’alcool et la drogue. Un autre est interné en psychiatrie. Un autre est mort dans un accident de voiture inexpliqué».

Olivier Bossut | Publié le 02.12.2013, 20h09 | Mise à jour : 22h16

leparisien.fr Article original

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